Non à l’élevage des 1 008 cochons à Durmignat (63)

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Nous, citoyens, conscients des conséquences éthiques, environnementales, sanitaires et sociétales de l’élevage intensif, ne voulons pas d’un élevage de ce genre de plus en Auvergne.

Un projet d’exploitation d’un élevage intensif de cochons est en préparation à Durmignat (Puy-de-Dôme).

Si ce projet voit le jour, 1 008 cochons seront enfermés dans un hangar de 961 m² sans accès à l’extérieur. Chaque animal disposera donc de moins de 1 m². Plusieurs cycles d'élevage sont prévus, plusieurs milliers de cochons seront donc exploités chaque année.

Ce projet soulève des questions quant aux conditions d’élevage des cochons

Ces animaux, destinés à l’engraissement puis à l’abattoir, auront subi à un jeune âge de nombreuses mutilations telles que le meulage des dents, la coupe des queues ou la castration. Ces opérations, réalisées le plus souvent sans anesthésie, causent des douleurs avérées aux cochons. Cela n'empêche pas des agressions parfois violentes entre les animaux au sein même de l’élevage tant les animaux sont stressés par leurs conditions de vie.

Les cochons seront élevés sur caillebotis, au-dessus de leurs excréments, dans des bâtiments nus et saturés d’ammoniac. Les dimensions des enclos les condamnent à l’enfermement dans des espaces extrêmement restreints. Leurs besoins fondamentaux, comme l’exploration, la recherche de nourriture, la pratique d’activités variées ne sont en aucune façon respectés. Dans les élevages intensifs, il est impossible pour les cochons d'exprimer pleinement leurs comportements sociaux.

Ces animaux ne sortiront que pour partir à l'abattoir.

Ce projet soulève également des problématiques sanitaires et environnementales

Les maladies qui se développent dans les élevages intensifs engendrent une surconsommation de médicaments : 499 tonnes d'antibiotiques ont été vendues en France en 2017 pour un usage vétérinaire (1), dont 181 tonnes utilisées par les élevages porcins. Aucune estimation de l’utilisation d’antibiotiques n’a été présentée au dossier soumis à la consultation du public par cette exploitation. L’antibiorésistance qu’engendre l’utilisation massive d’antibiotiques dans les élevages est pourtant une réalité qui pourrait tuer une personne humaine toutes les 3 secondes d’ici à 2050 (2).

Les rejets d’ammoniac, les odeurs dues notamment aux épandages, les nuisances sonores ont aussi des conséquences directes sur la qualité de vie des riverains. 

L’impact environnemental des élevages intensifs est également conséquent et aujourd’hui bien documenté : pollution de la terre, de l'eau, de l'air… Ce modèle d’élevage contribue aux émissions de gaz à effet de serre, d’ammoniac, de nitrates, à la pollution des nappes phréatiques, à la déforestation (causée majoritairement par la culture d’aliments à destination des animaux d’élevage). 

L’implantation de nouveaux élevages intensifs est en total décalage avec les attentes sociétales. En effet, 88 % des Français se sont déclarés opposés à l'élevage intensif (3). 90 % d’entre eux considèrent que la protection des animaux d’élevage devrait être renforcée et 94 % pensent qu’il est important de les protéger. À ce jour, plus de 95 000 personnes ont signé l’Appel contre l’élevage intensif.

Nous nous opposons à ce projet pour des raisons éthiques, sanitaires et environnementales.

1. ANSES (Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), 2018. Suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2017, 104 p. (p.16). Disponible en ligne : https://miniurl.be/r-2iix (consulté le 10 octobre 2019).

2. The Review on Antimicrobial Resistance, dir. O’Neill J., 2016. Tackling Drug-Resistant Infections Globally, Final Report and Recommendations. Disponible en ligne : https://miniurl.be/r-2iiy (consulté le  10 octobre 2019).

3. Yougov, 2019. Étude élevage intensif réalisée pour L214 les 20 et 21 juin 2019. Disponible en ligne : https://miniurl.be/r-2iiz (consulté le 10 octobre 2019).