Non à l'installation d'un nouvel élevage de 1365 porcs à Pissos !


Non à l'installation d'un nouvel élevage de 1365 porcs à Pissos !
Le problème
Nous sommes un collectif d’habitants pisséens et nous souhaitons faire entendre notre voix, car l’implantation imminente d’un élevage porcin sur la commune de Pissos par l’EARL Pecastaing nous interroge fortement. Il y est prévu une densité de plus de 1 365 animaux en présence simultanée soit presque un porc par habitant du village ! (Ref. p6 du dossier déposé à la préfecture)
Pour consulter le dossier déposé par l'EARL Pecastaing à la préfecture : https://www.landes.gouv.fr/contenu/telechargement/34436/284410/file/Doc1_Descriptif_ICPE_EARL_PECASTAING_compressed.pdf
LE PROJET
Ce projet n’est pas la continuité de la ferme la Bruyère, appartenant déjà à Gilles Pecastaing. Celle-ci était située chemin de Bernadille à Pissos et était en activité jusqu’en 2023. Ici c’est une nouvelle exploitation, bien plus proche du village.
L’élevage sera installé sous des serres construites en 2020 par l’exploitant agricole Larrère, initialement prévues pour une culture de kiwis, mais qui a exclusivement servi de support à des panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité.
Ces serres se situent à 3 km de l’entrée du village, entre Liposthey et Pissos, le long de la D43. L’habitation la plus proche se situe à seulement 1,2 km, au lieu-dit Mougnoc.
Sous ces serres, ce sont 1,8 hectares (18 800 m²) qui seront destinés à l’élevage porcin, pour la reproduction et l’engraissement. M. Pecastaing fait la promotion de sa marque « happy pig », les cochons ne seront pas élevés sur caillebotis mais sur paille et bénéficieront de plus d’espace que dans un élevage conventionnel. L’exploitant innovera en proposant une pataugeoire et une surface enherbée dans chaque enclos. Toutefois, aucun cochon ne verra le ciel, et la totalité de l’élevage sera maintenu sous ces serres.
Le fumier sera collecté et stocké dans 2 fumières couvertes mais uniquement fermées par 3 murs. Le lisier sera collecté dans une fosse non couverte. Ces déjections seront transportées toutes les semaines vers une station de méthanisation. Cependant, il est indiqué que le fumier des zones de couchage ne sera retiré que tous les deux mois (ref. p44)
POURQUOI CE PROJET NOUS INTERROGE
Voici les nuisances auxquels les habitants de Pissos seront probablement confrontés :
- Odeurs liées aux déjections des animaux, accentuées par la chaleur dans la serre.
Le fumier sera collecté dans une fumière couverte mais portée seulement par 3 murs. Les deux bâtiment clos existants sont entièrement recouverts de parois de verre, avec des panneaux photovoltaïques sur toute la surface de la toiture (ref. p21). Seul un système de ventilation naturelle assurera le renouvellement de l’air. Nous pouvons imaginer que la température sous ces serres sera élevée, particulièrement en été, et accélèrera la macération des déjections, et donc la multiplication des odeurs. Le vent d’ouest, qui souffle principalement dans notre région, poussera les odeurs en direction du village quotidiennement.
- Risque de pollution des ruisseaux et de la Leyre.
Le ruisseau du Braou passe à seulement 35m de l’élevage. Ce ruisseau se jette ensuite le Mourcaou qui traverse le village, pour se déverser enfin dans la Leyre. Le dossier indique une zone tampon à l’intérieur des serres mais lors des pluies abondantes à l’automne et au printemps, rien ne peut garantir qu’aucune eau polluée ne viendra pas se déverser dans le ruisseau. Ces eaux contaminées pourraient se répandre dans la Leyre, pourtant classée zone Natura 2000, et labellisée Rivière sauvage, en plein Parc naturel régional des Landes de Gascogne. (ref. p12)
De plus, le Jardin Bio, zone de maraichage bio à Pissos, se situe en aval du ruisseau du Braou. Une contamination de l’eau du ruisseau ou des nappes phréatiques pourrait lui porter un grave préjudice.
- Nuisances sonores, causés par les cris de cochons lors des transferts et du nourrissage.
Même si les relevés de bruits sont considérés comme « admissibles », ils n’en seront pas moins une nuisance pour les habitants les plus proches.
