Non à l'Expulsion Forcée des Habitants des Berges de Cotonou

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(See English below)

Avant de lire cette pétition, regardez cette vidéo

Aujourd’hui des milliers d’habitants des berges de Cotonou sont menacés de déguerpissement et vivent dans la peur de voir leur habitation et leur communauté détruites. Fin juillet, la descente sur le terrain de plusieurs délégations de la mairie, de la préfecture et du ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable ont alerté les populations sans apporter de réelles détails ou informations.

Le mardi 20 août 2019, la communauté de Xwlacodji a vu plus de 160 de ses habitations détruites lors d’une action de déguerpissement illégal qui a surpris les habitants au réveil. Aucune notice, aucun plan de relogement ou de dédommagement n’ont été partagés avec la population.

Depuis le 26 août 2019, les habitants d’une dizaine de communautés des berges de Cotonou a reçu la sommation de quitter les lieux sous 72 heures avant le commencement d’actions de démolition. Ces sommations sont contraires aux lois nationales et internationales et ne respectent pas le droit au logement convenable.

Nous rappelons que personne dans ces communautés ne s’oppose au développement, mais que ce dernier ne peut être atteint par des procédés d’exclusion et d’expulsion injustes qui renforcent la pauvreté des populations touchées.

Signez cette pétition pour demander que :

  • le maire de Cotonou n’exécute pas les sommations signées par les services techniques de la mairie car ces dernières sont contraires à la loi nationale de la République du Bénin.
  • le Président de la République et les autorités gouvernementales (notamment le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable), préfectorales et municipales dénoncent les expulsions forcées et nouent un dialogue avec les communautés concernées pour trouver des approches alternatives pour améliorer les conditions de vie des habitants des berges et de tous les cotonois.
  • l’Assemblée nationale béninoise et le Conseil Municipal de Cotonou renforcent les protections législatives contre les expulsions forcées.
  • la Commission Nationale des Droits de l’Homme béninoise enquête sur l’expulsion forcée de Xwlacodji et ordonne la mise en place des mesures appropriées pour remédier à toutes violations des droits de l'Homme.

#AzanAton  #NonAlExpulsionForcée  #SauvonsLesPopulationsDeNosBerges

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Before reading this petition, please watch this video

Today, thousands of waterfront residents in Cotonou are threatened by eviction and living with the fear of seeing their homes and communities destroyed. 

In the end of July, 2019, multiple visits by official delegations from the mayor's office, the prefecture, and the Ministry of Environment and Sustainable Development warned these communities of imminent eviction without any real details or meaningful information.

On Tuesday, 20 August 2019, residents of Xwlacodji community woke up to an surprise, illegal demolition exercise that destroyed more than 160 homes. The evictees received no notice and no information about any resettlement action plan or compensation.

Since 26 August 2019, residents of nearly a dozen waterfront communities in Cotonou have received a quit notice warning of evictions to begin within 72 hours. These notices do not comply with national or international law and do not respect the right to adequate shelter and the prohibition on forced evictions.

We must remember that no one in the threatened communities is against development; however, development cannot be achieved through exclusion and unjust evictions that push affected residents into homelessness and deeper poverty.

Sign this petition to demand that:

  • the Mayor of Cotonou refrain from executing the quit notices issued by the technical service of the Mayor's office, in light of the fact that they are against the national law of Benin. 
  • the President of Benin and authorities of the national and local government (particularly the Ministry of Environment and Sustainable Development) denounce forced evictions and enter into dialogue with the affected communities to explore alternative approaches to improving the quality of life of waterfront residents and all Cotonois.
  • the Benin National Assembly and the Cotonou municipal council strengthen legislative protections against forced eviction. 
  • the Benin National Human Rights Commission investigate the forced eviction of Xwlacodji and order appropriate remedy for all human rights violations. 

#AzanAton  #EndForcedEvictions #SaveTheWaterfronts