Non à l’humiliation des diplômés au service d'équivalence au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie

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Objet : Réorganiser et améliorer en URGENCE les conditions de réception des diplômés par le service d'équivalence au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie.

Le service des équivalences au ministère de l’enseignement supérieur est un passage obligatoire pour tous les diplômés à l’étranger et à tous ceux ayant obtenu un diplôme aux universités privées tunisiennes. Cet été 2015, un article paru au journal “alchourouk” nous plonge dans la réalité décevante de la qualité de ce service. En effet, moi et des centaines de nos compatriotes ont eu la malheureuse chance de subir l’incompétence  des fonctionnaires de ce service. C’est pour cette raison que nous vous adressons avec douleur cette pétition.

Tout commence par le standard téléphonique du ministère. Et comme tout le monde on se renseigne avant toute démarche administrative. Sauf que dans notre cas on oublie qu’on fait face au service des équivalences: Au “service des équivalences” on ne répond jamais au téléphone. On a beau appeler plusieurs fois à maintes reprises et pendant les heures administratives : sans résultat.

"Ah oui ils ne répondent pas,  c'est normal, il faut se déplacer" : c’est la réponse de l’accueil du ministère à chaque appel. Mais si on appelle par téléphone, c’est qu’on n’habite pas à côté du ministère et on n’a pas toujours les moyens de nous déplacer.

Notre première demande est donc simple : nous demandons au service d’équivalence de décrocher le téléphone et de répondre avec politesse si possible.

Tenant bon à notre objectif, on est allé à Tunis pour relever les défis et essayer de déposer un dossier d'équivalence. À notre grande déception, les conditions d’accueil chez le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie sont déplorables. Arrivés devant le ministère, on fait face au premier défi : la foule. On est accueilli par une foule de diplomés en bas des escaliers attendant leur tour. Personne ne sait ce qui se passe devant. Personne ne donne des informations sur ce qui se prépare au bout de la foule d’attente. Il faut faire partie de la foule d’attente dehors, dans la rue et dans la chaleur du mois d’août. Durant des heures d’attente on a eu la chance d’assister à des bagarres, des insultes, des crises d’angoisse et des leçons de respect de la foule d’attente. Au bout de ce défi se répare le prochain : on arrive en masse dans une salle d’attente où on est préparé au deuxième défi : la chaise musicale. Pour ce jeu, il faut 20 diplômés. Le but du jeu est de décrocher une chaise pour avoir un badge visiteur. Si on est chanceux, le badge permet aux diplômés de franchir l'accueil. Tous ceux assis dans la salle et à qui on a donné un badge se lèvent ensemble et la danse commence. Tout le monde a la queuleuleu pour sortir de la salle muni du fameux badge visiteur et un autre groupe s’avance pour occuper les précieuses chaises libres. Mais attention à ceux qui ne respectent pas l’ordre et occupent les chaises à la sortie ni vu ni connu : et encore des bagarres qui se déclenchent.  

Vainqueurs des deux premiers défis, le petit groupe des diplômés munis de leurs badges visiteur avancent donc vers le bureau des équivalences où se prépare le dernier défi : déposer le dossier. On entre donc dans une salle où il y a un seul grand bureau. Une trentaine de diplômés forment une autre la foule d’attente. Le comble est que la personne qui traite les dossiers fait un travail à la chaine comme un robot. Elle vous récite une liste des pièces nécessaires autre que celle du site internet du ministère. Et si par malheur une pièce est manquante : le dossier est rejeté automatiquement. Alors pour parler à une machine c’est un autre défi...

Et c’est là où on se posent des questions assez basiques sur le fonctionnement de ce service :

Pourquoi la liste des pièces nécessaires aux dossiers est complexe et n’est pas à jour sur le site internet du ministère ?
Pourquoi l’agent du service ne prend même pas la peine de vérifier tout le dossier et propose de compléter ce qui manque par courrier, email ou autre ?
Et surtout, pourquoi tous les dossiers d'équivalence sont déposés dans le même bureau ? où on voit défiler  :

- équivalence du diplôme de baccalauréat

- équivalence des diplômes obtenus dans les universités privés

- équivalence des diplômes obtenus dans les universités à l'étranger

- équivalence de tous les types de diplômes universitaires : technicien supérieur, maitrise, ingénieur, master, doctorat, etc.

Pour couronner le tout, le dépos du dossier -- strictement personnel -- se fait debout et sous les regards de tout le monde : aucun respect de la vie privée.

De plus, la personne qui s’occupe des dossiers est seule. Elle accepte et refoule à sa guise. Ignorer les diplômés ou leur interrogations est mérpisant.

Ce qui nous amène à notre deuxième demande qui reste simple et efficace : former les agents du service des équivalences aux bonnes manières. Un tel stage leur permettra d’apprendre à  respecter autrui et de travailler sereinement, tranquillement et dans une bonne ambiance.

Et comme le flux des diplômés est trop important : notre troisième demande consiste à augmenter les guichets du service. On devrait avoir au moins quatre guichets pour absorber le flux des diplômés du mois d’Août :

- un guichet pour l’équivalence des diplômes provenant des universités privées en Tunisie,

- un guichet pour les diplômes de baccalauréat,

- un guichet pour les docteurs : ils n’ont pas les mêmes contraintes que les bacheliers, ils ont des enfants, ils sont mariés, ils ont beaucoup de responsabilités,

- un guichet pour les diplômes obtenus à l’étranger : ils n’ont pas non plus les mêmes contraintes que ceux qui vivent en Tunisie, la plupart sont en Tunisie pour un court séjour.

Notre quatrième et dernière demande facilitera la vie aux diplômés, aux fonctionnaires du ministère et ouvrira de nouveaux postes ailleurs : nous demandons la mise en place de bureaux relais au service des équivalences dans les universités ou les rectorats de la république tunisienne : un autre pas vers la décentralisation.

Aujourd'hui, le temps nécessaire pour déposer un dossier d’équivalence est considérable. Le manque d’information, le fait de ne pas décrocher le téléphone, l’absence d’écoute ne facilitent la tâche à personne. Sans oublier l’arrogance de certains, le fait d’être désagréable et de mauvaise humeur.

C'est décevant et frustrant d’être traité de cette manière par notre ministère ! La frustration et la déception sont les sentiments que nous avons gardé cet été envers le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie.

Si nous sommes des milliers à signer la pétition, nous pourrons pousser le gouvernement à améliorer l'accueil des diplômés au service d'équivalence au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie au plus vite et à prendre en compte et appliquer nos propositions.

Signez la pétition et faites passer le message !



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