

Non au massacre injustifiable de la forêt de l'Isle-Adam


Non au massacre injustifiable de la forêt de l'Isle-Adam
Le problème
>>> VALIDEZ VOTRE SIGNATURE PAR MAIL <<< Après avoir signé vous recevrez un mail avec un lien de confirmation. Il faut cliquer dessus sinon votre signature ne sera pas prise en compte.
______ En bref :
> La parcelle 88, constitué de résineux, située entre le centre équestre de Maffliers et le haut de Montsoult va être rasée.
> Les coupes sur d'autres parcelles sont massives et détruisent la forêt. La quantité de bois prélevé est supérieure aux capacités de régénération de la forêt, laissant une forêt dépeuplée.
> Les vieux arbres, qui mettent plusieurs décennies à être remplacés, on presque tous été abattus. Avant 1993 les arbres âgés de 90 à 180 ans représentaient plus de 80% de la forêt. Aujourd'hui ces arbres sont minoritaires.
> Les zones de coupes rases s'accumulent au cours des années et leur régénération est un échec.
______ Plus de précisions :
- L'ONF est en train de raser la forêt
La forêt de l'Isle-Adam, notamment la portion proche de la ville de Montsoult est menacée ! Cette année le nombre d'arbres marqués pour la coupe dépasse toute mesure ! La défiguration de la forêt a déjà commencé. Nous allons perdre toute une partie de la forêt. L'ONF a prévu de récolter 6,7 m3/ha/an sur la période 2008-2027 alors qu'elle estime la production biologique de bois à 4,7 m3/ha/an ! A titre de comparaison les récoltes effectuées sur la période 1993-2007 étaient de 2,32m³/ha/an.
- Des dégâts irrécupérables
Des arbres vieux de plusieurs décennies sont abattus en grande quantité à une vitesse supérieure aux possibilités de régénération de la forêt. Les résultats sont indéfendables.
Avant 1993 les arbres âgés de 90 à 180 ans représentaient plus de 80% de la forêt !
Nous voyons la forêt se transformer depuis des années pour être de plus en plus dépouillée ! La coupe des vieux arbres résulte en des zones de foisonnement de mini-troncs au diamètre réduit. Cela ne remplace absolument pas les arbres perdus ! Ces coupes ne sont PAS raisonnables. L'abattage de nombreux grands arbres provoque un assèchement du sol qui empêche la repousse d'autres arbres.
À force de prélever des arbres pour vendre leur bois la forêt est devenue ridiculement peu dense en arbres. Le prélèvement d'arbres ne se fait pas que dans des zones de coupes rases. Il se fait aussi de manière plus diffuse. La densité en arbres est déjà diminuée par ces coupes. Cette année la densité va encore diminuer (et drastiquement).
- La forêt est en train d'être transformée en un parc... plein de souches d'arbres morts
Les zones ciblées par les bûcherons il y a plusieurs années ne ressemblent plus, même aujourd'hui, à des parcelles de forêts. Ce sont des clairières de ronces. Même après 5 ans ces zones n'évoluent pas et ne redeviennent pas des zones de forêt. Année après année, zone après zone, les dégâts sont de plus en plus étendus ! C'est une destruction progressive. Bientôt il y aura plus de souches que d'arbres dans cette forêt ! Cette année en particulier le nombre d'arbres qui vont être supprimés est largement supérieur aux années précédentes. La petite parcelle de résineux proche du centre équestre va être entièrement rasée.
Si vous vous promenez dans cette forêt vous avez sûrement remarqué qu'elle évolue vers une dégradation évidente !
Combien de décennies encore avant qu'il soit reconnu que ce qu'il se passe est NOCIF ? Faut-il que 100% de la forêt soit détruite depuis plus de 50 ans pour qu'on reconnaisse que couper tous les arbres mène à la disparition de la forêt ?
Malgré les beaux discours de gestion durable, le mal est fait sur plusieurs parcelles et le constat de l'évolution de ces parcelles montre les résultats destructeurs de cette gestion "durable".
