Quelques nouvelles de la campagne en faveur de la famille Peretti


Vous verriez le domaine de Saparella et vous comprendriez combien la campagne que nous menons depuis maintenant plus de deux ans est justifiée. Le printemps s’installe et, autour des maisons, viennent s’amuser des sangliers, des belettes, des renards, tout simplement parce que là vivent en harmonie l’homme et la nature.
Une équipe est montée à la mairie de Coti-Chiavari et a fait le travail d’U Levante, mais à l’envers. C’est-à-dire que nos amis ont recherché tous les permis de construire délivrés après le vote du PADDUC, quand construire dans cette zone remarquable devenait théoriquement impossible. Ils en ont découvert plus de trente et ont dû s’arrêter faute de temps. Or, sur ces dizaines de permis octroyés par la préfecture après avis favorable de la mairie, aucun n’a été attaqué par les associations dites de défense du littoral. Vous avez bien lu : les Peretti sont la malheureuse exception à cette cécité.
Quelques mots, tout de même, pour bien comprendre le processus qui a mené à la condamnation des Peretti. En 2011, alors que la zone est constructible, ils déposent des permis qui leur sont accordés. Ils remontent les ruines ancestrales. Les associations attaquent d’abord le restaurant et perdent le procès pour des raisons purement administratives. Du coup, elles attaquent les maisons qui, elles, ne se situent pas dans la zone des cent mètres. Et elles trouvent une faille : le permis a été directement émis par le préfet Bouillon et non par le maire, comme cela aurait dû se faire. Du coup, les permis sont cassés alors même que les maisons sont achevées. Le PADDUC est voté et la zone passe en espace remarquable, ce qui interdit théoriquement toute nouvelle construction. Ce qui n’empêche pas des maisons de pousser à proximité du domaine des Peretti, sans problème.
Or, les associations ont surveillé la zone durant quatorze ans. Il est strictement impossible qu’elles n’aient pas remarqué les nouvelles constructions. Mais, à cause d’une sorte de fixation quasi maladive, elles n’ont eu le regard rivé que sur le domaine d’A Saparella.
Aujourd’hui, la bataille se mène dans une sorte de phase finale. Il faut sauver les maisons, mais aussi la famille Peretti, qui risque d’être mise hors des terres qui appartiennent à leur famille depuis des siècles, mais également de se retrouver ruinée.
C’est insupportable de constater que des familles corses sont jetées hors de leurs terres, alors qu’à quelques kilomètres, les immeubles poussent comme des champignons, souvent en bord de mer.
Faites savoir autour de vous que nous ne renoncerons pas, d’abord parce que c’est injuste, mais aussi parce que le cas Peretti est devenu emblématique. D’un côté, des associations qui appliquent une loi absurde parce qu’elle n’empêche en rien l’horreur bétonnière, et de l’autre, deux familles sur un terrain où la nature est libre de toute contrainte immobilière.