

NON au poulailler industriel de Blévy : 30 000 poulets par lot à 115 mètres des maisons
Le problème
FRANCE 3 Centre Val de Loir Émission du mardi 11 août 2026
Qui voudrait vivre à 115 mètres de 30 000 poulets ? À Blévy, personne n'a eu le droit de donner son avis
Ce qui se passe à Blévy
Un permis de construire a été accordé pour un poulailler industriel de 30 000 poulets à la lisière de Blévy, un village d'environ 400 habitants, en Eure-et-Loir, traversé par la rivière la Blaise et un sentier de randonnée. Un village comme il en existe des milliers en France.
Le 17 juin 2026, la mairie de Maillebois (dont dépend Blévy) a accordé ce permis pour un bâtiment d'élevage de 1 800 m², conçu pour accueillir 30 000 poulets par lot soit, avec la rotation des lots, environ 220 000 poulets par an.
Ce bâtiment est prévu à 115 mètres de la maison la plus proche. Huit foyers se trouvent en voisinage immédiat, plusieurs à moins de 200 mètres. La Blaise coule à environ 150 mètres des parcelles concernées.
Les habitants l'ont appris par un panneau d'affichage au bord d'un champ.
Un détail dit beaucoup : l'exploitation bénéficiaire du permis est domiciliée dans une autre commune. Les fenêtres qui donneront sur ce bâtiment, jour et nuit, ne seront pas celles de son exploitant ce seront celles des riverains.
Le cœur du problème : personne n'a rien étudié
Ce projet relève du régime dit de la « déclaration ICPE » (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement) : la procédure la plus légère qui existe. Concrètement, à 30 000 emplacements, la réglementation n'impose :
- aucune enquête publique les habitants n'ont jamais été consultés ;
- aucune étude d'impact les effets sur l'eau, l'air, le bruit, les odeurs et le voisinage n'ont pas été évalués
- aucune réunion publique personne n'a eu à répondre aux questions des riverains.
Et depuis les décrets de février 2026 pris en application de la loi Duplomb, le seuil qui déclenche une autorisation environnementale complète est passé de 40 000 à 85 000 emplacements. Un bâtiment de 30 000 poulets à côté d'un village passe donc, en toute légalité, sans aucun regard citoyen.
Ce n'est pas nous qui le disons. Le maire de Maillebois lui-même l'a confirmé dans la presse : « Il n'y avait aucune obligation réglementaire d'organiser une enquête publique, ni de consulter la population, pour ce type d'installation » (Le Parisien, 10 août 2026).
C'est légal. Et c'est exactement le problème.
À Celle-Lévescault (Vienne), un élevage de 140 000 volailles a au moins fait l'objet d'une enquête publique avant son installation. À Blévy : zéro. Le dossier de permis de construire ne contient aucune information sur les volumes d'eau nécessaires à l'exploitation, sur le mode d'approvisionnement (réseau public ou forage), sur la gestion des animaux morts, ni sur le protocole en cas d'épizootie alors que l'été 2026 a vu la mortalité en élevage avicole exploser avec la canicule, saturant les filières d'équarrissage.
Nous ne prétendons pas connaître les impacts de ce projet. Personne ne les connaît : c'est précisément ce que nous dénonçons.
Ce que vivraient les riverains
Un élevage de cette taille, à cette distance des habitations, c'est concrètement :
- des rotations de poids lourds (livraisons d'aliments, enlèvement des volailles, évacuation du fumier) sur des routes de village qui n'ont pas été conçues pour cela ;
- l'épandage du fumier et des eaux de lavage sur les terres alentour ;
- des risques de nuisances olfactives et sonores permanentes, à 115 mètres de chambres à coucher ;
des interrogations sans réponse sur la ressource en eau, à 150 mètres d'une rivière.

Nous ne sommes pas contre l'agriculture nous vivons au milieu d'elle et pour certains entrepreuneurs dans ce village nous y tenons. Nous ne sommes contre personne. Nous défendons quelque chose : un cadre de vie, une rivière, et le droit élémentaire des habitants à être informés et consultés quand un bâtiment industriel s'installe à la lisière de leurs maisons.