- A l'echelle nationnale
D'après le Rapport de la Cour des comptes L’OFFICE NATIONAL DES FORÊTS ET LE DÉFI DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE, publié en Septembre 2024 :
« Le changement climatique provoque des dépérissements croissants et parfois massifs des arbres, le développement d’attaques parasitaires et des incendies d’ampleur. En 2020, l’ONF estimait ainsi que les surfaces détruites et à reconstituer dans les forêts domaniales s’établissaient à 25 000 ha, répartis sur plus de 71 200 ha. En 2021, un nouveau décompte établi par l’établissement faisait état de 50 000 ha sinistrés dans les autres forêts publiques (non domaniales). Le changement climatique a également pour conséquence un ralentissement global de la croissance des peuplements forestiers.
Les besoins en travaux de reconstitution des forêts sinistrées par les dépérissements induits par le changement climatique sont massifs et croissants. »
En dépit de ces constats l’État continue d’imposer des objectifs commerciaux à l’ONF tellement importants qu’ils «ont rarement été atteints, notamment en forêts domaniales. »
- Agissons-avant qu'il ne soit trop tard
Opposons-nous à cette gestion catastrophique qui est en train de détruire la forêt ! Nous devons agir maintenant pour mettre fin à ces coupes abusives et préserver notre forêt pour nous et les générations futures.
Si l'état de la forêt dans ces zones vous a écœuré, signez cette pétition pour exiger que des mesures soient prises pour protéger la forêt de l'Isle-Adam et pour combattre la déforestation. Nous pouvons utiliser nos voix pour faire pression sur les institutions politiques qui financent l'ONF.
- Nous sommes nombreux à être contre
Partagez cette pétition pour lui donner du poids et permettre d'essayer d'empêcher la perte irréversible de la forêt de l'Isle-Adam. C'est la meilleure chose que vous puissiez faire : PARTAGER ! C'est urgent ! Les bûcherons sont dans la forêt presque tous les jours en ce moment.
>>> PARTAGEZ CETTE PÉTITION A UNE OU DEUX PERSONNES <<<
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______ Quelques chiffres :
- Arrêté d’aménagement de la forêt domaniale de l'Isle-Adam pour la période 2008-2027, fait le 18 février 2013 :
Exemplaire destiné à la mise à disposition du public, consultable via le lien : https://www.onf.fr/++amgt++A000104Z/++zfiles++3b96ad22
La forêt domaniale de l’Isle Adam s’étend sur une surface de : 1547,57 ha.
59,79 ha sont constitués de vides non-boisables (étangs, mares, landes, marais, pelouse,…) et seront laissés en l’état.
321,73 ha feront l’objet d’un coupe définitive (20% de la surface de la forêt)
908,22 ha seront parcourus par des coupes selon une rotation variant de 9 à 15 ans. (58 % de la surface de la forêt)
57,39 ha seront laissés en croissance libre durant la période. (3,7% de la surface de la forêt)
63,27 ha seront nouvellement ouvert en régénération (4,1 % de la surface de la forêt)
225 ha feront l’objet de travaux de plantation (14,5% de la surface de la forêt)
Selon ces chiffres il y aura plus de coupe que de plantation. De plus, rappelons qu’un jeune arbre n’est pas l’équivalent d’un vieil arbre : ni en terme de fixation du CO2, ni au niveau de son rôle dans l’écosystème (faune et flore).
Par ailleurs, rappelons que lors de l’aménagement précédent (1993-2007) sur les 170 ha prévus à régénérer, seulement 87,49 ha ont été effectivement régénérés (soit seulement 51% de l'objectif initial). Pour que la régénération soit considérée comme réellement acquise les semis ou plants doivent avoir une hauteur moyenne supérieure à 1,50m seulement. (https://www.iasef.fr/pdf/plan-de-gestion-isle-adam.pdf Les parcelles sont donc considérées comme régénérées lorsqu'elles sont couverte d'arbres extrêmement jeunes. De plus, la réussite de la régénération des parcelles n'est absolument pas garantie (49% d'échec au cours de l'aménagement précédent).
