Bonjour à tous,
Nous avons eu une nouvelle réunion avec la Préfecture Mercredi.
Nous avons eu un panorama du nombre de poulaillers industriels sur l'Yonne (données d'oct. 2021) :
147 exploitations de moins de 30000 volailles
42 exploitations ICPE : 29 entre 30000 et 70000 et 13 de plus de 70000 volailles
77 poulaillers sont fournisseurs de Duc
Et cela rien que pour l'Yonne, cela fait froid dans le dos.
Sinon, la Préfecture a une forte conscience des problèmes écologiques, les normes augmentent en exigence (loin d’être suffisantes malheureusement face à l’urgence climatique).
La Préfecture a soulevé les problèmes des conflits d'usage par rapport à l'eau qui risquaient d'émerger. Je lui ai dit que ces conflits étaient déjà bien présents.... D'ailleurs ils vont organiser des conférences et ateliers sur le sujet… Donc il n’y aura plus de conflit, c’est sûr…�
Mais rien ne change sur le plan de la gouvernance, de leur Commission de Suivi de Site… La Préfecture convient que le traitement segmenté n'est pas une bonne chose sans pour autant faire évoluer son modèle de gouvernance malgré notre proposition.
Les contrôles des rejets vont passer de 1 à 4/an (encore faut-il qu'ils soient effectués...)
Suite à l'avis défavorable de l'ARS, concernant le bruit et les odeurs, des études complémentaires ont été demandées. Une déviation serait à l'étude pour diminuer le bruit du au trafic des camions pour les riverains ( cela fait 30 ans que le projet existe et ne s’est pas réalisé , s’il se réalise, cela va coûter un pognon de dingue aux contribuables comme dirait notre Président,…)
L'état des rivières s'est dégradé : seulement 27% des rivières sur le plan national ont un état satisfaisant de leur biodiversité.
1/3 des points de captage est fermé dans l'Yonne, 90% du département en zone nitrates renforcée. Pas de réponse quand nous avons argumenté que leurs autorisations massives aggravaient encore les EGS. L'enjeu est bien d'arrêter les pollutions diffuses en surface. Au nom de la souveraineté industrielle alimentaire, on se passe des préconisations du GIEC en aggravant la situation déjà très dégradée de notre département.
A suivre donc une fois la parution de l’arrêté préfectoral remanié et son niveau de prise en compte des remarques émises par les membres du Coderst suite l’avis défavorable rendu (fait exceptionnel dans ce type de circonstances). Je salue les membres du Coderst qui ont eu le courage d’un vote défavorable et qui nous soutiennent dans notre combat.