

NON A LA VIDÉO SURVEILLANCE DANS LE JURA , COMME AILLEURS


NON A LA VIDÉO SURVEILLANCE DANS LE JURA , COMME AILLEURS
Le problème
NON À LA VIDÉO SURVEILLANCE
DANS LE JURA, COMME AILLEURS !
Au moment où le ministre de l’Intérieur tente d’imposer son nouveau projet de loi sécuritaire nommé « Ripost » – composé d’une série de mesures liberticides telles que la généralisation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) jusqu’à fin 2030, ou la possibilité de fouilles sans réquisition du procureur –, le Conseil Départemental du Jura continue sa fuite en avant dans le tout-sécuritaire avec son projet de centre départemental de supervision de la vidéoprotection adossé à l’intelligence artificielle (Le Progrès, 15 mai 2026).
Alors qu’on nous rabâche qu’il n’y a plus d’argent pour nos services publics ruraux, le Département annonce un budget prévisionnel de 500 000 euros pour ce centre. Pour nous faire accepter cette surveillance automatisée, on nous promet la détection d’incendies, de trous sur les routes, d’arbres sur la chaussée, ... Un bel écran de fumée !
Les dirigeants utilisent la peur pour faire prospérer une vision autoritaire de la sécurité dans l’espace public. Sans cesse gonflée, cette peur s’alimente du matraquage médiatique des faits divers, et se matérialise par l’omniprésence des dispositifs de surveillance. Un vrai cercle vicieux se met donc en place dans lequel plus l’arsenal répressif est visible, plus la population a peur, et plus les sondages valident cette angoisse.
Pourtant, l’État se refuse à produire toute forme d’évaluation de la vidéosurveillance et les rares études indépendantes menées sur le sujet pointent toutes vers son inefficacité et le caractère dérisoire du rapport coût/bénéfice.
La VSA ne cherche en effet pas à résoudre la délinquance, elle sert à nourrir un sentiment d’insécurité permanent. Tout comme la vidéosurveillance traditionnelle, la VSA est un mirage technologique à vocation électoraliste. Elle sert d’alibi à des élus locaux pour donner l’illusion d’une action concrète face à la délinquance ou aux troubles à l’ordre public.
Le choix de recourir à la VSA est aussi profondément antidémocratique. En plus d’être rarement rendu public, il est imposé aux habitant·es des communes : il n’y a en général ni débat ni vote auprès de leurs habitants afin de décider collectivement de mettre en place ou non une telle technologie, alors même qu’elle constitue une réelle intrusion dans leur vie en conditionnant l’exercice de leurs libertés.
NOUS DEMANDONS L’ARRÊT IMMÉDIAT DE CE PROJET
Nous voulons imaginer ensemble des futurs émancipateurs.
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Le problème
NON À LA VIDÉO SURVEILLANCE
DANS LE JURA, COMME AILLEURS !
Au moment où le ministre de l’Intérieur tente d’imposer son nouveau projet de loi sécuritaire nommé « Ripost » – composé d’une série de mesures liberticides telles que la généralisation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) jusqu’à fin 2030, ou la possibilité de fouilles sans réquisition du procureur –, le Conseil Départemental du Jura continue sa fuite en avant dans le tout-sécuritaire avec son projet de centre départemental de supervision de la vidéoprotection adossé à l’intelligence artificielle (Le Progrès, 15 mai 2026).
Alors qu’on nous rabâche qu’il n’y a plus d’argent pour nos services publics ruraux, le Département annonce un budget prévisionnel de 500 000 euros pour ce centre. Pour nous faire accepter cette surveillance automatisée, on nous promet la détection d’incendies, de trous sur les routes, d’arbres sur la chaussée, ... Un bel écran de fumée !
Les dirigeants utilisent la peur pour faire prospérer une vision autoritaire de la sécurité dans l’espace public. Sans cesse gonflée, cette peur s’alimente du matraquage médiatique des faits divers, et se matérialise par l’omniprésence des dispositifs de surveillance. Un vrai cercle vicieux se met donc en place dans lequel plus l’arsenal répressif est visible, plus la population a peur, et plus les sondages valident cette angoisse.
Pourtant, l’État se refuse à produire toute forme d’évaluation de la vidéosurveillance et les rares études indépendantes menées sur le sujet pointent toutes vers son inefficacité et le caractère dérisoire du rapport coût/bénéfice.
La VSA ne cherche en effet pas à résoudre la délinquance, elle sert à nourrir un sentiment d’insécurité permanent. Tout comme la vidéosurveillance traditionnelle, la VSA est un mirage technologique à vocation électoraliste. Elle sert d’alibi à des élus locaux pour donner l’illusion d’une action concrète face à la délinquance ou aux troubles à l’ordre public.
Le choix de recourir à la VSA est aussi profondément antidémocratique. En plus d’être rarement rendu public, il est imposé aux habitant·es des communes : il n’y a en général ni débat ni vote auprès de leurs habitants afin de décider collectivement de mettre en place ou non une telle technologie, alors même qu’elle constitue une réelle intrusion dans leur vie en conditionnant l’exercice de leurs libertés.
NOUS DEMANDONS L’ARRÊT IMMÉDIAT DE CE PROJET
Nous voulons imaginer ensemble des futurs émancipateurs.
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Pétition lancée le 20 mai 2026