- Fiche synthétique concernant la forêt domaniale de l’Isle-Adam : ( Edition du 28/11/2017)
Disponible sur le site de l’ONF, via le lien : https://www.onf.fr/++amgt++A000104Z/++zfiles++f7caa06
Période d’application : 2008-2027
Production biologique estimée sur surface en sylviculture de production : 4,7 m3/ha/an
Récoltes prévisibles sur la durée d'aménagement sur surface en sylviculture de production : 6,7 m3/ha/an
Les récoltes prévues sont donc largement supérieures aux capacités de production de la forêt.
A titre de comparaison les récoltes effectuées sur la période 1993-2007 étaient de 2,32m³/ha/an. (https://www.iasef.fr/pdf/plan-de-gestion-isle-adam.pdf
De plus l'estimation de la production biologique est probablement supérieure à la production réelle : Compte tenu de leur durée d’application (entre 15 et 20 ans), de nombreux documents de gestion forestière actuellement en vigueur ont été établis sur la base d’une production biologique estimée,
supérieure à celle désormais observée. [Cela à cause] des forêts sinistrées par les dépérissements induits par le changement climatique. https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-09/20240919-ONF-au%20defi-de-la-transition-ecologique.pdf pages, 23, 26, 27
_
Futaie régulière dont conversion en futaie régulière 1 399,37 ha (90 % de la surface totale de la forêt, soit 94 % de la surface boisée)
Futaie irrégulière dont conversion en futaie irrégulière 89,40 ha (5,8 % de la surface de la forêt)
Les futaies régulières consistent à « conserver des arbres d’âges sensiblement identiques, dans une parcelle déterminée. Dans ces futaies, des coupes "d’amélioration" sont réalisées tous les 6 à 12 ans. […] Une technique sylvicole qui répond aux besoins de la société en bois (parquets, charpentes, tonnellerie…). [https://www.onf.fr/onf/%2B/1167::la-futaie-reguliere-et-irreguliere.html Ce type d’aménagement est réalisé uniquement pour favoriser la vente du bois.
_
D’après des documents en lien avec l’aménagement précédent celui de 1993-2007 les peuplements âgés de 90 à 180 ans étaient très majoritaires (plus de 80 % de la forêt).
source : https://www.iasef.fr/pdf/plan-de-gestion-isle-adam.pdf
Aujourd’hui il suffit de faire deux pas dans la forêt pour se rendre compte que cette population a été massacrée ces trente dernières années. Ces arbres sont devenus minoritaires.
_
Les hêtres atteignent leur maturité biologique aux alentours de 250 ans et les chênes à plus de 400 ans. Les arbres n’arrivent donc pas à un stade de vieillissement, ils sont abattus dès qu’ils peuvent servir à la construction, ou encore au chauffage, alors qu’ils sont indispensables pour la santé des forêts. Sans eux, ces dernières sont appauvries et deviennent vulnérables aux aléas climatiques et perdent beaucoup en termes de biodiversité. Entre 20 et 40% de la biodiversité forestière dépend à un moment de sa vie des vieux arbres et du bois mort.
source : https://biodiversite-foret.fr/2021/05/04/limportance-des-vieux-arbres-et-du-bois-mort-en-foret/
- Rapport de la Cour des comptes L’OFFICE NATIONAL DES FORÊTS ET LE DÉFI DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
Rapport public thématique
Septembre 2024
Consultable via le lien : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-09/20240919-ONF-au%20defi-de-la-transition-ecologique.pdf
Depuis 2018, les périodes de stress hydrique induites par le changement climatique [provoque des] dépérissements croissants et parfois massifs de peuplements, développement d’attaques parasitaires ou incendies d’ampleur (comme en 2022).
