philippe TREVISANMontans, France
Oct 5, 2014
Bonjour à tous, Juste quelques mots pour vous tenir au courant du déroulement des événements. Vendredi 03/10 à la suite de notre mobilisation, monsieur le Maire obtenait auprès des porteurs du projet une réunion publique afin que ces derniers nous exposent leurs éléments. La réunion s'est organisée comme suit avec la présence d'un nombre très important de participants(plus d'une centaine), merci à tous. Les porteurs du projets représentés par messieurs MAUILLON (PDG du LECLERC Gaillac) ; LACLAU Jean marc, PDG (de la distillerie de gaillac) ; CARCENAC Cédric représentant de la filière vinocole, DAYDE propriétaire des pépinières du même nom, FAVAREL viticulteur et CARRE représentant le bureau d'étude. A leur coté se tenaient les élus, à savoir monsieur le Maire Gilles CROUZET, monsieur GAUSSERAN Maire de gaillac et représentant de la collectivité des communes TARN DADOU et monsieur SANGIOVANI conseiller municipal. La réunion débutait par un exposé succinct du projet développé par monsieur MAUILLON suivi de monsieur CARCENAC. L'aspect technique était assuré par monsieur CARRE (bureau d'étude). Monsieur MAUILLON se définissait comme un philanthrope au service de l'écologie et du développement des activités sur le secteur du gaillacois. Son objet n'était pas selon lui, de faire des bénéfices mais permettre par sa participation à la création d'un projet de ce type. En effet, les sommes engagées dans cette affaire s'élevant de 5 à 8 M euros nécessitaient la participation de partenaires solides sur le plan financier. Il nous relatait son parcours en tant qu'employeur du département et que sa présence n'était qu'un soutien. Il expliquait dans son laïus, que l'activité de méthanisation était techniquement maîtrisée et ne présentait pour les riverains aucun risque de nuisance (pas d'odeur). Venait le tour de monsieur CARCENAC Cédric. Ce monsieur expliquait qu'il s'était intéressé au projet car il était représentant de la « filière » vinicole . La filière (sic) devait trouver une solution pour permettre le traitement des déchets (sous produit de l'agriculture) et que la transformation du marc de raisin en digestat ( le produit après transformation ) serait un principe gagnant-gagnant pour les agriculteurs. Achat de marc de raisin par l'unité et revente au coût revient du digestat au viticulteurs. Les proportions entre l'achat du produit initial et le produit final n'étaient pas évoquées. Monsieur CARRE prenait la suite en développant l'étude du principe mais restait très succinct sur les stockages, les risques de pollution, les odeurs et les risques d'accident. Après un discours marketing sur les biens faits du principe et tout l'intérêt que cela pouvait apporter à l'environnement et à nos amis viticulteurs venait le temps des questions . En effet, nous évoquions une présentation très simplifiée du projet. Il était intéressant d'assister à cette réunion car l'absence de réponse apporté aux questions du public était éloquent. Sur les nuisances : dans un premier temps pas d'odeur mais opposés aux arguments relevant d'études officielles qui indiquent toutes des nuisances olfactives , le discours variait et monsieur MAUILLON expliquait vivre depuis plusieurs années avec les problèmes d'odeurs de la distillerie gaillacoise et qu'il ne s'en portait pas plus mal.Techniquement pas de solution prévues mis à part la présence de bâches ou peut être un filtre (bio filtre). Sur les stockages : pas de stockage prévu sur le site car il aurait un traitement en flux continu. Le problème était que ce discours n'allait pas dans le sens du projet déposé en mairie avec présence de zones de stockage. Sur la nature des déchets : Les porteurs expliquaient qu'il n'y aurait que du marc de raisin et quelques menus pailles. Ils oubliaient de parler des fientes de volailles, lisier de bovin et fumier le tout stocké sur site (voir projet). La position embarrassée de nos ambassadeurs amenait la réponse suivante : pas de lisier , pas de fientes sur site. Où est la crédibilité de ce genre de discours ? Sur les risques d'exploitation (accident et pollution). Selon les porteurs tout était prévu pour garantir ces risques mais les réponses apportées n'étaient pas de nature à nous rassurer. En effet, il répondait aux normes en vigueur, que leur unité n'était pas classée SEVESO donc des risques très limités. Interpellés par des participants ayant des compétences techniques en la matière (ingénieurs chimistes, études en bio-chimie) qui leur opposaient des études élaborées par des organismes d'état faisant apparaître clairement le risque important de dysfonctionnement (80%) et risques de pollution avérés, les représentants de vinométha restaient sans réponse. Les garanties : Les garanties liées à l'exploitation et aux risques que cela peut entraîner, rien n'était évoqué. L'incohérence entre la surface achetée 7 ha et la surface utile à ce type d' unité 1,5ha . la réponse apportée . Problème lié au passage de canalisations sur le site. Sur l'évolution de l'activité. Pas de réponse. Les élus étaient également interpellés à l'issue de la réunion. Un ancien représentant de la Mairie de Montans pour ne pas le citer expliquait que nous devions (nous les riverains) nous habituer à vivre avec l'odeur, qu'il avait vécu toute sa vie à coté du fumier et que cela ne l'avait pas empêché de vivre.Pour finir, il concluait que de toute façon, il n'était pas concerné parce qu'il habitait à ce jour en dehors de la commune. Enfin, monsieur le Maire était questionné sur le positionnement de l'équipe municipale ; pas de réponse. Conclusion, les porteurs du projet sont enthousiastes pour les raisons suivantes : Retour sur investissement au bout de 8 ans. Revente de la production de gaz. Réalisation de l'unité par les entreprises porteuses du projet. Financement d'une activité privée par le denier public (1M euros de subvention) ainsi que la vente de terres appartenant à la collectivité des communes avec facilités de paiement La filière vinicole : retraitement des sous produits (marc de raisin) avec vente de la matière à l'unité. Retour d'un produit (digestat) engrais pour les sols. Distillerie déplacement du problème du marc de raisin sur un autre site. Transports assurés par des entreprises impliquées dans le projet. Quant aux entreprises et riverains vivant sur le site ou à proximité : Nuisances olfactives importantes avec fermeture à court terme de leurs activités. Nuisances sonores par une augmentation du trafic routier (transport) et activité de l'unité. Présence sur le site de deux sociétés de transports. Risques sanitaires, car on ignore les conséquences à ce jour d'une inhalation prolongée des gaz rejetés et des infiltrations dans les sols. Fin de la tranquillité et du bien être (vivre à la campagne) Perte de la valeur immobilière des biens. Cette réunion nous à tous permis de voir à qui profitait la création de cette unité. Personne ne s'est soucié des intérêts des premiers concernés à savoir : Les entreprises de la zone industrielle qui apportent des valeurs à la commune de Montans. Les riverains qui s'acquittent de leur impôts à la commune, qui font vivre les commerçants et font travailler les entreprises locales La société VINOMETHA retire des bénéfices, ne s'acquittera pas de taxe et entraînera la fin de la zone industrielle. Le rapport entre la création d'emploi et la perte d'emploi existant sera largement négatif. Quel intéret pour la collectivité ? merci à tous et restons mobilisés
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