Compte rendu de l'action du 14 avril
Merci à toutes les personnes qui ont répondu à l'appel du collectif à assister à la réunion du conseil communautaire du 14 avril. Cette action aura permis de montrer que nous ne lâchons pas l’affaire et surtout d’exposer à tous les élus communautaires présents les raisons de notre mécontentement.
Au début de la séance,le président de la CCLLA nous a donné la parole en nous précisant bien qu'une seule personne pourrait s’exprimer et qu’aucun débat ne serait engagé puisque ce n’était pas prévu à l’ordre du jour de cette réunion.
Au nom du collectif notre coordonnateur a fait une déclaration rappelant notre opposition à cette redevance que nous qualifions de contre-productive, infantilisante, punitive, injuste socialement et aberrante sur le plan de l’hygiène publique en développant nos arguments pour chacun de ces qualificatifs.
Le président y a répondu par une allocution vraisemblablement préparée d’avance, en précisant que la réduction des déchets est une nécessité incontournable d’un point de vue environnemental (ce que nous ne contestons pas) et qu'il n'était pas question de revenir sur cet objectif (ce que nous ne demandons pas non plus). Il a affirmé que depuis le 1er janvier, une baisse importante du volume récolté avait été constatée allant jusqu’à 25 % sur les emballages recyclables. Il en déduit le caractère réellement incitatif de cette redevance et donc son bien-fondé. Il nous a été également précisé que le SMITOM ayant fusionné au 1er janvier avec trois autres syndicats pour créer 3RD’Anjou, les tarifs pratiqués sur l’ensemble de ce nouveau territoire devront être harmonisés dès l’an prochain (ça promet…). Enfin il a affirmé que parmi les 4 élus de la CCLLA qui avaient voté contre cette nouvelle redevance, 2 s’y opposaient, comme nous, au motif que le nombre de levées comprises dans le forfait était trop faible ; mais que les 2 autres auraient souhaité au contraire que ce nombre soit encore plus réduit (nous laisserons le soin aux élus visés de rectifier si nécessaire…).
Nous ne pouvions pas répondre puisque tout débat était interdit d’avance ; mais si nous l’avions pu, nous aurions dit ceci :
1/ Que notre objet n’est pas, et n’a jamais été, de remettre en cause la nécessité de réduire les déchets. Nous sommes au moins d’accord sur ce point.
2/ Qu’il est probable que le volume de déchets collectés depuis le 1er janvier ait diminué, mais qu’il faudrait affiner le calcul sans confondre volume et poids. Il est normal que le volume ait diminué pour plusieurs raisons :
- voulant éviter de payer trop cher, nous compactons tous beaucoup plus nos déchets en tassant au maximum les déchets ménagers et en découpant et compressant les emballages ce qui prend beaucoup moins de place mais les rend plus difficilement recyclables. Donc en effet, le volume a pu diminuer significativement mais le poids n’a dû que peu diminuer et une grande partie de cette diminution peut s’expliquer par le fait que :
- de nombreux déchets sont déplacés vers l’agglo d’Angers ou ailleurs où les points d’apport volontaires sont gratuits ;
- d’autres sont brûlés ;
- d’autres encore sont déversés sauvagement dans la nature…
Est-ce une avancée ? Est-ce le but recherché ?
3/ Que ce que nous contestons, c’est :
- le trop faible nombre de levées comprises dans le forfait de base ;
- le coût prohibitif des levées supplémentaires qui génère une augmentation très importante pour de nombreux usagers privés et professionnels ;
- la non gratuité des dépôts en points d’apport volontaire ;
- le manque de solutions proposées aux usagers pour les accompagner et les aider à réduire intelligemment leurs déchets ;
- le manque d’information et de consultation des usagers avant une prise de décision impactant fortement leur pouvoir d’achat ;
- l’opacité du montage financier.
4/ Que ce que nous demandons, c’est :
- une augmentation du nombre de levées comprises dans le forfait de base,
- le retour à la gratuité des dépôts en points d’apport volontaire au moins pendant la période estivale pour une question d’hygiène,
- que la facturation tienne réellement compte des efforts faits par chacun de manière à ce que tout usager ayant effectivement réduit sa fréquence de ramassages ne puisse pas subir une augmentation supérieure à 10 %.
- la transparence et la mise à disposition des données financières ayant entrainé cette nouvelle tarification.
- plus de considération des élus envers leurs administrés pour plus de démocratie dans les processus de décision.
L’important c’est que l’ensemble des élus présents aient pu entendre les arguments que nous avons développés. Nous osons espérer que cela en aura fait réfléchir certains et qu’ils demanderont la tenue prochaine d’un débat sur la question. Raison de plus pour aller à la rencontre de vos élus et leur montrer votre mécontentement en développant nos arguments.
Dans chaque commune, un conseiller municipal a été désigné correspondant de 3RD’Anjou. Prenez rendez-vous avec lui ou écrivez lui pour qu’il fasse remonter nos doléances. Afin de pouvoir mieux informer tout le monde, nous pouvons nous charger d’établir et de publier une liste de ces correspondants ; donc dès que vous aurez connaissance de l’identité du correspondant de votre commune, merci de nous en informer par mail à non.redevance.punitive@orange.fr en précisant son nom, son prénom et la commune concernée.
Si nous voulons obtenir des avancées, il faut continuer à faire connaitre et amplifier notre mobilisation. Nous vous proposerons dans les semaines qui viennent d’autres modalités d’action. Si vous avez des idées nous sommes preneurs.
En attendant, continuons de mobiliser en faisant circuler l’information et signer la pétition.