En 2020, l’ONF estimait ainsi que les surfaces détruites et à reconstituer dans les forêts domaniales s’établissaient à 25 000 ha, répartis sur plus de 71 200 ha, soit un taux moyen de dégâts dans les parcelles touchées d'un peu plus de 30 %. Dans les autres forêts publiques, les surfaces à reconstituer s’établissaient alors à 11 500 ha. Fin 2021, un nouveau décompte établi par l’établissement faisait état de 50 000 ha sinistrés dans les forêts publiques nécessitant des travaux de reconstitution, soit une hausse de plus de 30 % en moins de deux ans.
Le changement climatique a également pour conséquence un ralentissement global de la croissance des peuplements forestiers. La production biologique annuelle des forêts publiques françaises, est ainsi estimée en moyenne à 21,8 Mm3 par an entre 2013 et 2021, contre 23,3 Mm3 entre 2005 et 2013, soit une baisse de 6,5 % malgré une surface en légère hausse ( + 3,8 %).
Les besoins en travaux de reconstitution des forêts sinistrées par les dépérissements induits par le changement climatique sont massifs et croissants.
La baisse de la production biologique des forêts réduit la ressource en bois mobilisable pour les propriétaires forestiers et complique la planification des récoltes.[]Les objectifs commerciaux assignés à l’établissement [(l’ONF)] en matière de vente de bois dans les contrats État-ONF baissent depuis 2013. Ils sont par ailleurs en décalage avec la réalité de la production puisqu’ils ont rarement été atteints, notamment en forêts domaniales.
Objectifs commerciaux assignés à l’ONF par l’État :
En forêts domaniales : 6,8 Mm3 à horizon 2016 (volumes vendus), 6,5 Mm3 à horizon 2020 et 5,2 Mm3 en moyenne sur la période 2021-2025 (volumes mis en vente).
En autres forêts publiques : 9,3 Mm3 à horizon 2016, 8,5 Mm3 à horizon 2020 et 7,4 Mm3 en moyenne sur la période 2021-2025.

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Le problème
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______ En bref :
> La parcelle 88, constitué de résineux, située entre le centre équestre de Maffliers et le haut de Montsoult va être rasée.
> Les coupes sur d'autres parcelles sont massives et détruisent la forêt. La quantité de bois prélevé est supérieure aux capacités de régénération de la forêt, laissant une forêt dépeuplée.
> Les vieux arbres, qui mettent plusieurs décennies à être remplacés, on presque tous été abattus. Avant 1993 les arbres âgés de 90 à 180 ans représentaient plus de 80% de la forêt. Aujourd'hui ces arbres sont minoritaires.
> Les zones de coupes rases s'accumulent au cours des années et leur régénération est un échec.
______ Plus de précisions :
- L'ONF est en train de raser la forêt
La forêt de l'Isle-Adam, notamment la portion proche de la ville de Montsoult est menacée ! Cette année le nombre d'arbres marqués pour la coupe dépasse toute mesure ! La défiguration de la forêt a déjà commencé. Nous allons perdre toute une partie de la forêt. L'ONF a prévu de récolter 6,7 m3/ha/an sur la période 2008-2027 alors qu'elle estime la production biologique de bois à 4,7 m3/ha/an ! A titre de comparaison les récoltes effectuées sur la période 1993-2007 étaient de 2,32m³/ha/an.
- Des dégâts irrécupérables
Des arbres vieux de plusieurs décennies sont abattus en grande quantité à une vitesse supérieure aux possibilités de régénération de la forêt. Les résultats sont indéfendables.
Avant 1993 les arbres âgés de 90 à 180 ans représentaient plus de 80% de la forêt !
Nous voyons la forêt se transformer depuis des années pour être de plus en plus dépouillée ! La coupe des vieux arbres résulte en des zones de foisonnement de mini-troncs au diamètre réduit. Cela ne remplace absolument pas les arbres perdus ! Ces coupes ne sont PAS raisonnables. L'abattage de nombreux grands arbres provoque un assèchement du sol qui empêche la repousse d'autres arbres.
