
Aujourd’hui, et à la veille du lancement par l’Etat de la concertation pluriannuelle de l’Energie PP3 et à la fin de la procédure de consultation ZADER des communes de votre département, nous tenons à révéler un certain nombre de réalités économiques et énergétiques de nature à mettre fondamentalement en cause l’intérêt et l’opportunité de ces énergies en France.
Tout d’abord, la poursuite du développement des centrales éoliennes et solaires est inutile en France car l’électricité y est surabondante et déjà décarbonée à 98%. Ceci a été confirmé le 11 septembre 2024 à Saint-Malo par le Président d’Electricité de France, Monsieur Luc REMONT devant 5000 industriels lors du Forum économique breton.
Nous demandons l’arrêt du programme de développement défini pour ces énergies (Eolien en mer, éolien terrestre, Agrivoltaïsme) dans la Stratégie Française Energie et Climat (SFEC) mise en consultation publique le 22 novembre 2023
Cet arrêt n’aurait donc aucun impact sur la sécurité d’approvisionnement électrique et la trajectoire de décarbonation de la France.
Le 23 juillet 2024 le rapport de la Commission de régulation de l’Energie a révélé les coûts prévus pour 2025 de la Charge de service public de l’Energie (CSPE) ce qui a conduit le précédent Premier Ministre, Monsieur Gabriel ATTAL à prévoir une charge supplémentaire de 10 Milliards€ dans le budget 2025 de la France, notamment pour rembourser les promoteurs de la différence entre leurs prix garantis et le prix du marché « spot »
De même le rapport d’activité RTE du 1er Semestre 2024 a révélé le niveau jamais atteint d’exportation (84 TWh sur les 12 derniers mois) de l’électricité produite en France à des prix de plus en plus bas jusqu’à 0 € , nettement en-dessous du prix de revient et environ 20€/MWh en-dessous du prix « spot » de nos voisins européens.
Cette situation est grave et structurelle en raison de la surproduction non contrôlée de ces énergies en France comme au niveau européen ( Capacité européenne installée passée de 13 GW en 2000 à 110 GW en 2010, 375GW en 2021et 478 GW fin 2033 – Voir note Crises et réalités économiques et énergétiques)
Quand on ajoute à ces coûts récurrents et en forte augmentation de CSPE, les pertes d’EDF en vendant son électricité à des prix très bas, notamment en raison de la cloche solaire chaque jour entre 11h et 14h et durant les WE, et souvent en effaçant de façon massive sa production nucléaire, les coûts astronomiques de raccordement et de flexibilité des réseaux RTE et ENEDIS révélés lors de la Commission d’enquête du Sénat sur le coût de l’électricité, enfin le coût de l’éolien en mer, de l’éolien terrestre et de l’agrivoltaisme jusqu’en 2050 du programme présenté en novembre 2024 de la SFEC,
Nous estimons que ce montant sur les 25 prochaines années est de plusieurs centaines de milliards€