Respirer en intelligence , non à la chaufferie Nord-Saint-Martin !

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Préservons la qualité de notre air, évitons les nuisances sonores, prévenons un accident, refusons la chaufferie « Nord-Saint-Martin »
Mardi 8 septembre 2020, nous, habitants, parents et usagers du quartier de Nord-Saint Martin, avons découvert le projet de Rennes Métropole et de la société EnR'Nov, filiale d'Engie, d'implanter une chaufferie à gaz d'une capacité de 25 MW rue JJ Lemordant, à seulement quelques mètres de la voie ferrée Rennes/St Malo, quelques mètres des premières habitations, quelques dizaines de mètres d'un square quotidiennement fréquenté par des enfants, quelques dizaines ou une centaine de mètres de 2 lycées, d'un groupe scolaire (primaire et maternelle), d'une crèche, d'installations sportives, de bureaux… Ce projet, pour lequel nous n'avons ni été consultés, ni été informés, s'inscrit dans la réalisation d'un contrat de concession d'une durée de 18 ans entre Engie et Rennes Métropole, signé en 2019. Il doit, selon ses promoteurs permettre de raccorder des bâtiments publics et privés au réseau existant ou en construction, baisser les émissions à effet de serre conformément aux engagements pris et répondre à la future disparition de l’hôpital sud et sa réimplantation sur le site de Pontchaillou. La chaleur est produite dans des installations (unités de production de chaleur ou encore chaufferies) de très grande puissance, gérées de façon industrielle. Le projet global se vante de générer la chaleur à partir de toutes les énergies existantes : les énergies renouvelables (biomasse, géothermie…), les énergies de récupération (incinération d’ordures ménagères…) et les énergies conventionnelles (gaz, fuel, charbon, électricité…). L'unité programmée rue Lemordant sera une chaufferie exclusivement au gaz d'une capacité de 25 MW. Pour comparaison, les 3 chaudières gaz de Baud Chardonnet sont prévues pour 10,5 MW, celle de l’hôpital Regnier pour 3,8 MW et les 2 chaudières du Gros-Chêne pour 13 MW.


Un énorme pot d'échappement à 200 m de l'école Joseph Lotte.

Une nouvelle source de pollution de l'air pour le quartier…
La transition énergétique ne doit pas se faire au détriment des habitants !Pour réduire les émissions de CO2 de l’agglomération rennaise, nos élus ont validé un projet d’une centrale (appelée chaufferie) dont 100 % de l’activité repose sur la combustion de gaz. Le permis de construire est en cours d'instruction, il est largement temps d'agir.
C’est une énorme chaudière de 25 MW, une centrale thermique à seulement 15 mètres des habitations ! Et le problème, c’est que le gaz naturel, ressource non renouvelable, est également polluant. C'est un énorme pot d’échappement, rejetant CO2, CO et gaz polluants qui s'installe à seulement quelques mètres des habitations, les habitants étant aux premières loges, exposés à une concentration massive de polluants, car immédiatement sous les vents dominants. L'école Joseph Lotte est à moins de 200 mètres !
Rappelons que d'autres sources d'énergie existent, renouvelables et non polluantes et aussi que la première source d'économie d'énergie est la baisse de la consommation d'énergie.


… une infrastructure qui ne bénéficiera pas à tous...
Cette nouvelle centrale « rennaise » serait destinée à pourvoir en chauffage de nombreux immeubles du quartier Nord — Saint-Martin, Pontchaillou. Pourtant, ni les habitations privées, ni même la maison de quartier « la maison bleue » ne pourront en bénéficier.
… provoquera nuisances sonores…
Le quartier connaît déjà les nuisances sonores de la proximité d'une voie ferrée et d'un hôpital. Trains et ambulances se font entendre. Personne ne s'en plaint, le bien collectif avant tout. Depuis quelques mois pourtant, ces nuisances parfaitement acceptables sont surpassées par l'usage fréquent, jour et nuit d'un hélicoptère du SAMU. La disparition programmée de l’hôpital Sud et la densification de Pontchaillou ne vont certainement pas stopper cette tendance.
La question desnuisances sonoresdues aux ventilateurs, au fonctionnement, à la maintenance et à l'approvisionnement de la chaufferie reste posée.
… en accentuant les risques d'accidents dramatiques.
Ces mêmes hélicoptères volent bas, et au-dessus des habitations. L'élévation d'un bâtiment de 10 m, d'une cheminée de 20 m ne sont-ils pas un risque supplémentaire pour les pilotes, leurs passagers et les habitants qu'ils survolent ?
De son côté, la voie ferrée permet de rejoindre Saint-Malo par un flux régulier de TGV, de TER mais aussi de trains de marchandises… Le port de Saint Malo est un lieu stratégique de stockage et de circulation de substance malheureusement célèbres depuis l'explosion AZF en 2003 à Toulouse et tout aussi tristement récemment à Beyrouth… Quel cocktail pourrait-on envisager entre un train de marchandises, du gaz naturel et les caténaires du TGV ?
Enfin, les plus anciens du quartier nous rappellent que le lotissement voisin, construit dans les années 80 avait vocation à offrir de la lumière naturelle à tous ses habitants. Qu'en sera-t-il avec un bâtiment de 10 m, une cheminée de 20 m et les fumées s'en échappant ?
Pourquoi choisir un emplacement si proche des habitations, des écoles, crèche et lycées, d'un complexe sportif, d'une voie ferrée, d'un héliport, pour ce complexe industriel, bruyant, polluant et accessoirement dangereux ? Car il s'agira bien d'un bâtiment industriel de 300 m², de 10 mètres de hauteur avec une cheminée de 20 mètres de haut, rejetant dans l'air du CO2, du CO et des gaz polluants de type NOX.
L’approche économique primerait-elle sur la santé des enfants et habitants des quartiers voisins ?
D’autres solutions, moins dangereuses pour les habitants doivent être envisagées rapidement.
 Pour notre santé, celle de nos enfants, pour le bien de l'environnement et pour le bien de la planète, nous demandons l’arrêt immédiat du projet de chaufferie rue Lemordant.