À force de prélever des arbres pour vendre leur bois la forêt est devenue ridiculement peu dense en arbres. Le prélèvement d'arbres ne se fait pas que dans des zones de coupes rases. Il se fait aussi de manière plus diffuse. La densité en arbres est déjà diminuée par ces coupes. Cette année la densité va encore diminuer (et drastiquement).
- La forêt est en train d'être transformée en un parc... plein de souches d'arbres morts
Les zones ciblées par les bûcherons il y a plusieurs années ne ressemblent plus, même aujourd'hui, à des parcelles de forêts. Ce sont des clairières de ronces. Même après 5 ans ces zones n'évoluent pas et ne redeviennent pas des zones de forêt. Année après année, zone après zone, les dégâts sont de plus en plus étendus ! C'est une destruction progressive. Bientôt il y aura plus de souches que d'arbres dans cette forêt ! Cette année en particulier le nombre d'arbres qui vont être supprimés est largement supérieur aux années précédentes. La petite parcelle de résineux proche du centre équestre va être entièrement rasée.
Si vous vous promenez dans cette forêt vous avez sûrement remarqué qu'elle évolue vers une dégradation évidente !
Combien de décennies encore avant qu'il soit reconnu que ce qu'il se passe est NOCIF ? Faut-il que 100% de la forêt soit détruite depuis plus de 50 ans pour qu'on reconnaisse que couper tous les arbres mène à la disparition de la forêt ?
Malgré les beaux discours de gestion durable, le mal est fait sur plusieurs parcelles et le constat de l'évolution de ces parcelles montre les résultats destructeurs de cette gestion "durable".
- A l'echelle nationnale
D'après le Rapport de la Cour des comptes L’OFFICE NATIONAL DES FORÊTS ET LE DÉFI DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE, publié en Septembre 2024 :
« Le changement climatique provoque des dépérissements croissants et parfois massifs des arbres, le développement d’attaques parasitaires et des incendies d’ampleur. En 2020, l’ONF estimait ainsi que les surfaces détruites et à reconstituer dans les forêts domaniales s’établissaient à 25 000 ha, répartis sur plus de 71 200 ha. En 2021, un nouveau décompte établi par l’établissement faisait état de 50 000 ha sinistrés dans les autres forêts publiques (non domaniales). Le changement climatique a également pour conséquence un ralentissement global de la croissance des peuplements forestiers.
Les besoins en travaux de reconstitution des forêts sinistrées par les dépérissements induits par le changement climatique sont massifs et croissants. »
En dépit de ces constats l’État continue d’imposer des objectifs commerciaux à l’ONF tellement importants qu’ils «ont rarement été atteints, notamment en forêts domaniales. »
- Agissons-avant qu'il ne soit trop tard
Opposons-nous à cette gestion catastrophique qui est en train de détruire la forêt ! Nous devons agir maintenant pour mettre fin à ces coupes abusives et préserver notre forêt pour nous et les générations futures.
Si l'état de la forêt dans ces zones vous a écœuré, signez cette pétition pour exiger que des mesures soient prises pour protéger la forêt de l'Isle-Adam et pour combattre la déforestation. Nous pouvons utiliser nos voix pour faire pression sur les institutions politiques qui financent l'ONF.
- Nous sommes nombreux à être contre
Partagez cette pétition pour lui donner du poids et permettre d'essayer d'empêcher la perte irréversible de la forêt de l'Isle-Adam. C'est la meilleure chose que vous puissiez faire : PARTAGER ! C'est urgent ! Les bûcherons sont dans la forêt presque tous les jours en ce moment.
>>> PARTAGEZ CETTE PÉTITION A UNE OU DEUX PERSONNES <<<
>>> VALIDEZ VOTRE SIGNATURE PAR MAIL <<< Après avoir signé vous recevrez un mail avec un lien de confirmation. Il faut cliquer dessus sinon votre signature ne sera pas prise en compte.
