NON à la centrale agrivoltaïque Le Colombier à Cressensac-Sarrazac (Lot)

Signataires récents:
Claude THIRION et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

En signant cette pétition :

  • Vous ne vous vous opposez pas aux panneaux photovoltaïques sur les zones artificialisées (toitures, parkings, friches industrielles…).
  • Vous vous opposez à l'artificialisation des terres agricoles au détriment de la souveraineté alimentaire.
  • Vous plaidez pour que les terres agricoles se maintiennent au service d’une agriculture nourricière durable. En effet, la terre est avant tout un bien commun et un titre de propriété engage une responsabilité, celle d’en prendre soin pour les générations futures.
  • Vous défendez la biodiversité et la protection des espaces naturels qui contribuent à l’atténuation du changement climatique.
  • Vous vous opposez à une nouvelle « mer noire » sur les pâturages de la commune, à la dépréciation immobilière des biens alentours et au préjudice en matière de tourisme.
  • Vous contribuez à préserver le site naturel du lieu-dit Le Colombier, le cadre de vie des habitants du village, les paysages et l’environnement. 

~ Le cœur du problème ~

Un nouveau projet de centrale photovoltaïque sur terres agricoles dans notre commune est en cours d'instruction par les services de la préfecture du Lot depuis le 23 février 2026.

Une méga-centrale photovoltaïque sur terres forestières et agricoles de 24 ha exploitée par Photosol (groupe RUBIS) est déjà en fonctionnement  à Cressensac-Sarrazac.

Aujourd'hui, il s’agit d’un projet agrivoltaïque ovin de 7,5 ha porté par la multinationale allemande EnergieKontor. Ce projet d’installation industrielle, est situé au lieu-dit Le Colombier à proximité du château de Tersac, au sein d’une trame verte (corridor de biodiversité) établie par le Plan d’aménagement et de développement durable de la Communauté de communes CAUVALDOR, en bordure d’un chemin de randonnée.

Mais ce n’est pas tout ! 3 autres projets d’installation photovoltaïque sur sol vivant sont en marche sur la commune : 

  • Au lieu-dit Pech Montat, une autorisation a été délivrée à Solarvia (filiale du groupe Vinci) pour une centrale de 0,8 ha sur une prairie
  • Au sud de l’aéroport Brive-Vallée-de-la-Dordogne, une zone de 45 ha, propriété du Syndicat mixte de l'aéroport, a été classée en zone Ner (zone naturelle définie pour accueillir la production d'énergie renouvelable) dans le nouveau PLUI-H. Un projet de centrale photovoltaïque sur sol naturel est à l’étude par le groupe Générale du Solaire
  • Sur une ancienne aire de repos de la D820 en grande partie boisée, un projet de 3 ha est étudié par Leencoop

STOP ! Cressensac-Sarrazac ne doit pas être sacrifié pour les intérêts privés des industriels du photovoltaïque ! Leurs projets menacent terres agricoles, paysages et biodiversité.

Derrière la promesse d’une transition énergétique, nous dénonçons une nouvelle forme d’accaparement des sols naturels, agricoles et forestiers par l’industrie du solaire, au détriment du vivant, de nos campagnes et de notre cadre de vie.

~ Une atteinte à l’autonomie paysanne ~

En 2024, l’application de la loi d’accélération de la production d’énergie renouvelable (APER) a ouvert la porte aux intérêts privés des industriels du photovoltaïque sans se soucier de l’intérêt général. Elle a introduit l’agrivoltaïsme, cette nouvelle branche de l’agro-industrie. [1]

"Les marchands de soleil" [2] profitent de la crise paysanne ; grâce à un marketing éprouvé, ils promettent un avenir radieux aux agriculteurs en échange de contrats qui leur donnent tout pouvoir (dépendance sur les cultures, sur les choix de production, quasi-impossibilité de sortir du contrat…). Cette pratique va à l’encontre de l’autonomie paysanne. Elle entraine aussi une hausse du foncier agricole qui empêche les jeunes agriculteurs de s’installer. 

Ce mirage énergétique ne permettra pas de pallier à la faiblesse des prix agricoles. Il ne donnera pas l’envie aux nouvelles générations de travailler en agriculture où le sifflement des onduleurs remplacera le chant des oiseaux. Devenir gardiens de centrales photovoltaïques ne redonnera pas du sens à un métier déjà très fragilisé. 

