Pétition fermée

Interdisons la détention permanente de chiens attachés et en chenils exigus

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Lorsque vous parcourez chaque commune de France, essentiellement en milieu rural, vous croisez forcément au moins un chien détenu au bout d'une chaîne ou dans un box de très petite taille. 

L'Arrêté du 25 octobre 1982 (Annexe I, Chapitre II) stipule que l'enclos d'un chenil doit mesurer au minimum 5 m².
De même, un chien ne doit pas être attaché à une corde de longueur inférieure à 2,50 m.
Dans les deux cas, des dimensions relativement modestes offrant peu d'espace de vie.

Le moins que l'on puisse dire est que la majorité des propriétaires appliquant ce type de détention pour leurs animaux le font à ce strict minimum obligatoire, sans leur accorder davantage d'espace bien qu'ils en ont la possibilité.

Année après année, les recherches scientifiques démontrent un peu plus le degré d'intelligence, d'émotivité ou de sensibilité suivant chaque espèce animale.
Pour en rester au chien, et puisque ce dernier est sensé être notre meilleur ami depuis les prémices de la civilisation, nous savons tous fort bien que c'est un animal sociable, ayant besoin d'une dépense physique quotidienne.

Or les conditions de détention en chenil (notamment pour les chiens de chasse), dont les box individuels sont alignés comme des cellules de prison, tout comme la mise à l'attache permanente induisant un isolement total, ne répondent absolument pas aux besoins physiologiques du chien.

Bien souvent, ces propriétaires possèdent de larges superficies de terrain inoccupées, dont le petit chenil est blotti dans un angle tel un placard, où le chien y est "rangé" les 3/4 de l'année hors période de chasse.
Pour d'autres, il est plus aisé de laisser le chien attaché dans la cour pour ne pas avoir à ouvrir et fermer le portail chaque fois qu'on entre ou sort la voiture ! 
C'est à se demander pourquoi ils en possèdent un, si ce n'est en guise de système d'alarme...

A noter aussi de nombreux chiens attachés sur les aires d'accueil des gens du voyage, dont la présence de ces animaux n'est pas justifiée.

Pourtant il existe quelques rares chenils de chasse mieux adaptés, où les chiens partagent un même espace clôturé, leur donnant au moins la possibilité de gambader, à défaut de courir, et d'être en contact social les uns avec les autres.
Mieux, d'autres chasseurs donnent à leur épagneul une place dans la maison et dans le jardin, comme n'importe quel autre chien dit "de compagnie".

Au-delà d'une simple empathie gâteuse ou futile qu'on me reprochera vis-à-vis de ces chiens, il m’apparaît un manque de responsabilité et de perspective sur la condition d'instrument que nous leur avons attribué. 

Nous développons un comportement spéciste qui divise les chiens en deux catégories selon nos usages : le petit Bouledogue français à la mode, expressif comme un bambin, ayant sa place sur le canapé bien au chaud devant "Plus Belle la Vie"..., puis le chien courant et braillard qu'on annihile de toute sensibilité, affrontant les rigueurs de l'hiver et les courants d'air dans son "placard", avec notre parfaite indifférence.

Depuis plus de trente ans que ce fameux Arrêté a été rédigé, il a besoin d'une mise à jour pour une adaptation au statut de l'animal qui a légèrement évolué depuis..

Demandons au Ministère de l'Agriculture d'apporter certaines modifications au présent Arrêté relatifs aux conditions de détention d'animaux de compagnie et assimilés, à savoir :

  • Au moins un box individuel de 100 m² minimum, ce qui n'a rien de démesuré compte tenu des besoins physiques du chien.

  • Au mieux, un espace commun où les chiens peuvent assouvir leurs comportements sociaux et courir aisément.

  • L'obligation de donner au chien l'accès à la cour du propriétaire, si ce dernier ne dispose pas de suffisamment de terrain pour un chenil assez spacieux.

  •  L'interdiction pure et simple de l'attache permanente d'un chien à vie et de son isolement. 

  • L'interdiction pour un individu de posséder un animal quel qu'il soit, s'il ne dispose pas des conditions minimales pour son bien être, ou si ce dernier se retrouve isolé.

Je vous remercie pour votre soutien.

 



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