______ Quelques chiffres :
- Arrêté d’aménagement de la forêt domaniale de l'Isle-Adam pour la période 2008-2027, fait le 18 février 2013 :
Exemplaire destiné à la mise à disposition du public, consultable via le lien : https://www.onf.fr/++amgt++A000104Z/++zfiles++3b96ad22
La forêt domaniale de l’Isle Adam s’étend sur une surface de : 1547,57 ha.
59,79 ha sont constitués de vides non-boisables (étangs, mares, landes, marais, pelouse,…) et seront laissés en l’état.
321,73 ha feront l’objet d’un coupe définitive (20% de la surface de la forêt)
908,22 ha seront parcourus par des coupes selon une rotation variant de 9 à 15 ans. (58 % de la surface de la forêt)
57,39 ha seront laissés en croissance libre durant la période. (3,7% de la surface de la forêt)
63,27 ha seront nouvellement ouvert en régénération (4,1 % de la surface de la forêt)
225 ha feront l’objet de travaux de plantation (14,5% de la surface de la forêt)
Selon ces chiffres il y aura plus de coupe que de plantation. De plus, rappelons qu’un jeune arbre n’est pas l’équivalent d’un vieil arbre : ni en terme de fixation du CO2, ni au niveau de son rôle dans l’écosystème (faune et flore).
Par ailleurs, rappelons que lors de l’aménagement précédent (1993-2007) sur les 170 ha prévus à régénérer, seulement 87,49 ha ont été effectivement régénérés (soit seulement 51% de l'objectif initial). Pour que la régénération soit considérée comme réellement acquise les semis ou plants doivent avoir une hauteur moyenne supérieure à 1,50m seulement. (https://www.iasef.fr/pdf/plan-de-gestion-isle-adam.pdf Les parcelles sont donc considérées comme régénérées lorsqu'elles sont couverte d'arbres extrêmement jeunes. De plus, la réussite de la régénération des parcelles n'est absolument pas garantie (49% d'échec au cours de l'aménagement précédent).
- Fiche synthétique concernant la forêt domaniale de l’Isle-Adam : ( Edition du 28/11/2017)
Disponible sur le site de l’ONF, via le lien : https://www.onf.fr/++amgt++A000104Z/++zfiles++f7caa06
Période d’application : 2008-2027
Production biologique estimée sur surface en sylviculture de production : 4,7 m3/ha/an
Récoltes prévisibles sur la durée d'aménagement sur surface en sylviculture de production : 6,7 m3/ha/an
Les récoltes prévues sont donc largement supérieures aux capacités de production de la forêt.
A titre de comparaison les récoltes effectuées sur la période 1993-2007 étaient de 2,32m³/ha/an. (https://www.iasef.fr/pdf/plan-de-gestion-isle-adam.pdf
De plus l'estimation de la production biologique est probablement supérieure à la production réelle : Compte tenu de leur durée d’application (entre 15 et 20 ans), de nombreux documents de gestion forestière actuellement en vigueur ont été établis sur la base d’une production biologique estimée,
supérieure à celle désormais observée. [Cela à cause] des forêts sinistrées par les dépérissements induits par le changement climatique. https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-09/20240919-ONF-au%20defi-de-la-transition-ecologique.pdf pages, 23, 26, 27
_
Futaie régulière dont conversion en futaie régulière 1 399,37 ha (90 % de la surface totale de la forêt, soit 94 % de la surface boisée)
Futaie irrégulière dont conversion en futaie irrégulière 89,40 ha (5,8 % de la surface de la forêt)
Les futaies régulières consistent à « conserver des arbres d’âges sensiblement identiques, dans une parcelle déterminée. Dans ces futaies, des coupes "d’amélioration" sont réalisées tous les 6 à 12 ans. […] Une technique sylvicole qui répond aux besoins de la société en bois (parquets, charpentes, tonnellerie…). [https://www.onf.fr/onf/%2B/1167::la-futaie-reguliere-et-irreguliere.html Ce type d’aménagement est réalisé uniquement pour favoriser la vente du bois.
