Non aux expulsions des squats Al Zol et La Trotteuse à Pantin

Signataires récents:
Valentine Castillo et 17 autres ont signé récemment.

Le problème

Depuis plusieurs années, la crise du logement s’aggrave et le nombre de personnes sans abris ne cesse d’augmenter. Les gouvernements construisent chaque année moins de logements sociaux alors que la demande augmente. En parallèle, nos villes sont vendues aux promoteurs qui gentrifient nos quartiers populaires, tandis que les gros propriétaires gardent des bâtiments vides pendant des années pour faire de la spéculation foncière. Les loyers sur le marché privé explosent, il est de plus en plus difficile de se loger dignement. 

Les étrangers sont d’autant plus touchés par ce problème que le gouvernement mène une politique de répression administrative à leur encontre, rendant toujours plus compliquée la possibilité d’obtenir des papiers français. Et on le sait, sans les bons papiers, même si on travail, c’est un parcours du combattant pour obtenir un logement.

Squatter pour ne pas dormir à la rue

Dans ce contexte, deux squats servent d’hébergement depuis 3 ans à une centaine de personnes à Pantin : Al Zol (12 rue Candale) et La Trotteuse (61 rue Charles Nodier). Les habitant.e.s ont transformé des bâtiments inutilisés depuis plusieurs années en leur maison, aménageant chambres, cuisines, salles de bain... Il et elles viennent de pays différents, ont des papiers français ou pas. Il y a des familles, des mineurs non accompagnés. Certaines personnes travaillent, et beaucoup se débrouillent comme elles peuvent, subissant aussi le racisme et la xénophobie de la société française dans l’accès à l’emploi.

A partir du 1er Avril, les deux squats seront expulsables. Tout.e.s les habitant.e.s risquent de se retrouver à la rue du jour au lendemain. Face à cette situation inacceptable, ils et elles ont décidé de se mobiliser pour demander à la mairie de Pantin et à la préfecture de :

  • Ne pas expulser les habitant.e.s : pour les deux bâtiments, aucun permis de construire à jour n’est déposé, sans compter les temps de préparation des chantiers. Il n’y a donc pas d’urgence à expulser.
  • Prévoir des solutions de relogement pour tout.e.s les habitant.e.s en cas d’expulsion.
  • Mettre en place les moyens nécessaires pour l’accès aux droits de tout.e.s les habitant.e.s et permettre leur régularisation administrative, notamment en facilitant la prise de rendez-vous en préfecture.

Alors que le fascisme et le racisme ne cessent de se propager, il est important que les élus locaux, notamment de gauche, prennent position et agissent concrètement sur leur territoire. Défendre des squats d’éxilé.e.s, c’est avant tout défendre des lieux de vie de personnes qui sont par ailleurs attaquées de toute part par des politiques racistes et contre lesquelles il faut lutter.

Défendre des espaces politiques autogérés et de solidarité

Défendre les squats, c’est aussi défendre la possibilité de vivre en collectif, contre l’individualisme imposé par le capitalisme. C’est un moyen de continuer à créer des liens de solidarité et de lutter ensemble pur un monde plus juste. C’est aussi des lieux où l’on peut s’organiser de manière autogérée, en dehors du contrôle de l’État ou des institutions faussement sociales qui défendent leurs propres intérêts.

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Valentine Castillo et 17 autres ont signé récemment.

Le problème

Depuis plusieurs années, la crise du logement s’aggrave et le nombre de personnes sans abris ne cesse d’augmenter. Les gouvernements construisent chaque année moins de logements sociaux alors que la demande augmente. En parallèle, nos villes sont vendues aux promoteurs qui gentrifient nos quartiers populaires, tandis que les gros propriétaires gardent des bâtiments vides pendant des années pour faire de la spéculation foncière. Les loyers sur le marché privé explosent, il est de plus en plus difficile de se loger dignement. 

Les étrangers sont d’autant plus touchés par ce problème que le gouvernement mène une politique de répression administrative à leur encontre, rendant toujours plus compliquée la possibilité d’obtenir des papiers français. Et on le sait, sans les bons papiers, même si on travail, c’est un parcours du combattant pour obtenir un logement.

Squatter pour ne pas dormir à la rue

Dans ce contexte, deux squats servent d’hébergement depuis 3 ans à une centaine de personnes à Pantin : Al Zol (12 rue Candale) et La Trotteuse (61 rue Charles Nodier). Les habitant.e.s ont transformé des bâtiments inutilisés depuis plusieurs années en leur maison, aménageant chambres, cuisines, salles de bain... Il et elles viennent de pays différents, ont des papiers français ou pas. Il y a des familles, des mineurs non accompagnés. Certaines personnes travaillent, et beaucoup se débrouillent comme elles peuvent, subissant aussi le racisme et la xénophobie de la société française dans l’accès à l’emploi.

A partir du 1er Avril, les deux squats seront expulsables. Tout.e.s les habitant.e.s risquent de se retrouver à la rue du jour au lendemain. Face à cette situation inacceptable, ils et elles ont décidé de se mobiliser pour demander à la mairie de Pantin et à la préfecture de :

  • Ne pas expulser les habitant.e.s : pour les deux bâtiments, aucun permis de construire à jour n’est déposé, sans compter les temps de préparation des chantiers. Il n’y a donc pas d’urgence à expulser.
  • Prévoir des solutions de relogement pour tout.e.s les habitant.e.s en cas d’expulsion.
  • Mettre en place les moyens nécessaires pour l’accès aux droits de tout.e.s les habitant.e.s et permettre leur régularisation administrative, notamment en facilitant la prise de rendez-vous en préfecture.

Alors que le fascisme et le racisme ne cessent de se propager, il est important que les élus locaux, notamment de gauche, prennent position et agissent concrètement sur leur territoire. Défendre des squats d’éxilé.e.s, c’est avant tout défendre des lieux de vie de personnes qui sont par ailleurs attaquées de toute part par des politiques racistes et contre lesquelles il faut lutter.

Défendre des espaces politiques autogérés et de solidarité

Défendre les squats, c’est aussi défendre la possibilité de vivre en collectif, contre l’individualisme imposé par le capitalisme. C’est un moyen de continuer à créer des liens de solidarité et de lutter ensemble pur un monde plus juste. C’est aussi des lieux où l’on peut s’organiser de manière autogérée, en dehors du contrôle de l’État ou des institutions faussement sociales qui défendent leurs propres intérêts.

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Les décisionnaires

Julien Charles
Julien Charles
Préfet de Seine-Saint-Denis
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Pétition lancée le 24 mars 2025