Non au projet immobilier catastrophique du 51-53 rue du Télégraphe !


Non au projet immobilier catastrophique du 51-53 rue du Télégraphe !
Le problème
Au 51-53 rue du Télégraphe (Paris 20), malgré un avis très défavorable de la Commission du Vieux Paris, des investisseurs du privé veulent vider les logements de leurs habitant·es et raser un petit immeuble typique « faubourien » en pierre de taille rouge et blanc avec son toit en zinc, ainsi que la cour intérieure végétalisée pour un vaste projet immobilier.
Si ce projet n’est pas bloqué, il va engendrer par son ampleur une sérieuse dégradation des conditions de vie des habitant·es du secteur, soit 7 copropriétés en tout, et donc un impact sur plusieurs centaines de personnes.
La construction d’un bâtiment massif (8 étages et 1 sous-sol à la place des 3 étages actuels) de 129 logements ne sera pas sans conséquences sur les riverains.
1. Avec ses 31 740 habitants/ km², le 20e arrondissement est à saturation ! La ville de New York compte seulement 10 194 habitants/ km². Il suffit de prendre la ligne de métro 11 aux heures de pointe pour savoir qu’il ne faut pas y ajouter 8 étages d’habitant·es supplémentaires.
Pourquoi choisir notre arrondissement qui est un des plus peuplés ?
2. Le risque de dégradation de nos habitations existe. La butte du Télégraphe a déjà été fragilisée par de nombreux travaux. En plus du pilonnage pour la nouvelle sortie de métro, la Butte a été fragilisée ces dernières années par de nombreux travaux de surélévation d’immeubles, de plusieurs étages, et sur un petit secteur (5 rue du Docteur Potain - 9 rue de Romainville - 7 Passage du Télégraphe – 8-12 Passage du Télégraphe). Autant de travaux déjà réalisés qui ont participé à l’instabilité et à l’érosion des cavités de la butte naturellement présentes.
Les chantiers immobiliers exacerbent le risque d’effondrement. La préservation de la Butte du Télégraphe et de ses cavités nécessite une approche proactive pour garantir la sécurité et la stabilité de la zone.
3. Cette construction massive fermera intégralement l’espace entre les immeubles actuels, nous privant totalement du passage d’air qui existe actuellement. Nous serons dans une enclave, un espace clos, avec un effet de caisse de résonance aggravé par l’installation de balcons à tous les étages, à la place d’un espace vide aujourd’hui. Certains immeubles auront un vis-à-vis d’une vingtaine de mètres face à leurs logements, vis-à-vis actuellement inexistant, et une perte de luminosité qui nuira très fortement aux conditions de vie de leurs habitant·es.
4. Alors que le quartier est situé dans un « secteur de renforcement du végétal » selon la Direction de l’Urbanisme de la Ville, la bétonisation va aussi se traduire par l’abattage de six arbres et sept arbustes, dont un arbre estimé à plus de 30 ans. Cette destruction du vivant a de quoi interpeller ! Le meilleur des arbres est celui que l’on n’abat pas.
5. Ce projet immobilier massif va empirer les effets des canicules en créant un Ilôt de Chaleur Urbain (ICU). La densité des immeubles se traduit en degrés supplémentaires par secteur. Nos habitations subiront les effets des pics de chaleur de plein fouet, avec des nuits où la chaleur ne pourra descendre, face à un futur immeuble de 8 étages, qui déversera la chaleur accumulée toute la journée. En 2025, nous savons que la bétonisation à outrance met en danger les personnes vulnérables.
Le Conseil de Paris, avec le Plan Biodiversité 2018-2024, affirme vouloir renforcer les actions de la Ville en faveur de la protection de la faune et de la flore ainsi que du développement de la place de la nature en ville.
Le secteur de renforcement du végétal dans le 20ᵉ arrondissement de Paris fait partie des zones identifiées par le Plan Local d'Urbanisme (PLU) Bioclimatique de la Ville de Paris. Ce secteur est soumis à des règles spécifiques visant à favoriser la végétalisation et la biodiversité urbaine.
De tout urgence, nous appelons nos élu·es à réviser le PLU pour y inscrire notre secteur dans le PLU Bioclimatique et préserver un bâtiment typique « faubourien » du XIXe siècle, ainsi que l'espace végétalisé existant.
Merci de votre soutien, en signant notre pétition et la partageant autour de vous, vous nous aidez à être entendus ! 🙏
Le Collectif des habitant·es de la Butte Belleville/Télégraphe.