_
D’après des documents en lien avec l’aménagement précédent celui de 1993-2007 les peuplements âgés de 90 à 180 ans étaient très majoritaires (plus de 80 % de la forêt).
source : https://www.iasef.fr/pdf/plan-de-gestion-isle-adam.pdf
Aujourd’hui il suffit de faire deux pas dans la forêt pour se rendre compte que cette population a été massacrée ces trente dernières années. Ces arbres sont devenus minoritaires.
_
Les hêtres atteignent leur maturité biologique aux alentours de 250 ans et les chênes à plus de 400 ans. Les arbres n’arrivent donc pas à un stade de vieillissement, ils sont abattus dès qu’ils peuvent servir à la construction, ou encore au chauffage, alors qu’ils sont indispensables pour la santé des forêts. Sans eux, ces dernières sont appauvries et deviennent vulnérables aux aléas climatiques et perdent beaucoup en termes de biodiversité. Entre 20 et 40% de la biodiversité forestière dépend à un moment de sa vie des vieux arbres et du bois mort.
source : https://biodiversite-foret.fr/2021/05/04/limportance-des-vieux-arbres-et-du-bois-mort-en-foret/
- Rapport de la Cour des comptes L’OFFICE NATIONAL DES FORÊTS ET LE DÉFI DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
Rapport public thématique
Septembre 2024
Consultable via le lien : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-09/20240919-ONF-au%20defi-de-la-transition-ecologique.pdf
Depuis 2018, les périodes de stress hydrique induites par le changement climatique [provoque des] dépérissements croissants et parfois massifs de peuplements, développement d’attaques parasitaires ou incendies d’ampleur (comme en 2022).
En 2020, l’ONF estimait ainsi que les surfaces détruites et à reconstituer dans les forêts domaniales s’établissaient à 25 000 ha, répartis sur plus de 71 200 ha, soit un taux moyen de dégâts dans les parcelles touchées d'un peu plus de 30 %. Dans les autres forêts publiques, les surfaces à reconstituer s’établissaient alors à 11 500 ha. Fin 2021, un nouveau décompte établi par l’établissement faisait état de 50 000 ha sinistrés dans les forêts publiques nécessitant des travaux de reconstitution, soit une hausse de plus de 30 % en moins de deux ans.
Le changement climatique a également pour conséquence un ralentissement global de la croissance des peuplements forestiers. La production biologique annuelle des forêts publiques françaises, est ainsi estimée en moyenne à 21,8 Mm3 par an entre 2013 et 2021, contre 23,3 Mm3 entre 2005 et 2013, soit une baisse de 6,5 % malgré une surface en légère hausse ( + 3,8 %).
Les besoins en travaux de reconstitution des forêts sinistrées par les dépérissements induits par le changement climatique sont massifs et croissants.
La baisse de la production biologique des forêts réduit la ressource en bois mobilisable pour les propriétaires forestiers et complique la planification des récoltes.[]Les objectifs commerciaux assignés à l’établissement [(l’ONF)] en matière de vente de bois dans les contrats État-ONF baissent depuis 2013. Ils sont par ailleurs en décalage avec la réalité de la production puisqu’ils ont rarement été atteints, notamment en forêts domaniales.
Objectifs commerciaux assignés à l’ONF par l’État :
En forêts domaniales : 6,8 Mm3 à horizon 2016 (volumes vendus), 6,5 Mm3 à horizon 2020 et 5,2 Mm3 en moyenne sur la période 2021-2025 (volumes mis en vente).
En autres forêts publiques : 9,3 Mm3 à horizon 2016, 8,5 Mm3 à horizon 2020 et 7,4 Mm3 en moyenne sur la période 2021-2025.

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Pétition lancée le 15 mars 2025