

Non au parc éolien de Bretagne sud
Le problème
Nous demandons l’abandon des projets de parcs éoliens flottants prévus au large de Groix, Belle-Île, Quiberon, Erdeven et Plouharnel.
Notre démarche n’est pas une opposition à la transition énergétique.
Nous reconnaissons la nécessité de réduire massivement l’utilisation des énergies fossiles et de poursuivre la décarbonation de notre économie.
Mais cette transition ne peut justifier l’industrialisation de tous les espaces naturels, quelles que soient leur richesse écologique, leur valeur paysagère et leur importance pour les populations qui y vivent.
Le projet Bretagne Sud prévoit deux parcs éoliens flottants représentant environ 750 MW de puissance installée : un premier parc d’environ 250 MW et un second d’environ 500 MW.
Leur raccordement implique également la construction d’un poste électrique en mer, trois liaisons électriques sous-marines à 225 000 volts, un atterrage dans le secteur de Kerhillio à Erdeven, trois liaisons électriques souterraines et la création ou modification d’infrastructures électriques jusqu’à Pluvigner.
Nous considérons qu’un projet d’une telle ampleur doit être apprécié non seulement au regard de l’électricité qu’il pourrait produire, mais également de l’ensemble de ses conséquences.
1. PRÉSERVER UN PAYSAGE MARITIME EXCEPTIONNEL
Le littoral situé entre la presqu’île de Quiberon, Erdeven, Plouharnel, Groix et Belle-Île constitue l’un des paysages maritimes les plus remarquables de Bretagne.
Depuis les grandes plages dunaires, l’océan et son horizon encore largement préservé constituent une composante essentielle de l’identité de ce territoire.
L’installation durable d’infrastructures industrielles de très grande dimension modifierait profondément la perception de cet espace maritime.
Un paysage naturel détruit ou profondément transformé ne peut pas être recréé quelques kilomètres plus loin.
Nous refusons que la banalisation industrielle de l’horizon marin devienne le prix nécessaire de la transition énergétique.
2. APPLIQUER UN PRINCIPE DE PRUDENCE ENVIRONNEMENTALE
Les effets environnementaux de l’éolien offshore existent et font aujourd’hui l’objet d’importants travaux scientifiques.
L’expertise scientifique collective conduite par l’Ifremer et le CNRS sur l’éolien en mer étudie notamment :
– les risques de collision pour l’avifaune ;
– les effets de barrière sur les déplacements des espèces ;
– les modifications des habitats marins ;
– les émissions sonores ;
– les modifications des fonds marins ;
– l’introduction de substrats artificiels ;
– les interactions avec les activités de pêche ;
– les effets cumulés de plusieurs installations.
Cette expertise souligne également que certains phénomènes sont encore insuffisamment documentés et que les connaissances relatives à l’éolien flottant sont beaucoup moins importantes que celles disponibles pour les éoliennes posées.
Nous estimons qu’un territoire exceptionnel ne doit pas devenir un laboratoire industriel grandeur nature tant que les conséquences à long terme de tels déploiements ne sont pas suffisamment établies.
3. PROTÉGER UN LITTORAL ET DES ÉCOSYSTÈMES REMARQUABLES
Les côtes du Morbihan et les îles voisines accueillent de nombreux espaces protégés et une biodiversité marine et littorale remarquable.
L’enjeu ne se limite pas à l’emplacement des éoliennes.
Les infrastructures nécessaires au transport de l’électricité concernent également la côte et l’intérieur des terres.
Le raccordement soumis actuellement à enquête publique comprend notamment un atterrage à Kerhillio, sur la commune d’Erdeven, puis des liaisons traversant Erdeven, Plouharnel, Ploemel, Locoal-Mendon, Brec’h et Pluvigner.
Il est donc nécessaire d’évaluer le projet comme un ensemble : parc industriel en mer, ancrages, câbles sous-marins, atterrage, liaisons terrestres, postes électriques et travaux associés.
4. PROTÉGER LE TOURISME ET LES ACTIVITÉS MARITIMES
Ce territoire vit aussi grâce à son environnement.
Surf, voile, plaisance, randonnée, pêche, baignade et tourisme sont indissociables de l’image d’un littoral encore préservé.
Plouharnel et Erdeven sont particulièrement connues pour leurs grandes plages, leurs dunes et leur caractère sauvage.
Cette valeur paysagère a également une valeur économique.
Avant de transformer durablement l’horizon, il convient donc d’évaluer sérieusement les conséquences possibles sur l’attractivité touristique et sur les différentes activités utilisant la mer.
5. NE PAS CONFONDRE PUISSANCE INSTALLÉE ET PRODUCTION PERMANENTE
Les quelque 750 MW annoncés correspondent à une puissance maximale installée.
Une éolienne ne produit pas en permanence à sa puissance nominale.
Sa production dépend des conditions de vent et varie donc dans le temps.
Cette variabilité n’empêche pas l’éolien de contribuer au système électrique, mais elle signifie que 750 MW d’éoliennes ne sont pas équivalents à 750 MW d’une production pilotable disponible à la demande.
