

Non à la fermeture de PASAR (Plateforme d'accès aux soins pour adolescents en rupture)
Le problème
PÉTITION POUR LE MAINTIEN DU SERVICE PASAR
Plateforme d'Accès aux Soins pour Adolescents en Rupture à Marseille
Nous, professionnels de la santé mentale des mineurs et de l'accompagnement socio-éducatif, appelons à la mobilisation collective pour préserver le service PASAR : l’un des rares dispositifs de soin spécialisés dans la clinique de la rupture pour les adolescents à Marseille, aujourd'hui menacé de fermeture.
1. Qu'est-ce que PASAR ?
Plateforme d'Accès aux Soins pour Adolescents en Rupture, un des 7 établissements du CMPP Marseillais — est un service de soin moyen et long terme, spécialisé dans l'accompagnement d'adolescents dont les liens avec le soin, l'école et le corps social sont en rupture.
— La priorité est donnée à la rencontre rapide et au soin, là où c’est possible pour le patient.
— Un nouage clinique entre éducateur spécialisé, psychologue et psychiatre, constituant une équipe pluridisciplinaire cohérente permettant un portage psychothérapeutique.
C'est cette articulation — clinique, institutionnelle et territoriale — qui fait de PASAR un dispositif reconnu pour sa spécificité.
2. L'adolescence : un moment de fragilité structurelle au carrefour du sujet et du lien social.
L'adolescence n'est pas simplement une phase de transition développementale – rappelons qu’elle est une construction sociale : nos organisations de soin ont aussi une responsabilité politique et solidaire. Ce moment de passage est, pour certains, un moment de bascule. C'est précisément à ce carrefour que se situe la clinique de PASAR, conformément à l’objet de l’Association Régionale pour l’Intégration (ARI), qui s’est engagée depuis dix ans dans le soutien de ce projet inovant.
3. Une clinique pour les plus vulnérables
Les jeunes que nous accueillons présentent des tableaux cliniques, parfois sévères, mais dont la complexité reste souvent sans réponse dans les institutions avec lesquelles ils ont rompu. Parmi ces jeunes, une part significative se trouve à la limite de la décompensation psychotique.
PASAR donne sa place à cette clinique de l'incertitude, du temps long et de la temporalité psychique. Pour la plupart de nos patients, PASAR est un lieu à partir duquel les liens peuvent se retisser.
La clinique adolescente demeure le parent pauvre de la santé mentale des mineurs : la difficulté d'accès aux soins pour ces jeunes en rupture est structurelle. La fermeture de PASAR s’inscrirait dans l’aggravation des inégalités territoriale, sociale et politique du secteur.
4. La perte irréversible d'un savoir-faire clinique
Dans nos métiers, les cycles d'institutionnalisation des pratiques sont longs. La technicité clinique ne se sédimente et ne se transmet que par un nouage fragile entre personnes présentes, soutien des tutelles et partenariats stables avec d'autres professionnels.
Fermer PASAR, ce serait perdre des années de retour d'expérience sur la clinique de la rupture. Ce savoir vit dans les équipes et les liens interinstitutionnels. L’efficience de cette clinique de la rupture existe en grande partie grâce à ses réseaux d'adressage et de partenariat.
5. Nos demandes
Nous demandons aux autorités compétentes — Agence Régionale de Santé, Direction générale de l'ARI, et toutes instances de tutelle :
— Le maintien du service PASAR dans ses missions, ses moyens et son équipe, à savoir la continuité de l’accueil de l’adolescence en rupture par l’ARI.
— La recherche active d'un médecin pour le service, sans que cette absence soit sanctionnée par une fermeture, comme d’autres établissement du CMPP Marseillais continuant de fonctionner sans médecin.
— L'ouverture d'un dialogue institutionnel associant les familles, l'équipe de PASAR, et les partenaires.
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Le problème
PÉTITION POUR LE MAINTIEN DU SERVICE PASAR
Plateforme d'Accès aux Soins pour Adolescents en Rupture à Marseille
Nous, professionnels de la santé mentale des mineurs et de l'accompagnement socio-éducatif, appelons à la mobilisation collective pour préserver le service PASAR : l’un des rares dispositifs de soin spécialisés dans la clinique de la rupture pour les adolescents à Marseille, aujourd'hui menacé de fermeture.
1. Qu'est-ce que PASAR ?
Plateforme d'Accès aux Soins pour Adolescents en Rupture, un des 7 établissements du CMPP Marseillais — est un service de soin moyen et long terme, spécialisé dans l'accompagnement d'adolescents dont les liens avec le soin, l'école et le corps social sont en rupture.
— La priorité est donnée à la rencontre rapide et au soin, là où c’est possible pour le patient.
— Un nouage clinique entre éducateur spécialisé, psychologue et psychiatre, constituant une équipe pluridisciplinaire cohérente permettant un portage psychothérapeutique.
C'est cette articulation — clinique, institutionnelle et territoriale — qui fait de PASAR un dispositif reconnu pour sa spécificité.
2. L'adolescence : un moment de fragilité structurelle au carrefour du sujet et du lien social.
L'adolescence n'est pas simplement une phase de transition développementale – rappelons qu’elle est une construction sociale : nos organisations de soin ont aussi une responsabilité politique et solidaire. Ce moment de passage est, pour certains, un moment de bascule. C'est précisément à ce carrefour que se situe la clinique de PASAR, conformément à l’objet de l’Association Régionale pour l’Intégration (ARI), qui s’est engagée depuis dix ans dans le soutien de ce projet inovant.
3. Une clinique pour les plus vulnérables
Les jeunes que nous accueillons présentent des tableaux cliniques, parfois sévères, mais dont la complexité reste souvent sans réponse dans les institutions avec lesquelles ils ont rompu. Parmi ces jeunes, une part significative se trouve à la limite de la décompensation psychotique.
PASAR donne sa place à cette clinique de l'incertitude, du temps long et de la temporalité psychique. Pour la plupart de nos patients, PASAR est un lieu à partir duquel les liens peuvent se retisser.
La clinique adolescente demeure le parent pauvre de la santé mentale des mineurs : la difficulté d'accès aux soins pour ces jeunes en rupture est structurelle. La fermeture de PASAR s’inscrirait dans l’aggravation des inégalités territoriale, sociale et politique du secteur.
4. La perte irréversible d'un savoir-faire clinique
Dans nos métiers, les cycles d'institutionnalisation des pratiques sont longs. La technicité clinique ne se sédimente et ne se transmet que par un nouage fragile entre personnes présentes, soutien des tutelles et partenariats stables avec d'autres professionnels.
Fermer PASAR, ce serait perdre des années de retour d'expérience sur la clinique de la rupture. Ce savoir vit dans les équipes et les liens interinstitutionnels. L’efficience de cette clinique de la rupture existe en grande partie grâce à ses réseaux d'adressage et de partenariat.
5. Nos demandes
Nous demandons aux autorités compétentes — Agence Régionale de Santé, Direction générale de l'ARI, et toutes instances de tutelle :
— Le maintien du service PASAR dans ses missions, ses moyens et son équipe, à savoir la continuité de l’accueil de l’adolescence en rupture par l’ARI.
— La recherche active d'un médecin pour le service, sans que cette absence soit sanctionnée par une fermeture, comme d’autres établissement du CMPP Marseillais continuant de fonctionner sans médecin.
— L'ouverture d'un dialogue institutionnel associant les familles, l'équipe de PASAR, et les partenaires.
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Pétition lancée le 14 septembre 2026