Non à la mise à la rue des habitants de bidonvilles

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Chaque mois en France, des centaines de familles sont mises à la rue par la destruction de bidonvilles. Des enfants, des bébés, des femmes enceintes, des personnes âgées, des handicapés perdent leur habitation sans être relogés ni hébergés. Ces familles errent plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, avant de trouver un lieu où se mettre à l'abri. L'habitat qu'on démolit est tout ce qu'elles possèdent.

Le président de la République a déclaré qu'il ne voulait plus voir « de femmes et d'hommes dans les rues ». Peut-on accepter alors qu'il laisse mettre des gens à la rue ? Même pendant la trêve hivernale ? Contrairement aux années 1960, la destruction des bidonvilles est une destruction brute, sans solution de rechange. Officiellement, les personnes expulsées sont hébergées. Dans la réalité, les hôtels sociaux n'accueillent que quelques familles, et pour quelques jours. La plupart sont jetées à la rue, y compris sous des trombes d'eau et par grands froids. Elles doivent recommencer à zéro.

Les bidonvilles sont des habitats de dépannage construits faute de mieux sur des terrains inoccupés. Ils servent de rempart contre la vulnérabilité absolue. Notre association s'est donnée pour but de faire respecter ces lieux de vie injustement discriminés, et d'en faire reconnaitre l'utilité temporaire. Nous demandons que cesse la mise à la rue des habitants de bidonvilles. S'ils étaient logés ou hébergés, il n'y aurait pas de bidonvilles. Leurs habitants ne doivent pas payer le double prix face au manque de solutions d'accueil et de logement.

Trop souvent, l'évacuation-démolition des bidonvilles est justifiée par des arguments légalement discutables : « troubles à l'ordre public » purement déclaratifs, insalubrité mise sur le compte des habitants alors que les maires devraient ramasser les déchets et donner accès à l'eau, insécurité clairement instrumentalisée : seront-ils plus en sécurité une fois dans la rue ?

Les préfets ne doivent plus valider ces arrêtés d'expulsion abusifs.
Refusons de dépenser l'argent public pour des actes inutiles et de pure exclusion. Refusons que l'on s'acharne sur des familles sans ressources qui veulent comme les autres que leur situation s'améliore, et que leurs enfants soient logés et scolarisés.

La politique de destruction des bidonvilles maintient leurs habitants dans la ségrégation et la précarité.

Votre signature aidera à ce qu'on ne jette pas impunément des êtres humains à la rue. Ces expulsions sont contraires à l'élémentaire humanité, contraires aussi aux droits français et européen qui reconnaissent un « droit au respect du domicile et de la vie privée ».

Juliette Hennequin, Pascale Joffroy, Rachel Jozefowicz

Association Système B (comme Bidonville)



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