Aujourd'hui c'est nous, demain c'est peut-être vous
Ce qui arrive à Blévy n'est pas un cas isolé. La filière avicole annonce elle-même l'objectif de centaines de nouveaux poulaillers d'ici 2030. Partout en France dans la Marne, l'Orne, la Vienne, le Pas-de-Calais, la Manche, la Drôme des villages découvrent le même scénario : un panneau au bord d'un champ, un permis déjà accordé, aucune consultation.
Blévy est un cas d'école de ce que produit le nouveau cadre réglementaire : de grands bâtiments d'élevage aux portes des villages, avec un minimum de regard citoyen.
Signer pour Blévy, c'est dire que ce précédent ne doit pas devenir la norme.
Ce que nous demandons
Un recours contentieux est en cours devant le Tribunal Administratif. En parallèle, nous demandons :
À Monsieur le Préfet d'Eure-et-Loir : de soumettre ce projet à une évaluation environnementale au titre de la « clause filet », qui permet précisément d'examiner les projets situés sous les seuils lorsque leur localisation le justifie ici, la proximité immédiate d'habitations et d'un cours d'eau ;
À la commune de Maillebois : de retirer le permis de construire, ou a minima de ne permettre aucun démarrage des travaux tant que la justice administrative ne s'est pas prononcée ;
À Madame Christelle Minard, députée de notre circonscription : de porter la voix des habitants qu'elle représente, en demandant que l'information et la consultation des riverains redeviennent la règle pour ce type d'installation à Blévy comme partout en France ;
Pour tous les villages de France : que plus aucun bâtiment d'élevage de cette ampleur ne puisse s'implanter à proximité immédiate d'habitations sans étude d'impact ni consultation des riverains.
Qui sommes-nous ?
Nous sommes le collectif citoyen « Pas si poulet » : des habitants de Blévy et des environs, de tous horizons. Notre nom dit tout : nous ne sommes ni dupes, ni résignés. Chaque chiffre de cette pétition est tiré du dossier de permis de construire, des textes réglementaires ou de sources publiques vérifiables.
Signez, partagez et regardez ce qui se construit au bord de vos propres champs.
Suivez nos actualités sur les réseaux sociaux #PasSiPoulet

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Le problème
FRANCE 3 Centre Val de Loir Émission du mardi 11 août 2026
Qui voudrait vivre à 115 mètres de 30 000 poulets ? À Blévy, personne n'a eu le droit de donner son avis
Ce qui se passe à Blévy
Un permis de construire a été accordé pour un poulailler industriel de 30 000 poulets à la lisière de Blévy, un village d'environ 400 habitants, en Eure-et-Loir, traversé par la rivière la Blaise et un sentier de randonnée. Un village comme il en existe des milliers en France.
Le 17 juin 2026, la mairie de Maillebois (dont dépend Blévy) a accordé ce permis pour un bâtiment d'élevage de 1 800 m², conçu pour accueillir 30 000 poulets par lot soit, avec la rotation des lots, environ 220 000 poulets par an.
Ce bâtiment est prévu à 115 mètres de la maison la plus proche. Huit foyers se trouvent en voisinage immédiat, plusieurs à moins de 200 mètres. La Blaise coule à environ 150 mètres des parcelles concernées.
Les habitants l'ont appris par un panneau d'affichage au bord d'un champ.
Un détail dit beaucoup : l'exploitation bénéficiaire du permis est domiciliée dans une autre commune. Les fenêtres qui donneront sur ce bâtiment, jour et nuit, ne seront pas celles de son exploitant ce seront celles des riverains.
Le cœur du problème : personne n'a rien étudié
Ce projet relève du régime dit de la « déclaration ICPE » (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement) : la procédure la plus légère qui existe. Concrètement, à 30 000 emplacements, la réglementation n'impose :
- aucune enquête publique les habitants n'ont jamais été consultés ;
- aucune étude d'impact les effets sur l'eau, l'air, le bruit, les odeurs et le voisinage n'ont pas été évalués
- aucune réunion publique personne n'a eu à répondre aux questions des riverains.
Et depuis les décrets de février 2026 pris en application de la loi Duplomb, le seuil qui déclenche une autorisation environnementale complète est passé de 40 000 à 85 000 emplacements. Un bâtiment de 30 000 poulets à côté d'un village passe donc, en toute légalité, sans aucun regard citoyen.