La question du projet Bretagne Sud doit donc être examinée en considérant sa production annuelle réelle, son facteur de charge, les besoins du réseau, les moyens de flexibilité nécessaires et les alternatives disponibles.
6. LA SITUATION ÉLECTRIQUE FRANÇAISE MÉRITE UN VRAI DÉBAT
La France possède déjà une particularité majeure : grâce principalement au nucléaire, à l’hydraulique et aux énergies renouvelables, son électricité est très largement décarbonée.
Dans les prochaines décennies, la consommation électrique pourrait néanmoins augmenter avec le développement des véhicules électriques, des pompes à chaleur, de l’industrie électrique et de la production d’hydrogène.
Nous ne prétendons donc pas que la France n’aura besoin d’aucune nouvelle capacité de production.
Nous demandons autre chose :
que chaque projet soit évalué au regard de son utilité réelle, de son coût complet, des alternatives possibles et de ses conséquences environnementales et paysagères.
La nécessité générale d’augmenter la production électrique française ne peut pas constituer à elle seule une justification suffisante pour implanter n’importe quelle infrastructure n’importe où.
7. POUR UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE QUI PROTÈGE AUSSI LES PAYSAGES
Le débat n’oppose pas ceux qui souhaitent sauver le climat à ceux qui souhaiteraient préserver les paysages.
Nous devons faire les deux.
Une politique écologique cohérente doit rechercher la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en protégeant la biodiversité, les paysages et les territoires.
Nous demandons donc :
– l’abandon des deux projets de parcs éoliens flottants Bretagne Sud actuellement prévus ;
– l’examen transparent des alternatives énergétiques permettant d’éviter l’industrialisation de ce secteur maritime ;
– la prise en compte réelle des impacts paysagers cumulés depuis Belle-Île, Groix, Quiberon, Erdeven et Plouharnel ;
– l’application d’un principe de prudence concernant les effets encore insuffisamment connus de l’éolien flottant sur les écosystèmes ;
– une véritable prise en compte des activités touristiques, nautiques, halieutiques et sportives ;
– et un débat public dépassant la seule question du raccordement électrique pour s’interroger sur l’opportunité même du projet.
Nous sommes favorables à la transition énergétique.
Mais nous refusons qu’elle conduise à sacrifier l’un des horizons maritimes les plus emblématiques de Bretagne.
La mer de Bretagne Sud appartient à notre patrimoine naturel commun.
Protégeons-la.
Demandons l’abandon des projets éoliens flottants Bretagne Sud.
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Le problème
Nous demandons l’abandon des projets de parcs éoliens flottants prévus au large de Groix, Belle-Île, Quiberon, Erdeven et Plouharnel.
Notre démarche n’est pas une opposition à la transition énergétique.
Nous reconnaissons la nécessité de réduire massivement l’utilisation des énergies fossiles et de poursuivre la décarbonation de notre économie.
Mais cette transition ne peut justifier l’industrialisation de tous les espaces naturels, quelles que soient leur richesse écologique, leur valeur paysagère et leur importance pour les populations qui y vivent.
Le projet Bretagne Sud prévoit deux parcs éoliens flottants représentant environ 750 MW de puissance installée : un premier parc d’environ 250 MW et un second d’environ 500 MW.
Leur raccordement implique également la construction d’un poste électrique en mer, trois liaisons électriques sous-marines à 225 000 volts, un atterrage dans le secteur de Kerhillio à Erdeven, trois liaisons électriques souterraines et la création ou modification d’infrastructures électriques jusqu’à Pluvigner.
Nous considérons qu’un projet d’une telle ampleur doit être apprécié non seulement au regard de l’électricité qu’il pourrait produire, mais également de l’ensemble de ses conséquences.
1. PRÉSERVER UN PAYSAGE MARITIME EXCEPTIONNEL
Le littoral situé entre la presqu’île de Quiberon, Erdeven, Plouharnel, Groix et Belle-Île constitue l’un des paysages maritimes les plus remarquables de Bretagne.
Depuis les grandes plages dunaires, l’océan et son horizon encore largement préservé constituent une composante essentielle de l’identité de ce territoire.
L’installation durable d’infrastructures industrielles de très grande dimension modifierait profondément la perception de cet espace maritime.
Un paysage naturel détruit ou profondément transformé ne peut pas être recréé quelques kilomètres plus loin.
Nous refusons que la banalisation industrielle de l’horizon marin devienne le prix nécessaire de la transition énergétique.
2. APPLIQUER UN PRINCIPE DE PRUDENCE ENVIRONNEMENTALE
Les effets environnementaux de l’éolien offshore existent et font aujourd’hui l’objet d’importants travaux scientifiques.
L’expertise scientifique collective conduite par l’Ifremer et le CNRS sur l’éolien en mer étudie notamment :
– les risques de collision pour l’avifaune ;
– les effets de barrière sur les déplacements des espèces ;
– les modifications des habitats marins ;
– les émissions sonores ;
– les modifications des fonds marins ;
– l’introduction de substrats artificiels ;
– les interactions avec les activités de pêche ;
– les effets cumulés de plusieurs installations.
