Non à la complicité silencieuse des écoles d’art dans le génocide


Non à la complicité silencieuse des écoles d’art dans le génocide
Le problème
Nous, étudiant·es mobilisé·es des Beaux-Arts de Marseille et membres de
la Coordination de la Jeunesse du Sud pour la Palestine, protestons contre l’inaction de notre école quant au génocide du peuple palestinien par l’armée israélienne. La «neutralité» n’est pas une absence de
positionnement mais une amplification du silence oppresseur qui soutient
toutes les formes que prend le génocide en cours et elle n’est pas acceptable.
Dans un contexte d’écrasante censure et répression du soutien à la
Palestine, nous exigeons que l’école des Beaux-Arts de Marseille, en tant
qu’institution culturelle et pédagogique, assume ses responsabilités et
prenne des mesures concrètes en faveur de la dignité du peuple et de la lutte palestinienne :
- La communication claire et publique d’un positionnement des Beaux-Arts de Marseille appelant à un cessez-le-feu immédiat, à la fin de l’occupation illégale israélienne et affirmant un soutien indéfectible au peuple palestinien.
- L’intégration imminente d’un réel programme d’accueil d’urgence pour les artistes palestinien·nes et leur famille, tel que le programme PAUSE, pour répondre aux besoins immédiats de la population. Cette initiative du Collège de France soutient des chercheur·euses et des artistes en péril, l’association marseillaise Art-cade / galerie des grands bains douches a lancé en mars 2024, sous le parrainage de l’Institut du monde arabe, une levée de fonds pour permettre à 20 artistes palestinien·nes d’être accueilli·es en France avec leur famille proche.
- L’interruption immédiate du partenariat avec la Bezalel Academy of Arts and Design et une communication publique de cette interruption. Cette école, en plus de participer à la confection des uniformes pour l’armée israélienne, ne garantit pas un espace d’enseignement égalitaire et sûr pour les élèves arabes et palestinien·nes. En effet, un collectif d’élèves arabes de la Bezalel Academy dénoncent sur les réseaux sociaux les agissements de la direction de leur école à leur égard : renvois illégaux, non sanction de propos islamophobes, autorisation du port d’arme dans l’établissement, interdiction de s’organiser en tant que collectifs étudiants, non soutien des élèves arabes qui subissent des menaces. De plus, nous nous positionnons en faveur d’un boycott universitaire et culturel des établissements israéliens. Il ne s’agit en aucun cas d’un rejet des personnes ou un refus du dialogue et de l’écoute. Mais une rupture avec des institutions académiques et culturelles qui entretiennent des liens et une entraide avec les institutions militaires israéliennes, discriminent les étudiant·es palestinien·nes, et répriment toutes protestations contre le génocide en cours.
- La mise en place d’un partenariat avec des écoles palestiniennes comme la Dar al-Kalima à Bethlehem ainsi que l’exonération systématique des frais d’inscription pour les étudiant·es palestinien·nes accepté·es au sein des Beaux-Arts de Marseille.
- Des excuses publiques, largement attendues, pour les évènements qui se sont déroulées durant les Journées Portes Ouvertes, et la garantie que les étudiant·es des Beaux-Arts peuvent faire entendre leur voix sans risque d’humiliations ou d’abus de pouvoir.
- L’organisation de moments de rencontre et de sensibilisation, en mettant en place un programme d’évènements qui mettent à l’honneur la richesse de l’art palestinien, avec des artistes, designers et chercheur·euses invité·es.
- Une transparence dans toutes les démarches qui seront mises en place, pour mettre fin au travail «en coulisse» qui nous tient à l’écart de la prise de décision.
Faisons entendre notre refus de la complicité de notre école dans le génocide en cours du peuple palestinien !
Afin de rendre compte de la diversité des paroles, signifiez votre statut (enseignant.e / étudiant.e / personnel de l'administration ) !

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Le problème
Nous, étudiant·es mobilisé·es des Beaux-Arts de Marseille et membres de
la Coordination de la Jeunesse du Sud pour la Palestine, protestons contre l’inaction de notre école quant au génocide du peuple palestinien par l’armée israélienne. La «neutralité» n’est pas une absence de
positionnement mais une amplification du silence oppresseur qui soutient
toutes les formes que prend le génocide en cours et elle n’est pas acceptable.
Dans un contexte d’écrasante censure et répression du soutien à la
Palestine, nous exigeons que l’école des Beaux-Arts de Marseille, en tant
qu’institution culturelle et pédagogique, assume ses responsabilités et
prenne des mesures concrètes en faveur de la dignité du peuple et de la lutte palestinienne :
- La communication claire et publique d’un positionnement des Beaux-Arts de Marseille appelant à un cessez-le-feu immédiat, à la fin de l’occupation illégale israélienne et affirmant un soutien indéfectible au peuple palestinien.
- L’intégration imminente d’un réel programme d’accueil d’urgence pour les artistes palestinien·nes et leur famille, tel que le programme PAUSE, pour répondre aux besoins immédiats de la population. Cette initiative du Collège de France soutient des chercheur·euses et des artistes en péril, l’association marseillaise Art-cade / galerie des grands bains douches a lancé en mars 2024, sous le parrainage de l’Institut du monde arabe, une levée de fonds pour permettre à 20 artistes palestinien·nes d’être accueilli·es en France avec leur famille proche.
- L’interruption immédiate du partenariat avec la Bezalel Academy of Arts and Design et une communication publique de cette interruption. Cette école, en plus de participer à la confection des uniformes pour l’armée israélienne, ne garantit pas un espace d’enseignement égalitaire et sûr pour les élèves arabes et palestinien·nes. En effet, un collectif d’élèves arabes de la Bezalel Academy dénoncent sur les réseaux sociaux les agissements de la direction de leur école à leur égard : renvois illégaux, non sanction de propos islamophobes, autorisation du port d’arme dans l’établissement, interdiction de s’organiser en tant que collectifs étudiants, non soutien des élèves arabes qui subissent des menaces. De plus, nous nous positionnons en faveur d’un boycott universitaire et culturel des établissements israéliens. Il ne s’agit en aucun cas d’un rejet des personnes ou un refus du dialogue et de l’écoute. Mais une rupture avec des institutions académiques et culturelles qui entretiennent des liens et une entraide avec les institutions militaires israéliennes, discriminent les étudiant·es palestinien·nes, et répriment toutes protestations contre le génocide en cours.
- La mise en place d’un partenariat avec des écoles palestiniennes comme la Dar al-Kalima à Bethlehem ainsi que l’exonération systématique des frais d’inscription pour les étudiant·es palestinien·nes accepté·es au sein des Beaux-Arts de Marseille.
- Des excuses publiques, largement attendues, pour les évènements qui se sont déroulées durant les Journées Portes Ouvertes, et la garantie que les étudiant·es des Beaux-Arts peuvent faire entendre leur voix sans risque d’humiliations ou d’abus de pouvoir.
- L’organisation de moments de rencontre et de sensibilisation, en mettant en place un programme d’évènements qui mettent à l’honneur la richesse de l’art palestinien, avec des artistes, designers et chercheur·euses invité·es.
- Une transparence dans toutes les démarches qui seront mises en place, pour mettre fin au travail «en coulisse» qui nous tient à l’écart de la prise de décision.
Faisons entendre notre refus de la complicité de notre école dans le génocide en cours du peuple palestinien !
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Pétition lancée le 1 juin 2024