Ce n'est pas nous qui le disons. Le maire de Maillebois lui-même l'a confirmé dans la presse : « Il n'y avait aucune obligation réglementaire d'organiser une enquête publique, ni de consulter la population, pour ce type d'installation » (Le Parisien, 10 août 2026).
C'est légal. Et c'est exactement le problème.
À Celle-Lévescault (Vienne), un élevage de 140 000 volailles a au moins fait l'objet d'une enquête publique avant son installation. À Blévy : zéro. Le dossier de permis de construire ne contient aucune information sur les volumes d'eau nécessaires à l'exploitation, sur le mode d'approvisionnement (réseau public ou forage), sur la gestion des animaux morts, ni sur le protocole en cas d'épizootie alors que l'été 2026 a vu la mortalité en élevage avicole exploser avec la canicule, saturant les filières d'équarrissage.
Nous ne prétendons pas connaître les impacts de ce projet. Personne ne les connaît : c'est précisément ce que nous dénonçons.
Ce que vivraient les riverains
Un élevage de cette taille, à cette distance des habitations, c'est concrètement :
- des rotations de poids lourds (livraisons d'aliments, enlèvement des volailles, évacuation du fumier) sur des routes de village qui n'ont pas été conçues pour cela ;
- l'épandage du fumier et des eaux de lavage sur les terres alentour ;
- des risques de nuisances olfactives et sonores permanentes, à 115 mètres de chambres à coucher ;
des interrogations sans réponse sur la ressource en eau, à 150 mètres d'une rivière.

Nous ne sommes pas contre l'agriculture nous vivons au milieu d'elle et pour certains entrepreuneurs dans ce village nous y tenons. Nous ne sommes contre personne. Nous défendons quelque chose : un cadre de vie, une rivière, et le droit élémentaire des habitants à être informés et consultés quand un bâtiment industriel s'installe à la lisière de leurs maisons.
Aujourd'hui c'est nous, demain c'est peut-être vous
Ce qui arrive à Blévy n'est pas un cas isolé. La filière avicole annonce elle-même l'objectif de centaines de nouveaux poulaillers d'ici 2030. Partout en France dans la Marne, l'Orne, la Vienne, le Pas-de-Calais, la Manche, la Drôme des villages découvrent le même scénario : un panneau au bord d'un champ, un permis déjà accordé, aucune consultation.
Blévy est un cas d'école de ce que produit le nouveau cadre réglementaire : de grands bâtiments d'élevage aux portes des villages, avec un minimum de regard citoyen.
Signer pour Blévy, c'est dire que ce précédent ne doit pas devenir la norme.
Ce que nous demandons
Un recours contentieux est en cours devant le Tribunal Administratif. En parallèle, nous demandons :
À Monsieur le Préfet d'Eure-et-Loir : de soumettre ce projet à une évaluation environnementale au titre de la « clause filet », qui permet précisément d'examiner les projets situés sous les seuils lorsque leur localisation le justifie ici, la proximité immédiate d'habitations et d'un cours d'eau ;
À la commune de Maillebois : de retirer le permis de construire, ou a minima de ne permettre aucun démarrage des travaux tant que la justice administrative ne s'est pas prononcée ;
À Madame Christelle Minard, députée de notre circonscription : de porter la voix des habitants qu'elle représente, en demandant que l'information et la consultation des riverains redeviennent la règle pour ce type d'installation à Blévy comme partout en France ;
Pour tous les villages de France : que plus aucun bâtiment d'élevage de cette ampleur ne puisse s'implanter à proximité immédiate d'habitations sans étude d'impact ni consultation des riverains.
Qui sommes-nous ?
Nous sommes le collectif citoyen « Pas si poulet » : des habitants de Blévy et des environs, de tous horizons. Notre nom dit tout : nous ne sommes ni dupes, ni résignés. Chaque chiffre de cette pétition est tiré du dossier de permis de construire, des textes réglementaires ou de sources publiques vérifiables.
Signez, partagez et regardez ce qui se construit au bord de vos propres champs.
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Pétition lancée le 12 août 2026