NON à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes inutile et coûteux ! OUI à Nantes-Atlantique !

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"Avec Notre-Dame-des-Landes, Nantes se tire une balle dans le pied. Cet aéroport est totalement inutile"
Jacques Bankir, ancien directeur chez Air France, ancien PDG de Régional Airlines.

"On va dépenser beaucoup d'argent pour quelque chose qui n'est pas techniquement obligatoire"
Jean-Paul Dubreuil, président du Groupe Dubreuil (Air Caraïbes, French Blue compagnie aérienne low-cost long courrier).

"C'est un mauvais projet pour la Vendée, qui va nous enclaver pour longtemps. Pour le Puy du Fou le développement sera obéré, mutilé, pour ne pas dire gravement handicapé"
Philippe de Villiers, ancien député et président du Conseil Général de la Vendée, créateur du Puy du Fou (+ de 2 millions de visiteurs en 2016).

"Je donne un carton rouge à ceux qui prônent un tel investissement qui ne se justifie pas sur le plan économique"
Yves Gonnord, président d'honneur de Fleury Michon.

Des entrepreneurs vendéens disent NON au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, et disent OUI au développement de Nantes-Atlantique.

Regardez leurs arguments économiques ci-dessous.

Rejoignez-les en signant cette pétition qui sera adressée au Président de la République Française Emmanuel Macron.

Préambule
Avec 4,8 millions de passagers en 2016, Nantes-Atlantique est le 9ème aéroport Français derrière Paris, Nice, Lyon, Marseille, Toulouse, Mulhouse-Bâle et Bordeaux. Classé, en 2014, meilleur aéroport régional européen par les compagnies aériennes, il a de réelles possibilités de développement :

- Un domaine foncier de 320ha, similaire à l’aéroport de Genève (16millions de passagers) et sans avoir à exproprier.

- La proximité d’infrastructures ferroviaires qu’il suffirait d’améliorer et connecter.

- La proximité de la plus importante zone économique du Sud-Loire avec Airbus et environ 200 entreprises qui génèrent plus de 6.000 emplois.

Mais depuis 30 ans, l’aménagement de Nantes-Atlantique n’est plus réalisé qu’à minima, dans la seule perspective de déménagement vers Notre-Dame-des-Landes. Aujourd’hui la piste nécessite d’importantes évolutions : bretelles rapides, raquettes de retournement, radar local et I.L.S. (Instrument Landing System) qui permettraient de ne pas survoler Nantes à basse altitude lors de l’atterrissage.

L’agrandissement de Nantes-Atlantique est-il Possible ?
réponse : OUI

Le problème n’est pas celui de la piste unique. Certains grands aéroports n’ont qu’une seule piste et accueillent bien plus de mouvements d’avions et de passagers que Nantes-Atlantique. Le plus bel exemple est l’aéroport international de Genève avec une seule piste de 3.900m :

- Genève : 16 millions de passagers / 180.000 mouvements d’avions / 330ha d’emprise foncière.

- Nantes-Atlantique : 4,8 millions de passagers / 70.000 mouvements d’avions / 325ha d’emprise foncière.

Le problème est d’abord celui de la saturation physique des équipements (aérogare et parkings) et du réaménagement de la piste et des accès pour les avions.

La PISTE actuelle de 2.900m doit être prolongée seulement de 60m à son extrémité sud pour être en conformité avec les normes des aires de sécurité.

La tendance des futurs avions est aux bi-réacteurs performants comme les A320, A350 ou B787 qui se satisfont d’une piste de 2.900m.

Par ailleurs, une piste de 2.900m peut accueillir n’importe quel avion qui se déroute (même les plus gros) car la masse à l’atterrissage est toujours inférieure à la masse maximale au décollage.

L’aéroport de Nice (11,7 millions de passagers) a une piste de 2.900m et une de 2.750m.

Ces travaux : piste, taxiway, deux bretelles rapides de sortie supplémentaires, radars, équipements et aléas divers sont évalués à 25 millions d'euros (M€) maximum. Et ils peuvent être réalisés la nuit, comme cela a été fait à Genève, sans fermeture du trafic en journée.

Voici le coût des récentes rénovations de pistes : CDG1=15M€ ; ORLY4=30M€ ; FRANCFORT1=19M€ ; FRANCFORT2=19M€.

L’AEROGARE actuel doit être aménagé et agrandi.

Les études des architectes et ingénieurs ont été faites sur les mêmes critères que NDDL : croissance identique du trafic, mêmes circuits passagers, mêmes services et surfaces.

Conclusion : il est tout à fait possible d’agrandir et de rénover les équipements de Nantes-Atlantique pour arriver aux mêmes capacités  que celles projetées à NDDL ; qui plus est, dans le foncier existant, sans expropriations.

Contrairement aux conclusions de l’enquête publique de 2006, un rapport d’experts de Novembre 2013 montre qu’un agrandissement de Nantes-Atlantique coûterait bien moins cher que la construction de NDDL.