Cette expertise souligne également que certains phénomènes sont encore insuffisamment documentés et que les connaissances relatives à l’éolien flottant sont beaucoup moins importantes que celles disponibles pour les éoliennes posées.
Nous estimons qu’un territoire exceptionnel ne doit pas devenir un laboratoire industriel grandeur nature tant que les conséquences à long terme de tels déploiements ne sont pas suffisamment établies.
3. PROTÉGER UN LITTORAL ET DES ÉCOSYSTÈMES REMARQUABLES
Les côtes du Morbihan et les îles voisines accueillent de nombreux espaces protégés et une biodiversité marine et littorale remarquable.
L’enjeu ne se limite pas à l’emplacement des éoliennes.
Les infrastructures nécessaires au transport de l’électricité concernent également la côte et l’intérieur des terres.
Le raccordement soumis actuellement à enquête publique comprend notamment un atterrage à Kerhillio, sur la commune d’Erdeven, puis des liaisons traversant Erdeven, Plouharnel, Ploemel, Locoal-Mendon, Brec’h et Pluvigner.
Il est donc nécessaire d’évaluer le projet comme un ensemble : parc industriel en mer, ancrages, câbles sous-marins, atterrage, liaisons terrestres, postes électriques et travaux associés.
4. PROTÉGER LE TOURISME ET LES ACTIVITÉS MARITIMES
Ce territoire vit aussi grâce à son environnement.
Surf, voile, plaisance, randonnée, pêche, baignade et tourisme sont indissociables de l’image d’un littoral encore préservé.
Plouharnel et Erdeven sont particulièrement connues pour leurs grandes plages, leurs dunes et leur caractère sauvage.
Cette valeur paysagère a également une valeur économique.
Avant de transformer durablement l’horizon, il convient donc d’évaluer sérieusement les conséquences possibles sur l’attractivité touristique et sur les différentes activités utilisant la mer.
5. NE PAS CONFONDRE PUISSANCE INSTALLÉE ET PRODUCTION PERMANENTE
Les quelque 750 MW annoncés correspondent à une puissance maximale installée.
Une éolienne ne produit pas en permanence à sa puissance nominale.
Sa production dépend des conditions de vent et varie donc dans le temps.
Cette variabilité n’empêche pas l’éolien de contribuer au système électrique, mais elle signifie que 750 MW d’éoliennes ne sont pas équivalents à 750 MW d’une production pilotable disponible à la demande.
La question du projet Bretagne Sud doit donc être examinée en considérant sa production annuelle réelle, son facteur de charge, les besoins du réseau, les moyens de flexibilité nécessaires et les alternatives disponibles.
6. LA SITUATION ÉLECTRIQUE FRANÇAISE MÉRITE UN VRAI DÉBAT
La France possède déjà une particularité majeure : grâce principalement au nucléaire, à l’hydraulique et aux énergies renouvelables, son électricité est très largement décarbonée.
Dans les prochaines décennies, la consommation électrique pourrait néanmoins augmenter avec le développement des véhicules électriques, des pompes à chaleur, de l’industrie électrique et de la production d’hydrogène.
Nous ne prétendons donc pas que la France n’aura besoin d’aucune nouvelle capacité de production.
Nous demandons autre chose :
que chaque projet soit évalué au regard de son utilité réelle, de son coût complet, des alternatives possibles et de ses conséquences environnementales et paysagères.
La nécessité générale d’augmenter la production électrique française ne peut pas constituer à elle seule une justification suffisante pour implanter n’importe quelle infrastructure n’importe où.
7. POUR UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE QUI PROTÈGE AUSSI LES PAYSAGES
Le débat n’oppose pas ceux qui souhaitent sauver le climat à ceux qui souhaiteraient préserver les paysages.
Nous devons faire les deux.
Une politique écologique cohérente doit rechercher la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en protégeant la biodiversité, les paysages et les territoires.
Nous demandons donc :
– l’abandon des deux projets de parcs éoliens flottants Bretagne Sud actuellement prévus ;
– l’examen transparent des alternatives énergétiques permettant d’éviter l’industrialisation de ce secteur maritime ;
– la prise en compte réelle des impacts paysagers cumulés depuis Belle-Île, Groix, Quiberon, Erdeven et Plouharnel ;
– l’application d’un principe de prudence concernant les effets encore insuffisamment connus de l’éolien flottant sur les écosystèmes ;
– une véritable prise en compte des activités touristiques, nautiques, halieutiques et sportives ;
– et un débat public dépassant la seule question du raccordement électrique pour s’interroger sur l’opportunité même du projet.
Nous sommes favorables à la transition énergétique.
Mais nous refusons qu’elle conduise à sacrifier l’un des horizons maritimes les plus emblématiques de Bretagne.
La mer de Bretagne Sud appartient à notre patrimoine naturel commun.
Protégeons-la.
Demandons l’abandon des projets éoliens flottants Bretagne Sud.
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Pétition lancée le 19 août 2026