

Raphaël Merlin, violoncelliste de talent et artiste polyvalent connaît bien les classes à double cursus. Il a suivi ce cursus au lycée Racine plus jeune, un des rares autres établissement à le permettre en région Ile de France.
Merci, Raphael Merlin de votre soutien.
Je me permets de relayer ici votre message de soutien que vous avez publié sur Facebook pour tous ceux qui n'ont pas Facebook :
Signons :
Lorsqu'au siècle dernier un célèbre ministre de l'éducation avait parlé de dégraisser le mammouth, on ne savait pas encore qu'il resterait dans les mémoires comme le plus fervent climatosceptique, ignorant par-là-même l'anthropocène. Donc niveau d'expertise/mammouth, très moyen finalement. (Je n'ai rien contre Claude personnellement, on m'a dit qu'il est très gentil).
Mais à l'époque ça avait mis en pétard ma remarquablissime professeure de musique au lycée Racine, qui incarne encore dans le souvenir de ses élèves (checked fact) tout ce que l'éducation nationale recèle d'engagement, de sérieux et de valeur dans le temps long. (Plusieurs générations de musicien.ne.s ont pu se construire grâce à son enseignement éclairé et son enthousiasme). Tout cela est indissociable de la filière horaires aménagés musique que nous avons eu la chance de suivre, un véritable privilège que l'on peut toujours discuter. Mais plus généralement, quand le mammouth se contorsionne pour permettre aux prometteuses et méritantes pupilles de la nation de suivre un enseignement artistique -ou sportif- d'excellence en parallèle de la filière générale, grâce à l'aménagement d'horaire, alors on voit bien que le mammouth doit quand même rester un peu gras.
Aujourd'hui on apprend sans préavis que le lycée Brassens fermerait ses portes, laissant sur le carreau nombre de jeunes qui ont cru au Mammouth.
Disons NON. Pas ça, pas comme ça. C'est nos impôts, c'est notre mammouth, c'est le savoir, la musique, les arts, les mots qui donnent du sens à l'existence. Reliftons, customizons le mammouth. Mais pas d'amputation brutale, c'est barbare.