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Le problème
Au 51-53 rue du Télégraphe (Paris 20), malgré un avis très défavorable de la Commission du Vieux Paris, des investisseurs du privé veulent vider les logements de leurs habitant·es et raser un petit immeuble typique « faubourien » en pierre de taille rouge et blanc avec son toit en zinc, ainsi que la cour intérieure végétalisée pour un vaste projet immobilier.
Si ce projet n’est pas bloqué, il va engendrer par son ampleur une sérieuse dégradation des conditions de vie des habitant·es du secteur, soit 7 copropriétés en tout, et donc un impact sur plusieurs centaines de personnes.
La construction d’un bâtiment massif (8 étages et 1 sous-sol à la place des 3 étages actuels) de 129 logements ne sera pas sans conséquences sur les riverains.
1. Avec ses 31 740 habitants/ km², le 20e arrondissement est à saturation ! La ville de New York compte seulement 10 194 habitants/ km². Il suffit de prendre la ligne de métro 11 aux heures de pointe pour savoir qu’il ne faut pas y ajouter 8 étages d’habitant·es supplémentaires.
Pourquoi choisir notre arrondissement qui est un des plus peuplés ?
2. Le risque de dégradation de nos habitations existe. La butte du Télégraphe a déjà été fragilisée par de nombreux travaux. En plus du pilonnage pour la nouvelle sortie de métro, la Butte a été fragilisée ces dernières années par de nombreux travaux de surélévation d’immeubles, de plusieurs étages, et sur un petit secteur (5 rue du Docteur Potain - 9 rue de Romainville - 7 Passage du Télégraphe – 8-12 Passage du Télégraphe). Autant de travaux déjà réalisés qui ont participé à l’instabilité et à l’érosion des cavités de la butte naturellement présentes.
Les chantiers immobiliers exacerbent le risque d’effondrement. La préservation de la Butte du Télégraphe et de ses cavités nécessite une approche proactive pour garantir la sécurité et la stabilité de la zone.
3. Cette construction massive fermera intégralement l’espace entre les immeubles actuels, nous privant totalement du passage d’air qui existe actuellement. Nous serons dans une enclave, un espace clos, avec un effet de caisse de résonance aggravé par l’installation de balcons à tous les étages, à la place d’un espace vide aujourd’hui. Certains immeubles auront un vis-à-vis d’une vingtaine de mètres face à leurs logements, vis-à-vis actuellement inexistant, et une perte de luminosité qui nuira très fortement aux conditions de vie de leurs habitant·es.
4. Alors que le quartier est situé dans un « secteur de renforcement du végétal » selon la Direction de l’Urbanisme de la Ville, la bétonisation va aussi se traduire par l’abattage de six arbres et sept arbustes, dont un arbre estimé à plus de 30 ans. Cette destruction du vivant a de quoi interpeller ! Le meilleur des arbres est celui que l’on n’abat pas.
5. Ce projet immobilier massif va empirer les effets des canicules en créant un Ilôt de Chaleur Urbain (ICU). La densité des immeubles se traduit en degrés supplémentaires par secteur. Nos habitations subiront les effets des pics de chaleur de plein fouet, avec des nuits où la chaleur ne pourra descendre, face à un futur immeuble de 8 étages, qui déversera la chaleur accumulée toute la journée. En 2025, nous savons que la bétonisation à outrance met en danger les personnes vulnérables.
Le Conseil de Paris, avec le Plan Biodiversité 2018-2024, affirme vouloir renforcer les actions de la Ville en faveur de la protection de la faune et de la flore ainsi que du développement de la place de la nature en ville.
Le secteur de renforcement du végétal dans le 20ᵉ arrondissement de Paris fait partie des zones identifiées par le Plan Local d'Urbanisme (PLU) Bioclimatique de la Ville de Paris. Ce secteur est soumis à des règles spécifiques visant à favoriser la végétalisation et la biodiversité urbaine.
De tout urgence, nous appelons nos élu·es à réviser le PLU pour y inscrire notre secteur dans le PLU Bioclimatique et préserver un bâtiment typique « faubourien » du XIXe siècle, ainsi que l'espace végétalisé existant.
Merci de votre soutien, en signant notre pétition et la partageant autour de vous, vous nous aidez à être entendus ! 🙏
Le Collectif des habitant·es de la Butte Belleville/Télégraphe.
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Pétition lancée le 13 juin 2025