- Augmentation du trafic de camions pour desservir l’exploitation :
Acheminement des porcs, des aliments et de la paille, enlèvement du fumier et du lisier…
- Grande consommation de ressources
Il est prévu une consommation d’eau de plus de 9000 m3 par an, soit la consommation annuelle de 169 habitants (sur la base moyenne de 54 m3 d’eau par an et par habitant, selon l’observatoire SISPEA). La consommation électrique est estimée à 216 000 kWh/an.
- Zone d’ombre
Il est indiqué dans le dossier qu’une haie à base d’essences locales sera implantée pour protéger de la vue la zone de stockage des cadavres, à l’entrée n°2 du site (Ref. p46). Cependant, la zone d’équarrissage n’est pas indiquée sur les plans. Où seront stockés ces animaux décédés ?
Ce sont pour toutes raisons que nous, habitantes et habitants de Pissos, sommes opposés à la création de cet élevage. Malgré la prise en compte des risques par l’exploitant, rien ne peut garantir qu’il n’y aura pas de manquement ou d’accident de pollution.
Nous savons en effet qu’il existe très souvent une grande différence entre ce qui est écrit dans le projet et la réalité sur le terrain. Une fois les autorisations obtenues, rien de pourra garantir le respect des engagements de l’exploitant face aux contraintes économiques et aux aléas climatiques (vents, pluies violentes, fortes chaleurs…). Comme pour le trafic routier que nous subissons à cause des choix tarifaires des sociétés d’autoroutes, c’est nous, habitants de Pissos et Liposthey, qui en payerons les frais.
Par principe de précaution, nous nous opposons donc à l’implantation de cet élevage porcin !
Les habitants peuvent prendre connaissance du dossier à la mairie de Pissos et consigner leurs observations sur le registre tenu à cet effet. Il est également possible d’adresser ses observations par mail à l’adresse : pref-amenagement@landes.gouv.fr
Cette pétition est destinée à recevoir les signatures des personnes ne pouvant se déplacer aux horaires d’ouverture de la mairie. Elle sera envoyée par mail à la préfecture et déposée à la mairie, avant la date limite de dépôt des observations.
!! Attention, la date limite pour communiquer vos remarques et signer la pétition est le mardi 20 mai à 17h00 !!
N'hésitez pas à laisser un commentaire au moment de signer cette pétition.
Le problème
Nous sommes un collectif d’habitants pisséens et nous souhaitons faire entendre notre voix, car l’implantation imminente d’un élevage porcin sur la commune de Pissos par l’EARL Pecastaing nous interroge fortement. Il y est prévu une densité de plus de 1 365 animaux en présence simultanée soit presque un porc par habitant du village ! (Ref. p6 du dossier déposé à la préfecture)
Pour consulter le dossier déposé par l'EARL Pecastaing à la préfecture : https://www.landes.gouv.fr/contenu/telechargement/34436/284410/file/Doc1_Descriptif_ICPE_EARL_PECASTAING_compressed.pdf
LE PROJET
Ce projet n’est pas la continuité de la ferme la Bruyère, appartenant déjà à Gilles Pecastaing. Celle-ci était située chemin de Bernadille à Pissos et était en activité jusqu’en 2023. Ici c’est une nouvelle exploitation, bien plus proche du village.
L’élevage sera installé sous des serres construites en 2020 par l’exploitant agricole Larrère, initialement prévues pour une culture de kiwis, mais qui a exclusivement servi de support à des panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité.
Ces serres se situent à 3 km de l’entrée du village, entre Liposthey et Pissos, le long de la D43. L’habitation la plus proche se situe à seulement 1,2 km, au lieu-dit Mougnoc.
Sous ces serres, ce sont 1,8 hectares (18 800 m²) qui seront destinés à l’élevage porcin, pour la reproduction et l’engraissement. M. Pecastaing fait la promotion de sa marque « happy pig », les cochons ne seront pas élevés sur caillebotis mais sur paille et bénéficieront de plus d’espace que dans un élevage conventionnel. L’exploitant innovera en proposant une pataugeoire et une surface enherbée dans chaque enclos. Toutefois, aucun cochon ne verra le ciel, et la totalité de l’élevage sera maintenu sous ces serres.