~ Une menace sur la biodiversité ~

Selon l’Office Français de la Biodiversité (OFB) le constat est sans appel : "la création d’un microclimat sous les panneaux en phase d’exploitation a des incidences sur les propriétés des sols. Elles peuvent affecter plusieurs de leurs fonctions écologiques, notamment leur capacité à stocker et à infiltrer l’eau, à héberger de la biodiversité et à séquestrer du carbone". 

Quant au CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature), il recommande de "cesser le déploiement de centrales photovoltaïques sur les espaces semi naturels, naturels et forestiers (incluant toutes les zones humides), protégés et non protégés, en raison de leur incidence importante sur la biodiversité, de leur incohérence avec les objectifs d’adaptation et d’atténuation du changement climatique et du risque accru d’incendies" (séance du 19 juin 2024).

Malheureusement les collectivités, en baisse de moyens ainsi que par méconnaissance de l’ampleur des dommages irréversibles générés, appuient souvent ces projets car les industriels leur garantissent une rente annuelle, bien que minime au regard des profits réalisés par ces derniers grâce à la vente d’électricité. 

~ Quid de la question du démantèlement en fin du contrat ? ~

Une centrale photovoltaïque au sol, ce sont des tonnes de métaux (silice, aluminium, zinc, plomb, étain, indium, antimoine), des milliers d'ancrages bétons, des kilomètres de voies d'accès, de clôtures grillagées, de lignes électriques enterrées, des postes de transformations et de livraisons, des caméras de surveillance, des capteurs connectés… 

Les développeurs désireux de convaincre laissent entendre que "la déconstruction du parc ne laisse pas d'empreinte biologique négative", mais nous n’avons aucun recul à ce sujet. 

Quand bien même une dépollution totale serait possible, combien d'années faudra-t-il attendre pour voir la terre de nouveau propre à l'agriculture ? Et qui prendra en charge le démantèlement et la dépollution si l’exploitant n’est plus plus solvable dans 30 ou 40 ans ? Seront-t-ils à la charge de l’héritier du propriétaire foncier ? Nos enfants verront-ils fleurir d’immenses cimetières de panneaux dans nos campagnes ?

~ Les surfaces artificialisées suffisent ~

Ces projets sont à contre-courant de la loi Climat et résilience de 2021 qui a fixé l’objectif du zéro artificialisation nette (ZAN) en 2050.

Suivant les avis de l'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie), le photovoltaïque doit se déployer "en priorité sur des surfaces non forestières et impropres à l’agriculture : friches industrielles, anciennes carrières, sites présentant une pollution antérieure, zones industrielles ou artisanales... "

De plus les rapports de l’ADEME [3] et du (CNPN) démontrent que les objectifs de production d’énergie photovoltaïque que s’est fixée la France d’ici 2050 sont parfaitement atteignables en utilisant l’énorme potentiel de surfaces déjà artificialisées (toitures, parkings, friches industrielles).

A l’échelle du département, en s’appuyant sur les données de l’Observatoire des énergies renouvelables dans le Lot, il faudrait 3500 m² de panneaux par commune pour atteindre les objectifs fixés en 2030 et 1,5 ha en 2050 ! [4] 

La commune de Cressensac-Sarrazac n’a-t-elle pas largement fait sa part avec sa centrale de 24 ha en service ?

~ A qui et à quoi servira cette électricité ? ~

L’énergie produite par la future centrale du Colombier ne sera pas consommée localement, elle ne contribuera pas à l’autonomie énergétique du territoire. Elle sera revendue à de gros consommateurs comme les data center, « à Google ou Arcelor Mital… » dixit le représentant d’EnergieKontor. 

Alors que RTE reconnaît une surproduction d’électricité structurelle de 20 % au-delà des besoins et que la facture des particuliers augmentent, la cour des comptes pointe des aides publiques de 26,3 milliards d’euros pour le développement des énergies renouvelables entre 2016 et 2024, indépendamment du soutien de l’État à travers les contrats d’obligation d’achat. Dans ce cadre, les tarifs moyens d’achat sur cette période ont été nettement plus élevés que les prix constatés sur les marchés de gros de l’électricité et du gaz, avec une hausse de 27 %. Ils ont permis aux industriels du renouvelable de dégager des taux de profits exorbitants.

En termes de construction de l’installation, il n’y a pas à attendre de retombées économiques locales significatives. Rappelons que la construction de la centrale de Photosol a été sous-traitée par une entreprise portugaise qui a eu recours à des travailleurs détachés portugais et roumains.

Collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac

Contact: info@stop-agrivolt-cressensac.fr

Site: www.stop-agrivolt-cressensac.fr

 

Pour en savoir plus :

[1] Christian Dupraz, chercheur à l’INRAE et Antoine Nogier, fondateurs de Sun’Agri (filiale du leader européen du BTP EIFFAGE) sont les inventeurs de l’ « agrivoltaïsme ». Ce fameux tour de passe-passe marketing, pour justifier l’accaparement des terres par l’industrie photovoltaïque, a été entériné par la loi APER et le Décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement de l’agrivoltaïsme, sous influence des lobbies du pétrole et de l’agriculture. Voir leur parcours ici: https://blogs.mediapart.fr/loicsantiago/blog/060125/christian-dupraz-l-evangeliste-du-photovoltaique-agricole L’agrivoltaïsme permet de contourner le cadre de la loi Climat et Résilience de 2021, qui s’est fixée d’ici 2050 Zéro Artificialisation Nette.

[2] La plus part de ces projets sont portés par des filiales contrôlées à 100 % par les multinationales de l’extraction fossile comme TOTAL, RUBIS, ENI ou géants du BTP (EIFFAGE, VINCI...) qui consolident leur bilan carbone en développant du renouvelable pour pouvoir continuer leurs activités polluantes.

[3] Rapport de l'ADEME « Coûts énergies renouvelables et de récupération des données 2019 » https://librairie.ademe.fr/cadic/767/couts-energies-renouvelables-et-recuperation-donnees-2019-010895.pdf

[4] Selon l’observatoire des énergies renouvelables dans le Lot, n°2, Le Photovoltaïque, en date de février 2024, https://www.lot.gouv.fr/contenu/telechargement/18547/140820/file/Obs-ENR_n%C2%B02_vfinale.pdf la production annuelle d’électricité d’origine solaire sur l’ensemble du département du Lot, toutes installations confondues (toitures, ombrières de parkings, parcs au sol) était de 160 GWh/an en 2023. L’objectif 2030 est de 420 GWh/an. L’objectif d’ici 2030 est donc de produire 260 GWh supplémentaires par an, soit d'installer moins de 110 ha de panneaux sur toitures ou sur parking, c’est à dire 3500 m² par communes en 2030 et moins de 1,5 ha en 2050 !

avatar of the starter
Caroline ERHARDTLanceur de pétition

284

Signataires récents:
Claude THIRION et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

En signant cette pétition :

  • Vous ne vous vous opposez pas aux panneaux photovoltaïques sur les zones artificialisées (toitures, parkings, friches industrielles…).
  • Vous vous opposez à l'artificialisation des terres agricoles au détriment de la souveraineté alimentaire.
  • Vous plaidez pour que les terres agricoles se maintiennent au service d’une agriculture nourricière durable. En effet, la terre est avant tout un bien commun et un titre de propriété engage une responsabilité, celle d’en prendre soin pour les générations futures.
  • Vous défendez la biodiversité et la protection des espaces naturels qui contribuent à l’atténuation du changement climatique.
  • Vous vous opposez à une nouvelle « mer noire » sur les pâturages de la commune, à la dépréciation immobilière des biens alentours et au préjudice en matière de tourisme.
  • Vous contribuez à préserver le site naturel du lieu-dit Le Colombier, le cadre de vie des habitants du village, les paysages et l’environnement. 

~ Le cœur du problème ~

Un nouveau projet de centrale photovoltaïque sur terres agricoles dans notre commune est en cours d'instruction par les services de la préfecture du Lot depuis le 23 février 2026.

Une méga-centrale photovoltaïque sur terres forestières et agricoles de 24 ha exploitée par Photosol (groupe RUBIS) est déjà en fonctionnement  à Cressensac-Sarrazac.

Aujourd'hui, il s’agit d’un projet agrivoltaïque ovin de 7,5 ha porté par la multinationale allemande EnergieKontor. Ce projet d’installation industrielle, est situé au lieu-dit Le Colombier à proximité du château de Tersac, au sein d’une trame verte (corridor de biodiversité) établie par le Plan d’aménagement et de développement durable de la Communauté de communes CAUVALDOR, en bordure d’un chemin de randonnée.

