Non à l’interdiction de diffuser les images de violences policières !

0 a signé. Prochain objectif : 35 000 !


Le collectif des familles de victimes tuées par la police alerte et sensibilise par des témoignages et la diffusion de vidéos, des vidéos comme celle de Théodore Luhaka (Affaire de Théo) que nous avions reçu et avons diffusé le soir même des faits, relative à l’arrestation et le viol par pénétration avec une matraque télescopique par un policier, sans ces vidéos, nous n’aurions pas eu la possibilité d’informer et de sensibiliser l’opinion publique sur la question des violences policières et permettent aux victimes de se constituer partie civile. 

L'amendement déposé en commission des lois par le sénateur LR Jean-Pierre Grand, dans le cadre de la proposition de loi de «lutte contre la haine» sur Internet, et qui sera discutée en séance publique le 17 décembre prochain, n'a d'autre but que de museler le peuple quant à la réalité des violences policières médiatisées depuis la naissance du mouvement des gilets jaunes et qui sont monnaies courantes depuis des décennies dans les quartiers populaires. 

En tant que familles de victimes et collectifs de luttes contre ces violences institutionnelles nous le savons pourtant très bien : les vidéos montrant les policiers en pleine action sont indispensables. Ces dernières années, elles ont bouleversé notre combat en apportant très souvent les preuves de la brutalité et de l'iniquité des forces de l'ordre. On avait tendance à croire les officiers sans sourciller : les vidéos sont venues donner d'autres sons de cloche et appuyer les versions de victimes qui avaient du mal à se faire entendre. En outre, la multiplication de ces vidéos, utilisée par des collectifs et militants, ont permis d'obtenir une vraie couverture médiatique sur le sujet et de sensibiliser l'opinion publique.

Nous n'accepterons pas cette énième atteinte à notre liberté d’informer, depuis 8 ans notre travail est d’alerter les dérives de certains policiers qui abusent de leur pouvoir. Une fois de plus, on voudrait faire de cas isolés de policiers qui auraient reçu des menaces à leur domicile au prétexte qu’ils auraient été filmé dans le cadre de leurs fonctions, une loi d'exception. Cette proposition d'amendement n'est rien d'autre qu'une loi liberticide et sécuritaire. Alors que « la circulaire du 23 décembre 2008 »autorisant n’importe quel citoyen et journalistes à filmer les policiers dans l’exercice de leur fonctions, ce député profite de l'occasion qu'est la «Lutte contre la haine» pour tenter d'imposer dans le débat une loi visant à interdire la diffusion des vidéos mettant en cause des policiers dans des cas de violences policières. Si cette loi est votée l’arbitraire en France aura atteint son sommet. Nous n'aurons  plus la possibilité d' informer les dérives policières. Car nous le savons l'exécutif est très soucieux de l’image qu’il renvoie à L’international... Les collectifs, les familles, les blessés, qui luttent depuis des années déjà contre l’impunité policière, alertent sur cette proposition de loi qui est le franchissement d’une énième étape dans un processus qui vise un tout sécuritaire, si nous n’y prenons pas garde nos libertés les plus fondamentales seront bafouées.

Stoppons cet amendement, signez cette pétition pour demander aux sénateurs de le rejeter.