Le fumier sera collecté et stocké dans 2 fumières couvertes mais uniquement fermées par 3 murs. Le lisier sera collecté dans une fosse non couverte. Ces déjections seront transportées toutes les semaines vers une station de méthanisation. Cependant, il est indiqué que le fumier des zones de couchage ne sera retiré que tous les deux mois (ref. p44)
POURQUOI CE PROJET NOUS INTERROGE
Voici les nuisances auxquels les habitants de Pissos seront probablement confrontés :
- Odeurs liées aux déjections des animaux, accentuées par la chaleur dans la serre.
Le fumier sera collecté dans une fumière couverte mais portée seulement par 3 murs. Les deux bâtiment clos existants sont entièrement recouverts de parois de verre, avec des panneaux photovoltaïques sur toute la surface de la toiture (ref. p21). Seul un système de ventilation naturelle assurera le renouvellement de l’air. Nous pouvons imaginer que la température sous ces serres sera élevée, particulièrement en été, et accélèrera la macération des déjections, et donc la multiplication des odeurs. Le vent d’ouest, qui souffle principalement dans notre région, poussera les odeurs en direction du village quotidiennement.
- Risque de pollution des ruisseaux et de la Leyre.
Le ruisseau du Braou passe à seulement 35m de l’élevage. Ce ruisseau se jette ensuite le Mourcaou qui traverse le village, pour se déverser enfin dans la Leyre. Le dossier indique une zone tampon à l’intérieur des serres mais lors des pluies abondantes à l’automne et au printemps, rien ne peut garantir qu’aucune eau polluée ne viendra pas se déverser dans le ruisseau. Ces eaux contaminées pourraient se répandre dans la Leyre, pourtant classée zone Natura 2000, et labellisée Rivière sauvage, en plein Parc naturel régional des Landes de Gascogne. (ref. p12)
De plus, le Jardin Bio, zone de maraichage bio à Pissos, se situe en aval du ruisseau du Braou. Une contamination de l’eau du ruisseau ou des nappes phréatiques pourrait lui porter un grave préjudice.
- Nuisances sonores, causés par les cris de cochons lors des transferts et du nourrissage.
Même si les relevés de bruits sont considérés comme « admissibles », ils n’en seront pas moins une nuisance pour les habitants les plus proches.
- Augmentation du trafic de camions pour desservir l’exploitation :
Acheminement des porcs, des aliments et de la paille, enlèvement du fumier et du lisier…
- Grande consommation de ressources
Il est prévu une consommation d’eau de plus de 9000 m3 par an, soit la consommation annuelle de 169 habitants (sur la base moyenne de 54 m3 d’eau par an et par habitant, selon l’observatoire SISPEA). La consommation électrique est estimée à 216 000 kWh/an.
- Zone d’ombre
Il est indiqué dans le dossier qu’une haie à base d’essences locales sera implantée pour protéger de la vue la zone de stockage des cadavres, à l’entrée n°2 du site (Ref. p46). Cependant, la zone d’équarrissage n’est pas indiquée sur les plans. Où seront stockés ces animaux décédés ?
Ce sont pour toutes raisons que nous, habitantes et habitants de Pissos, sommes opposés à la création de cet élevage. Malgré la prise en compte des risques par l’exploitant, rien ne peut garantir qu’il n’y aura pas de manquement ou d’accident de pollution.
Nous savons en effet qu’il existe très souvent une grande différence entre ce qui est écrit dans le projet et la réalité sur le terrain. Une fois les autorisations obtenues, rien de pourra garantir le respect des engagements de l’exploitant face aux contraintes économiques et aux aléas climatiques (vents, pluies violentes, fortes chaleurs…). Comme pour le trafic routier que nous subissons à cause des choix tarifaires des sociétés d’autoroutes, c’est nous, habitants de Pissos et Liposthey, qui en payerons les frais.
Par principe de précaution, nous nous opposons donc à l’implantation de cet élevage porcin !
Les habitants peuvent prendre connaissance du dossier à la mairie de Pissos et consigner leurs observations sur le registre tenu à cet effet. Il est également possible d’adresser ses observations par mail à l’adresse : pref-amenagement@landes.gouv.fr
Cette pétition est destinée à recevoir les signatures des personnes ne pouvant se déplacer aux horaires d’ouverture de la mairie. Elle sera envoyée par mail à la préfecture et déposée à la mairie, avant la date limite de dépôt des observations.
!! Attention, la date limite pour communiquer vos remarques et signer la pétition est le mardi 20 mai à 17h00 !!
N'hésitez pas à laisser un commentaire au moment de signer cette pétition.
Victoire
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Pétition lancée le 15 mai 2025