Mais ce n’est pas tout ! 3 autres projets d’installation photovoltaïque sur sol vivant sont en marche sur la commune : 

  • Au lieu-dit Pech Montat, une autorisation a été délivrée à Solarvia (filiale du groupe Vinci) pour une centrale de 0,8 ha sur une prairie
  • Au sud de l’aéroport Brive-Vallée-de-la-Dordogne, une zone de 45 ha, propriété du Syndicat mixte de l'aéroport, a été classée en zone Ner (zone naturelle définie pour accueillir la production d'énergie renouvelable) dans le nouveau PLUI-H. Un projet de centrale photovoltaïque sur sol naturel est à l’étude par le groupe Générale du Solaire
  • Sur une ancienne aire de repos de la D820 en grande partie boisée, un projet de 3 ha est étudié par Leencoop

STOP ! Cressensac-Sarrazac ne doit pas être sacrifié pour les intérêts privés des industriels du photovoltaïque ! Leurs projets menacent terres agricoles, paysages et biodiversité.

Derrière la promesse d’une transition énergétique, nous dénonçons une nouvelle forme d’accaparement des sols naturels, agricoles et forestiers par l’industrie du solaire, au détriment du vivant, de nos campagnes et de notre cadre de vie.

~ Une atteinte à l’autonomie paysanne ~

En 2024, l’application de la loi d’accélération de la production d’énergie renouvelable (APER) a ouvert la porte aux intérêts privés des industriels du photovoltaïque sans se soucier de l’intérêt général. Elle a introduit l’agrivoltaïsme, cette nouvelle branche de l’agro-industrie. [1]

"Les marchands de soleil" [2] profitent de la crise paysanne ; grâce à un marketing éprouvé, ils promettent un avenir radieux aux agriculteurs en échange de contrats qui leur donnent tout pouvoir (dépendance sur les cultures, sur les choix de production, quasi-impossibilité de sortir du contrat…). Cette pratique va à l’encontre de l’autonomie paysanne. Elle entraine aussi une hausse du foncier agricole qui empêche les jeunes agriculteurs de s’installer. 

Ce mirage énergétique ne permettra pas de pallier à la faiblesse des prix agricoles. Il ne donnera pas l’envie aux nouvelles générations de travailler en agriculture où le sifflement des onduleurs remplacera le chant des oiseaux. Devenir gardiens de centrales photovoltaïques ne redonnera pas du sens à un métier déjà très fragilisé. 

~ Une menace sur la biodiversité ~

Selon l’Office Français de la Biodiversité (OFB) le constat est sans appel : "la création d’un microclimat sous les panneaux en phase d’exploitation a des incidences sur les propriétés des sols. Elles peuvent affecter plusieurs de leurs fonctions écologiques, notamment leur capacité à stocker et à infiltrer l’eau, à héberger de la biodiversité et à séquestrer du carbone". 

Quant au CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature), il recommande de "cesser le déploiement de centrales photovoltaïques sur les espaces semi naturels, naturels et forestiers (incluant toutes les zones humides), protégés et non protégés, en raison de leur incidence importante sur la biodiversité, de leur incohérence avec les objectifs d’adaptation et d’atténuation du changement climatique et du risque accru d’incendies" (séance du 19 juin 2024).

Malheureusement les collectivités, en baisse de moyens ainsi que par méconnaissance de l’ampleur des dommages irréversibles générés, appuient souvent ces projets car les industriels leur garantissent une rente annuelle, bien que minime au regard des profits réalisés par ces derniers grâce à la vente d’électricité. 

~ Quid de la question du démantèlement en fin du contrat ? ~

Une centrale photovoltaïque au sol, ce sont des tonnes de métaux (silice, aluminium, zinc, plomb, étain, indium, antimoine), des milliers d'ancrages bétons, des kilomètres de voies d'accès, de clôtures grillagées, de lignes électriques enterrées, des postes de transformations et de livraisons, des caméras de surveillance, des capteurs connectés… 

Les développeurs désireux de convaincre laissent entendre que "la déconstruction du parc ne laisse pas d'empreinte biologique négative", mais nous n’avons aucun recul à ce sujet. 

Quand bien même une dépollution totale serait possible, combien d'années faudra-t-il attendre pour voir la terre de nouveau propre à l'agriculture ? Et qui prendra en charge le démantèlement et la dépollution si l’exploitant n’est plus plus solvable dans 30 ou 40 ans ? Seront-t-ils à la charge de l’héritier du propriétaire foncier ? Nos enfants verront-ils fleurir d’immenses cimetières de panneaux dans nos campagnes ?

~ Les surfaces artificialisées suffisent ~

Ces projets sont à contre-courant de la loi Climat et résilience de 2021 qui a fixé l’objectif du zéro artificialisation nette (ZAN) en 2050.

