Cédric Klapisch, Emmanuelle Bercot, Carla Bruni... Des personnalités de la culture s’engagent

Bonjour à tous,
La chanteuse Carla Bruni, les réalisateurs Cédric Klapisch et Emmanuelle Bercot, Elisabeth Platel,
Directrice de l’école de Danse de l’Opéra de Paris ou les danseurs étoiles Hugo Marchand et Dorothée Gilbert, tous ont apporté leur soutien à la mobilisation, qui grandit depuis deux
semaines, en faveur du lycée Georges-Brassens, menacé de fermeture à la rentrée prochaine. Cet établissement, qui compte 200 élèves, est l’un des trois lycées parisiens (le seul dans l’Est de la capitale) proposant à des élèves artistes (danseurs, musiciens, chanteurs) et, il y a peu encore, sportifs de haut niveau des cours en double-cursus, en horaires aménagés.
Il est l’un des sept lycées parisiens menacé de fermeture partielle ou totale à la rentrée 2023, avec six autres lycées professionnels. Inquiets, ne sachant pas où ils seront scolarisés à la prochaine rentrée scolaire, les élèves de Brassens se mobilisent depuis plusieurs semaines pour sauver leur lycée afin que des générations à venir d’artistes puissent, eux aussi, préparer leurs baccalauréats dans des conditions adaptées à
la pratique intensive de leur art. En retour, les soutiens sont nombreux.
Une large mobilisation, bien au-delà des familles des
élèves, a été relayée par des personnalités du monde de la culture. Une pétition en ligne avait recueilli jeudi plus de 12.000 signatures, de célébrités ou d’anonymes, s’opposant à la fermeture du lycée. Parmi les signataires, les comédiens Philippe Caubère, Natacha Régnier ou Florence Viala, sociétaire de la Comédie Française
Germain Louvet, danseur étoile de l’Opéra de Paris écrit aux lycéens :
« Vous avez tout mon soutien, ... Je considère qu’il est essentiel que de tels établissements existent pour garantir d’un côté aux artistes en herbe une scolarité solide et normale, d’un autre côté, de
permettre à des collégien.e.s/lycéen.e.s de suivre pleinement une formation artistique qui leur permettra d’être professionnel.le.s. ».
Dans un message de soutien, Carla Bruni s’adresse quant à elle au grand Georges, qui aurait eu 101 ans, à quelques jours près, au moment de l’annonce officielle de la fermeture du lycée, qui doit
intervenir mardi 8 novembre lors d’un conseil interacadémique.
« Cher Georges, une école qui porte ton nom doit fermer mais les élèves ne se laissent pas faire... il faut dire que c’est une école particulière et que tout ce qui est particulier semble déranger... », écrit
la chanteuse sur son compte Instagram.
Des musiciens d’horizons très divers ont associé leurs noms : Eric Lacrouts, violon solo de l’orchestre de l’Opéra de Paris, Béatrice Fontaine des Arts Florissants, des compositeurs et
pédagogues comme Bernard Cavanna, Luis Naon ou Marc-Olivier Dupin (ancien directeur du CNSMDP).
Raphaël Merlin, violoncelliste du quatuor Ébène s’indigne : « Disons NON. Pas ça, pas comme ça. C'est nos impôts, c'est notre mammouth, c'est le savoir, la musique, les arts, les mots qui donnent du
sens à l'existence. Reliftons, customizons le mammouth. Mais pas d'amputation brutale, c'est barbare » (Facebook Raphaël Merlin).
Des réalisateurs comme Cédric Klapisch ou Emmanuelle Bercot, l’écrivain de bandes dessinées Jul, l’artiste peintre Emmanuelle Amsellem se sont eux-aussi engagés pour le maintien du lycée. Des soutiens sont aussi venus du monde du sport, via la sprinteuse Lena Kandissounon, car avant les rejets massifs de candidatures diversifiées de la part du rectorat, le lycée accueillait également des sportifs de haut niveau.
Au retour des vacances de Toussaint, lycéens, parents, FCPE, enseignants, élus locaux et nationaux seront pleinement mobilisés, afin d’infléchir la décision du conseil interacadémique de
l'Education nationale, le 8 novembre prochain. C’est en effet à cette date que pourrait être signée la fermeture définitive du lycée Georges Brassens. Ils seront donc ce jour, 8 novembre, aux côtés
des syndicats enseignants, devant l’hôtel de Région.
Lundi 7 novembre, jour de la rentrée scolaire, les élèves se proposent d’égayer les rues du 19ème arrondissement, dès 11 heures afin de montrer, s’il était encore nécessaire, l’étendue de leurs
talents (départ du lycée Brassens, 40 rue Manin - 75019 Paris).
Chacun comprend l'importance de maintenir ouvert de petits établissements qui ont su tisser de liens avec les quartiers dans lesquels ils sont implantés et qui peuvent proposer ses formations finement ajustées à des jeunes gens qui se professionnalisent mais qui savent que la voie est étroite.