Non au manque de respect des professionnels en santé envers les sages-femmes et les femmes

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DIRECTIVE CLINIQUE DES FEMMES aux membres du collège des médecins et  l'Ordre des infirmières et infirmiers.

« J’ai peur des médecins… ils font des saignées! » Vous en conviendrez, cette phrase n’a pas de sens en 2018! Une personne œuvrant dans un domaine de la santé qui utiliserait cet argument pour décourager quelqu’un de consulter un médecin en 2018 serait considérée comme non professionnelle. Son attitude serait hautement discutable du point de vue éthique et il se ferait probablement fortement réprimander par son ordre.

Comment se fait-il qu’encore aujourd’hui, des médecins et des infirmières affirment de telles choses au sujet des sages-femmes? Une profession légale et bien encadrée depuis près de 20 ans. Une profession intégrée au panier de service en santé du gouvernement et couvert par la RAMQ.

Dire que les sages-femmes sont dangereuses c’est, pour reprendre les termes d’Hélène Laforce, historienne, une erreur d’interprétation historique qui substitue l’époque à la fonction. Ça n’a pas plus de sens que de dire qu’on a peur des médecins parce qu’ils ne se lavent pas les mains avant un accouchement! C’est une chose du passé. Révolue. Inapplicable de nos jours.

Il est clairement stipulé qu’un professionnel de la santé n’a pas le droit de médire ou discréditer un autre praticien, quelle que soit son opinion. Comment se fait-il qu’encore régulièrement, des femmes rapportent que leur médecin ou leur infirmière leur fasse un commentaire sur leur choix d’être suivie par une sage-femme? Pire, il y a des médecins qui vont jusqu’à accuser directement les mères de mettre ou d’avoir mis leur bébé en danger et utilisent leur position d’autorité en matière de santé, pour ridiculiser une pratique qu’ils comprennent mal. Il y a même des infirmières qui vont retarder l'accès à un gynécologue en réponse au choix qu'ont fait ces mères.

Nous, les femmes, demandons au Collège des médecins du Québec de faire circuler parmi ses membres la directive suivante :

Puisque selon le chapitre III de l’article 87 du code des professions de la loi médicale stipule que :

  • SECTION I QUALITÉ DE LA RELATION PROFESSIONNELLE
    23. Le médecin ne peut refuser d'examiner ou de traiter un patient pour des raisons reliées à la nature d’une déficience ou d’une maladie ou au contexte dans lequel cette déficience ou cette maladie présentée par ce patient est apparue ou pour des raisons de race, de couleur, de sexe, de grossesse, d'état civil, d'âge, de religion, d'origine ethnique ou nationale ou de condition sociale de ce patient ou pour des raisons d'orientation sexuelle, de moeurs, de convictions politiques ou de langue.
    D. 1213-2002, a. 23; D. 1113-2014, a. 5
  •  SECTION II LIBERTÉ DE CHOIX
    26. Le médecin doit reconnaître le droit du patient de consulter un confrère, un autre professionnel ou une autre personne compétente. Il ne doit en aucune façon porter atteinte au libre choix exercé par le patient.
    D. 1213-2002, a. 26.
  •  SECTION VII.I PUBLICITÉ ET DÉCLARATIONS PUBLIQUES
    88.0.1. Le médecin qui s'adresse au public doit communiquer une information factuelle, exacte et vérifiable. Cette information ne doit contenir aucune déclaration de nature comparative ou superlative dépréciant ou dénigrant un service ou un bien dispensé par un autre médecin ou d'autres professionnels
    D. 550-2010, a. 2.
  •   SECTION X RELATIONS AVEC LES CONFRÈRES ET AUTRES PROFESSIONNELS
    110. Le médecin ne doit pas, à l'égard de quiconque est en relation avec lui dans l'exercice de sa profession, notamment un confrère ou un membre d'un autre ordre professionnel, le dénigrer, abuser de sa confiance, l'induire volontairement en erreur, surprendre sa bonne foi ou utiliser des procédés déloyaux.
    D. 1213-2002, a. 110.112.1.

    112.1. Le médecin doit collaborer avec les autres professionnels de la santé et les autres personnes habilitées dans la prestation de soins de santé à un patient.
    D. 1113-2014, a. 25

Le collège des médecins rappelle à ses membres qu’ils doivent, en tout temps, et inconditionnellement, respecter les sages-femmes et celles qui font appel à elles et, qu’en parallèle, ils se mettent à jour en ce qui a trait à leur connaissance historique sur l’évolution de la pratique sage-femme."


Un texte semblable sera rédigé à l'intention de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec avec la mention de ces articles de leur code de déontologie:

  • SECTION I DEVOIRS INHÉRENTS À L’EXERCICE DE LA PROFESSION
    5. L’infirmière ou l’infirmier doit respecter le droit du client de consulter une autre infirmière ou un autre infirmier, un autre professionnel du domaine de la santé ou toute autre personne de son choix.

    29. L’infirmière ou l’infirmier doit agir avec respect envers le client, son conjoint, sa famille et les personnes significatives pour le client.

    30.L’infirmière ou l’infirmier doit respecter, dans les limites de ce qui est généralement admis dans l’exercice de la profession, les valeurs et les convictions personnelles du client.
  • SECTION II RELATION ENTRE L’INFIRMIÈRE OU L’INFIRMIER ET LE CLIENT
    36. L’infirmière ou l’infirmier doit s’abstenir de tenir ou de participer à des conversations indiscrètes, incluant dans les réseaux sociaux, au sujet d’un client et des services qui lui sont rendus.
  •  SECTION III QUALITÉ DES SOINS ET DES SERVICES
    46. L’infirmière ou l’infirmier ne peut refuser de collaborer avec les professionnels du domaine de la santé qui donnent des soins, des traitements ou des services nécessaires au bien-être du client.
  •  SECTION IV RELATIONS AVEC LES PERSONNES AVEC LESQUELLES L’INFIRMIÈRE OU L’INFIRMIER EST EN RAPPORT DANS L’EXERCICE DE SA PROFESSION
    48. L’infirmière ou l’infirmier ne doit pas, à l’égard de toute personne avec laquelle il est en rapport dans l’exercice de sa profession, poser un acte ou avoir un comportement intimidant ou menaçant susceptible de compromettre la qualité des soins ou la confiance du client ou du public envers la profession



    En signant cette pétition, vous participerez au dépôt d'une plainte collective d'envergure qui, nous en sommes certaines, va apporter des changements positifs en périnatalité.


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