Suivant les avis de l'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie), le photovoltaïque doit se déployer "en priorité sur des surfaces non forestières et impropres à l’agriculture : friches industrielles, anciennes carrières, sites présentant une pollution antérieure, zones industrielles ou artisanales... "

De plus les rapports de l’ADEME [3] et du (CNPN) démontrent que les objectifs de production d’énergie photovoltaïque que s’est fixée la France d’ici 2050 sont parfaitement atteignables en utilisant l’énorme potentiel de surfaces déjà artificialisées (toitures, parkings, friches industrielles).

A l’échelle du département, en s’appuyant sur les données de l’Observatoire des énergies renouvelables dans le Lot, il faudrait 3500 m² de panneaux par commune pour atteindre les objectifs fixés en 2030 et 1,5 ha en 2050 ! [4] 

La commune de Cressensac-Sarrazac n’a-t-elle pas largement fait sa part avec sa centrale de 24 ha en service ?

~ A qui et à quoi servira cette électricité ? ~

L’énergie produite par la future centrale du Colombier ne sera pas consommée localement, elle ne contribuera pas à l’autonomie énergétique du territoire. Elle sera revendue à de gros consommateurs comme les data center, « à Google ou Arcelor Mital… » dixit le représentant d’EnergieKontor. 

Alors que RTE reconnaît une surproduction d’électricité structurelle de 20 % au-delà des besoins et que la facture des particuliers augmentent, la cour des comptes pointe des aides publiques de 26,3 milliards d’euros pour le développement des énergies renouvelables entre 2016 et 2024, indépendamment du soutien de l’État à travers les contrats d’obligation d’achat. Dans ce cadre, les tarifs moyens d’achat sur cette période ont été nettement plus élevés que les prix constatés sur les marchés de gros de l’électricité et du gaz, avec une hausse de 27 %. Ils ont permis aux industriels du renouvelable de dégager des taux de profits exorbitants.

En termes de construction de l’installation, il n’y a pas à attendre de retombées économiques locales significatives. Rappelons que la construction de la centrale de Photosol a été sous-traitée par une entreprise portugaise qui a eu recours à des travailleurs détachés portugais et roumains.

Collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac

Contact: info@stop-agrivolt-cressensac.fr

Site: www.stop-agrivolt-cressensac.fr

 

Pour en savoir plus :

[1] Christian Dupraz, chercheur à l’INRAE et Antoine Nogier, fondateurs de Sun’Agri (filiale du leader européen du BTP EIFFAGE) sont les inventeurs de l’ « agrivoltaïsme ». Ce fameux tour de passe-passe marketing, pour justifier l’accaparement des terres par l’industrie photovoltaïque, a été entériné par la loi APER et le Décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement de l’agrivoltaïsme, sous influence des lobbies du pétrole et de l’agriculture. Voir leur parcours ici: https://blogs.mediapart.fr/loicsantiago/blog/060125/christian-dupraz-l-evangeliste-du-photovoltaique-agricole L’agrivoltaïsme permet de contourner le cadre de la loi Climat et Résilience de 2021, qui s’est fixée d’ici 2050 Zéro Artificialisation Nette.

[2] La plus part de ces projets sont portés par des filiales contrôlées à 100 % par les multinationales de l’extraction fossile comme TOTAL, RUBIS, ENI ou géants du BTP (EIFFAGE, VINCI...) qui consolident leur bilan carbone en développant du renouvelable pour pouvoir continuer leurs activités polluantes.

[3] Rapport de l'ADEME « Coûts énergies renouvelables et de récupération des données 2019 » https://librairie.ademe.fr/cadic/767/couts-energies-renouvelables-et-recuperation-donnees-2019-010895.pdf

[4] Selon l’observatoire des énergies renouvelables dans le Lot, n°2, Le Photovoltaïque, en date de février 2024, https://www.lot.gouv.fr/contenu/telechargement/18547/140820/file/Obs-ENR_n%C2%B02_vfinale.pdf la production annuelle d’électricité d’origine solaire sur l’ensemble du département du Lot, toutes installations confondues (toitures, ombrières de parkings, parcs au sol) était de 160 GWh/an en 2023. L’objectif 2030 est de 420 GWh/an. L’objectif d’ici 2030 est donc de produire 260 GWh supplémentaires par an, soit d'installer moins de 110 ha de panneaux sur toitures ou sur parking, c’est à dire 3500 m² par communes en 2030 et moins de 1,5 ha en 2050 !

avatar of the starter
Caroline ERHARDTLanceur de pétition

Voix de signataires

Mises à jour sur la pétition