Petition updateNon au projet d'extension de l'abattoir de volailles industrielles à Chailley !!!Tous mobilisés contre l’arrêté préfectoral !
Neuvy Nouvel Horizon
Dec 26, 2022

Depuis plusieurs mois, nous nous mobilisons contre un projet industriel inique de DUC filiale de Plukon Food Group, qui vise à doubler la capacité de l'abattoir de Chailley, avec par effet domino, l'implantation de 80 méga poulaillers supplémentaires  d’élevage intensif dans un rayon de 150 km autour  de Chailley. Ce combat est difficile car il se heurte à la politique gouvernementale visant à consolider une certaine "souveraineté industrielle alimentaire" avec le choix du bas de gamme.


Nous assistons à la dégradation continue du département de l’Yonne amorcé  depuis des décennies ; l'image de qualité de la Bourgogne,  sa réputation touristique et gastronomique,  la qualité de l'eau, notre cadre de vie, sont sacrifiés pour des raisons productivistes et mercantiles.

C'est pourquoi nous mettrons tout en oeuvre pour nous opposer à ce nouveau projet massif et destructeur pour l'environnement .


Voici les 10  motifs principaux de notre combat :

  1. Au lieu de prendre ses responsabilités en interdisant l'importation de poulets standards,  l'Etat français déroule le tapis rouge au Groupe PLUKON en autorisant ce type d'élevage non respectueux du bien-être animal (22 poulets au m²). 

    2. Les risques sanitaires (grippe aviaire, H1N1, antibiorésistance croissante par des volailles sur-médicamentées...) vont être majeurs pour le département de l'Yonne en passant à terme à 269 élevages avicoles industriels rien que sur l'Yonne  ! 

    3. Le CODERST et l'ARS ont émis un avis défavorable au projet d'extension de l'abattoir. Malgré cela, contre toute attente, le Préfet s'enferre dans ses mauvais choix, en accordant à la marge quelques évolutions sous la pression du Coderst. 

    4. Cet élevage intensif augmente les risques de nombreuses pollutions pour l’environnement immédiat. Les riverains devront subir les nuisances olfactives et le bruit du à la hausse du trafic routier sur des routes non adaptées (rien n'est réglé à Chailley.) A Chailley, le problème de fond est la surcharge de la station d’épuration (rejets nauséabonds/oxydes de soufre, oxydes d'azote dans l'air) et rejets polluants dans le Créanton. Nous attendions du Préfet qu’il applique le principe de précaution et oblige l'entreprise à se mettre en règle par rapport à l'environnement, avant de donner toute autorisation d'extension.

    5.  Nous avons 1/3 des points de captage fermés dans l'Yonne en raison des pollutions historiques aux nitrates et pesticides sans que l'Etat ait su y remédier. Aucune étude n’a été réalisée pour examiner les risques de pollution en profondeur dans un sol karstique. Nous réclamons que de nouvelles études d’impact soient menées en pleine transparence avec tous les acteurs et habitants de nos campagnes, dans une logique globale en tenant compte des points de captage, de leur exposition à la pollution liée aux industries présentes et futures.                                          
         6. La question de la très grande consommation d'eau de l'abattoir et de tous ces poulaillers industriels gigantesques concentrés sur notre département est en effet posée ;  cela risque de créer des conflits d'usage majeurs avec les habitants. Les réserves d’eau des villages alentour seront donc impactées avec des conséquences pour la population sur les “restrictions sécheresse” à venir. 
    7. Ce projet industriel va produire une augmentation des GES par les émissions de méthane, d'oxyde d'azote, d'oxyde de soufre, d'ammoniac, de particules fines dans l'air ; l'Etat va à l'encontre des préconisations du GIEC, il accélère le processus de destruction de l'environnement, et nous laisserions faire ? 
    8. Nous posons également la question des conditions de travail des éleveurs et des salariés avec l'intensification de la production dans le contexte de crise énergétique et économique actuel. Tous les risques (juridiques,financiers, sanitaires) reposent sur ces éleveurs. La Chambre d'agriculture les aide techniquement à monter leur dossier, sans suffisamment les prévenir des risques qu'ils prennent. 
    9. Nous avons demandé à ce que le Préfet revoit la gouvernance et innove ; nous lui avons proposé de créer une commission inter-départementale de suivi du projet industriel. Peine perdue : on revient à notre conditionnement mental segmenté et casanier, avec une commission de suivi de site qui est censée se réunir une fois par an (promis juré/cette fois-ci elle va se réunir, alors qu'elle ne s'est pas réunie depuis 2018 ...). 
    10. Plus globalement un tel projet industriel est dépassé et incompatible avec la nécessaire baisse des GES,  la transition et transformation du modèle agricole et la recherche d’une alimentation de qualité pour toutes et tous (dont les cantines scolaires). Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à ce projet de Plukon Food Group rétrograde  et appelons à une large mobilisation.. Plus que jamais, le suivi de ce dossier par les citoyennes et les citoyens est nécessaire, tout comme par les associations environnementales. Les habitant.e.s peuvent compter sur notre détermination pour poursuivre notre combat dans le respect des règles républicaines.

Nous comptons sur une mobilisation plus importante des élus, car il leur incombe de protéger et préserver leurs administrés.

Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X