Même la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) qui a une fâcheuse tendance à surestimer les coûts d’agrandissement de Nantes-Atlantique et à sous-estimer ceux de Notre-Dame-des-Landes conclut à une économie de 167M€ en faveur de Nantes-Atlantique.

Comparaison des coûts d’aménagement entre Nantes-Atlantique (NA) et Notre-Dame-des-Landes (NDDL) :

Source / pour 5M passagers / pour 9M passagers / Total

NA (selon DGAC) / 299M€ / +526M€ / =825M€

NA (avec tram) / 100M€ / +110M€ / =210M€

NDDL(selon DGAC) / 668M€ / +324M€ / =992M€

NDDL(avec tram+routes) / 1.200M€ / +500M€ / =1.700M€

En résumé, construire NDDL coûterait plus cher qu’agrandir Nantes-Atlantique : +167M€ selon la DGAC, +1.490M€ selon des experts indépendants (voir www.acipa-ndl.fr et www.aeroportnddl.fr )

L’agrandissement de Nantes-Atlantique permet-il d’absorber son développent à 15-20 ans ?
réponse : OUI

Selon un rapport (2013) du service technique de l’aviation civile (trafic des vols commerciaux à l’horizon 2030) le nombre de mouvements d’avion évoluera deux fois moins vite que celui des passagers :

« Avec un taux de croissance moyen annuel de +2,1% du nombre de passagers, les mouvements d’avions progresseraient de +1%. D’autre-part, l’ensemble des compagnies aériennes envisagent d’adopter des taux de remplissage à l’instar des compagnies Low-Cost, Enfin, avec + de sièges dans les avions et la disparition progressive des jets de 50 places pour des avions de 70-150 places, voire plus (A320 ou B737), l’emport moyen passera de 65 à 81 passagers par vol ».

En appliquant ces prévisions à Nantes-Atlantique, pour une croissance de +5% par an des passagers et de +2,5% du nombre de vols, cela donne :

Année / 2016 / 2024 / 2030

Nb passagers / 4,7 millions / 6,5 millions / 8,6 millions

Nb vols / 68.000 / 81.000 / 93.000

A comparer aux 16 millions de passagers et 180.000 vols de Genève en 2016.

Déménager Nantes-Atlantique à NDDL dopera-t-il le développement de l’aéroport ?
réponse : NON, bien au contraire

Aucun aéroport régional français, même Lyon ou Nice (qui a aujourd’hui le trafic prévu à Nantes en 2060) n’ont de vols réguliers longs courriers. Si un jour Roissy et Orly arrivaient à saturation, ce n’est pas à Nantes que les compagnies viendraient délester mais dans d’autres hubs européens.

Pour les courts et moyens courriers toute la croissance du trafic provient des compagnies low-cost, celles-ci sont très attentives aux coûts aéroportuaires. Nantes-Atlantique est actuellement l’un des aéroports régionaux français les plus compétitifs, d’où sa forte croissance. Le business plan de VINCI pour NDDL prévoit une hausse de +44% des coûts aéroportuaires, ce qui rendrait NDDL l’un des aéroports le plus cher parmi les régionaux français.

Conséquence prévisible, il y aura moins de trafic low-cost à NDDL qu’à Nantes-Atlantique.

D’autant plus que l’aéroport de Bordeaux s’agrandit en construisant actuellement un terminal low-cost (5M€).

Par ailleurs, la nouvelle ligne de trains LGV Rennes-Paris ponctionnera des passagers au détriment de NDDL pour aller à Orly ou Roissy-CDG. Nous avons les exemples des nouvelles lignes LGV Bruxelles-Paris, Strasbourg-Paris, Marseille-Paris qui sont venues supplanter ou très fortement réduire le trafic des lignes aériennes (pour Nantes-Atlantique, cette ponction a déjà été faite).

Nantes-Atlantique : une exceptionnelle facilité de raccordement au réseau ferroviaire et au tramway

Nantes-Atlantique bénéficie d’une situation exceptionnelle car raccordé à l’étoile ferroviaire nantaise  par une voie de chemin de fer existante mais abandonnée depuis les années 70. Réhabiliter cette connexion permettrait à Nantes-Atlantique d’être raccordé au réseau urbain nantais de transports en commun mais aussi au réseau ferroviaire régional et national.

D’autre-part, la ligne TER Nantes-Sainte-Pazanne contourne Nantes-Atlantique mais la portion qui dessert l’aéroport existe toujours et pourrait être réhabilitée pour un coût d’environ 30M€.

Pour le tramway : aujourd’hui le terminus de la ligne 3 (station Neustrie) est situé à seulement 2kms  au nord de Nantes-Atlantique. Il faudrait prolonger la ligne en franchissant le périphérique, ce qui a été réalisé à Toulouse, avec un chantier plus complexe, pour moins de 70M€.

Cliquez ici pour accéder aux 26 fiches technique argumentées. 



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