Non au bénévolat dans les médias et dans l'édition

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Il s’agit de combattre le bénévolat dans les journaux en ligne et dans les webzines, pour qui, pour la plupart d’entre eux, il existe pourtant des recettes publicitaires. C’est excessivement dangereux, non seulement pour le média concerné, mais également pour le journaliste en ligne.

De plus, le bénévolat, suppose qu’il n’y a aucune rigueur professionnelle, non seulement de la part du journal qui accepte n’importe quoi, mais aussi de la part du rédacteur : on voit poindre des plagiats, de fausses informations, des rumeurs non confirmées, des papiers ‘’vengeurs’’, des papiers ‘’diffamatoires’’…

Et, ce bénévolat-là ne protège, ni le journaliste, ni son média face à des menaces qui pourraient être proférées à la suite d’informations réelles, mais ‘’déplaisantes’’ pour certains groupes d’intérêts et certains gouvernements.

Sachant qu’on peut devenir journaliste grâce à une expérience professionnelle, sans pour autant passer obligatoirement par une école de formation, il devient excessivement urgent qu’un statut du web-journaliste et et un statut du webzine soient crées, interdisant impérativement tout bénévolat, instaurant obligatoirement une politique rédactionnelle claire, une déontologie et une éthique, imposant un véritable contrat de travail avec toutes les conséquences sociales et salariales que cela suppose ! Si ces conditions sont respectées, tout ira mieux pour cette presse en ligne.

En ce qui concerne la publication de livres édités ‘’à compte d’auteur’’ par des maisons d’édition, et un parallèle peut être fait avec le bénévolat dans la presse en ligne et dans les webzines, elle est tout à fait légale en France, comme le précise Frédéric Valandré (1) dans son papier « Enquête sur le compte d’auteur »(2) : « la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique que le compte d’auteur va bénéficier d’une définition légale (article 49 de ladite loi, repris dans l’article L. 132-2 du Code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992). ».

La publication des livres publiés ‘’à compte d’auteur’’, c’est, malgré sa légalité totale en France, c’est, malgré le vide profond qu’il comble pour beaucoup d’auteurs qui n’arrivent pas à trouver un éditeur, une arnaque commise contre le travail artistique des auteurs. 

Bien entendu, bien que je la considère bien moins arnaqueuse que la publication des livres ‘’à compte d’auteur’’,parce qu’elle respecte malgré tout le travail artistique des auteurs, il conviendrait également d’interdire également la publication de livres  ‘’à compte participatif’’(3).

En effet, la publication des livres ‘’à compte d’éditeur’’ est préférable à plus d’un titre.L’auteur de l’œuvre est protégé par son statut d’auteur, son éditeur l’est également par son statut d’éditeur, comme c’est le cas pour un journaliste salarié et un propriétaire de média.

A titre d’exemple, Salman Rushdie (4), aurait-il pu être protégé efficacement face à la fatwa de mort qui le frappe, s’i son livra avait été publié ‘’à compte d’auteur’’ ? En aurait-il été de même pour son éditeur, pour ses traducteurs ? Non, car, l’auteur, devant tout assurer, promotion ‘’presse’’, promotion ‘’commerciale’’, etc…, se retrouve bien seul et bien isolé puisque l’éditeur ne se considère plus, lui qui a reçu de l’argent pour sa ‘’prestation’’ fût-elle d’excellente qualité, comme étant responsable de son auteur !

Alors, et c’est là que le parallèle intervient encore, le journaliste, s’il n’est pas rémunéré, n’est pas protégé efficacement contre toutes atteintes à son intégrité. Et, il en est de même pour le média qui le publie, car, lui aussi, n’est pas protégé.

Un statut de l’auteur s’impose ! Pour cela, il conviendrait d’aider efficacement tous les éditeurs de livre en leur permettant de diffuser les œuvres qu’ils publient chez les grands majors de la distribution en librairie ! Est-il normal que les grands éditeurs aient pignon sur rue alors que d’autres périclitent, ce, malgré l’évidente qualité de leurs auteurs ? La réponse, à mon sens, est « Non ! ».

Comme je l'ai écrit plus haut, un statut du web-journaliste s’impose, sachant qu’il doit pouvoir obtenir la qualité pleine et entière de journaliste, et, de surcroît, la carte nationale d’identité de journaliste. Un statut de patron de patron de webzine s’impose. Est-il normal que certains se servent gratuitement de la notoriété d’auteurs, au prétexte qu’il s’agit d’une règle non écrite instaurant ‘’le bénévolat’’ ? La réponse, à mon sens, est « Non ! ».

Peut-être, faudrait-il revoir la ‘’gratuité’’ totale dans la lecture des articles publiés sur les webzines, comme c’est actuellement le cas sur bon nombre d’entre eux ? Là aussi, le débat reste posé, d’autant qu’il existe, pour beaucoup de médias en ligne, des recettes publicitaires.

 

Pour terminer, cela fait débat et cela fera débat ! Mais, il est temps que les choses changent et que la qualité d’un travail, que la qualité d’une œuvre artistique, que la propriété intellectuelle soient respectées !

 

(1) Frédéric Valandré  est l'auteur de  « France Intox »  et « Justice mise en examen », Editions Underbahn ; « Justice criminelle : dossiers brûlants  », TATAMIS

(2) http://come4news.com/enquete-sur-le-compte-dauteur/

(3)  L’auteur peut payer pour la publication de photos, pour la maquette ; cependant, contrairement à ce qui est pratiqué dans la publication ‘’à compte d’auteur’’, il perçoit ses droits d’auteur, les promotions ‘’commerciale’’ et ‘’presse’’ sont prises en charge par l’éditeur et il en est de même pour les mises en place en librairie.. 

(4) Auteur des « Les Versets sataniques »

 

 



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