Non à la fermeture de la crèche familiale de Poitiers !

Le problème

Jeudi 2 février, nous, parents des enfants de la crèche familiale de Poitiers, étions invités à une réunion sans ordre du jour. Nous apprenions ainsi la décision prise par la Mairie de Poitiers  - sans concertation avec les parents ou les assistantes maternelles : fermeture de la crèche familiale pour septembre 2024.
 
Pour rappel, le modèle de crèche familiale est à mi-chemin entre l’assistante maternelle agréée et la crèche collective. Ce mode de garde cumule plusieurs avantages : les enfants sont acceuilli.e.s au domicile d’une assistante maternelle, en présence d'un ou deux autres enfants. Cet effectif restreint est un gage de calme et permet à la professionnelle de la petite enfance en charge de bien s’adapter au rythme de chaque enfant. Une matinée par semaine, l’assistante maternelle emmène les enfants dont elle a la garde dans les locaux de la crèche familiale, à Saint-Éloi : c’est l’occasion pour eux de rencontrer d’autres enfants. En outre, les assistantes maternelles sont employées par le centre communal d’action sociale (CCAS), travaillent dans des conditions bien moins précaires qu’en indépendante et profitent de formations prévues sur leur temps de travail. Malheureusement, ce mode de garde est trop méconnu, ce qui permet aux élu.e.s de la ville d’affirmer qu’il ne convient pas aux familles qui préfèrent se tourner vers la crèche collective.
Nous affirmons, en tant qu’usager.ère.s, que nous sommes ravi.e.s de la crèche familiale et qu’il suffirait d’informer davantage sur son fonctionnement pour que les familles se tournent vers elle. Rappelons au passage, que toutes les places de la crèche familiale (44) sont pourvues et qu’une demande sur deux de placement en crèche n’est pas comblée (tout modèle confondu). Or, la Mairie prévoit d’ouvrir 12 places dans les locaux de Saint-Éloi, puis 6 places (en 2026 !) aux Trois-Cités : on est encore loin des 44 places en crèche familiale qui vont être supprimées. A cela s'ajoute un projet de crèche d'une vingtaine de place maximum dans le quartier de la gare qui ne compense pas les fermetures et dont les dépenses d'investissement à prévoir sont colossales. 
 
Nous nous opposons fermement à ce choix politique et économique de fermeture de la crèche familiale qui complique davantage les recherches de solutions de garde alors que nous manquons cruellement de structures et que de nombreux parents se retrouvent encore sans solution pour leur enfant.
Nous nous opposons fermement à ce choix politique et économique qui privatise un service public de qualité et qui permet aux familles un accès à un mode de garde qui coûte bien plus cher dans le privé.
Nous nous opposons fermement à ce choix politique et économique qui génère le licenciement de 17 assistantes maternelles et qui précarise ces femmes (puisque 97 % des assistantes maternelles en France sont des femmes) qui pensaient finir leur carrière à la crèche familiale. Toutes âgées de plus de 50 ans, elles espéraient un traitement plus humain qu'une reconversion forcée. 
Nous nous opposons fermement à ce choix politique et économique qui grignote un peu plus la confiance et la croyance dans la classe politique face à ce manque de concertation et d'échanges. D'autres choix sont toujours possibles sur les services qu'on maintient ou qu'on arrête. 

Nous demandons à la Mairie et au CCAS de revenir sur cette décision et de maintenir et de développer cette structure qui rend service aux Pictavien.nes depuis 1969.

Cette pétition avait 429 signataires

Le problème

Jeudi 2 février, nous, parents des enfants de la crèche familiale de Poitiers, étions invités à une réunion sans ordre du jour. Nous apprenions ainsi la décision prise par la Mairie de Poitiers  - sans concertation avec les parents ou les assistantes maternelles : fermeture de la crèche familiale pour septembre 2024.
 
Pour rappel, le modèle de crèche familiale est à mi-chemin entre l’assistante maternelle agréée et la crèche collective. Ce mode de garde cumule plusieurs avantages : les enfants sont acceuilli.e.s au domicile d’une assistante maternelle, en présence d'un ou deux autres enfants. Cet effectif restreint est un gage de calme et permet à la professionnelle de la petite enfance en charge de bien s’adapter au rythme de chaque enfant. Une matinée par semaine, l’assistante maternelle emmène les enfants dont elle a la garde dans les locaux de la crèche familiale, à Saint-Éloi : c’est l’occasion pour eux de rencontrer d’autres enfants. En outre, les assistantes maternelles sont employées par le centre communal d’action sociale (CCAS), travaillent dans des conditions bien moins précaires qu’en indépendante et profitent de formations prévues sur leur temps de travail. Malheureusement, ce mode de garde est trop méconnu, ce qui permet aux élu.e.s de la ville d’affirmer qu’il ne convient pas aux familles qui préfèrent se tourner vers la crèche collective.
Nous affirmons, en tant qu’usager.ère.s, que nous sommes ravi.e.s de la crèche familiale et qu’il suffirait d’informer davantage sur son fonctionnement pour que les familles se tournent vers elle. Rappelons au passage, que toutes les places de la crèche familiale (44) sont pourvues et qu’une demande sur deux de placement en crèche n’est pas comblée (tout modèle confondu). Or, la Mairie prévoit d’ouvrir 12 places dans les locaux de Saint-Éloi, puis 6 places (en 2026 !) aux Trois-Cités : on est encore loin des 44 places en crèche familiale qui vont être supprimées. A cela s'ajoute un projet de crèche d'une vingtaine de place maximum dans le quartier de la gare qui ne compense pas les fermetures et dont les dépenses d'investissement à prévoir sont colossales. 
 
Nous nous opposons fermement à ce choix politique et économique de fermeture de la crèche familiale qui complique davantage les recherches de solutions de garde alors que nous manquons cruellement de structures et que de nombreux parents se retrouvent encore sans solution pour leur enfant.
Nous nous opposons fermement à ce choix politique et économique qui privatise un service public de qualité et qui permet aux familles un accès à un mode de garde qui coûte bien plus cher dans le privé.
Nous nous opposons fermement à ce choix politique et économique qui génère le licenciement de 17 assistantes maternelles et qui précarise ces femmes (puisque 97 % des assistantes maternelles en France sont des femmes) qui pensaient finir leur carrière à la crèche familiale. Toutes âgées de plus de 50 ans, elles espéraient un traitement plus humain qu'une reconversion forcée. 
Nous nous opposons fermement à ce choix politique et économique qui grignote un peu plus la confiance et la croyance dans la classe politique face à ce manque de concertation et d'échanges. D'autres choix sont toujours possibles sur les services qu'on maintient ou qu'on arrête. 

Nous demandons à la Mairie et au CCAS de revenir sur cette décision et de maintenir et de développer cette structure qui rend service aux Pictavien.nes depuis 1969.

Pétition fermée

Cette pétition avait 429 signataires

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Pétition lancée le 17 février 2023