MUNICIPALES 2020 : VOTONS POUR DES CANDIDATS OPPOSÉS À LA CHASSE

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Il y a 5 raisons majeures pour écarter de nos mairies les candidats qui s’adonnent à la chasse ou qui succombent au charme de leur lobbyste :

1.       Sauver notre faune de l’anéantissement

2.       Arrêter de martyriser les animaux sauvages

3.       Prévenir des suicides, des meurtres et des violences

4.       Protéger notre environnement

5.       Lutter contre un lobby qui ment effrontément

 

1. SAUVER NOTRE FAUNE DE L’ANÉANTISSEMENT

La chasse n’est pas seule responsable de l’effondrement de la biodiversité en France métropolitaine et dans les territoires d’outre-mer. L’agriculture intensive, la destruction des haies, des prairies et des zones humides, l’épandage des pesticides, la bétonisation des sols pour les transports et l’urbanisme, les désherbants et insecticides dans les jardins… ces dévastations environnementales sont le fait d’une économie et de particuliers qui ont commis des erreurs – gravissimes – le plus souvent par ignorance, parfois par indifférence, et pour les plus condamnables dans le seul but de s’enrichir.

Aujourd’hui l’immense majorité de nos concitoyens est effarée par la disparition à une vitesse exponentielle de la faune sauvage. Presque tous… sauf ceux qui chassent et tuent pour le plaisir 30 millions d’animaux par an. Pour eux la liste rouge de plus de vingt espèces d’oiseaux en sursis c’est toujours du gibier. Quoi qu’il en soit de leurs effectifs qui dégringolent, même menacés de disparition, il faut les tirer, les piéger, les engluer. Par le passé nos chasseurs ont exterminé jusqu’au dernier les ours et les loups sur l’ensemble de notre territoire, les bouquetins dans les Pyrénées et les Alpes, les isards au Pays basque... Nos voisins étant heureusement moins viandards ou mieux gouvernés, ces espèces ont survécu de l’autre côté de nos frontières et sont revenues comme le loup (d’Italie), ou ont été réintroduites comme l’ours (de Slovénie)…

Mais si l’on ne compte que sur la mesure de nos Tartarin de Tarascon, nulle espèce ne survivra parmi celles qu’ils ont déjà décimées par le passé, auxquelles il faudra ajouter la vingtaine d’oiseaux actuellement en grand danger de disparition ainsi que les mustélidés piégés et tirés car prédateurs de « gibier ».

Le discours dont nous rebattent les oreilles les chasseurs, que sans eux la faune sauvage disparaîtrait n’a aucun sens. Même quand les espèces sont en sursis ils demandent et obtiennent d’en tuer le maximum. Même quand ces animaux ne sont pas consommables ils les exterminent comme « nuisibles ».

Supprimer la chasse, c’est sauver 30 millions d’animaux par an !

 

2. ARRÊTER DE MARTYRISER LES ANIMAUX SAUVAGES

Comme il n’y a pas de guerre propre il n’y a pas de chasse propre.

  • Les oiseaux sont tirés à la carabine à plombs qui essaiment en corolle. Nul besoin d’être doué de quelque adresse, la pluie de projectiles atteindra la cible : une patte, une aile, le dos… il y a des chances que le volatile, blessé, dégringole. Le trouver ensuite est une autre paire de manche ! Plus du tiers des animaux blessés n’est pas retrouvé. Ils mourront alors pour rien et dans de terribles souffrances. Les mêmes armes sont utilisées avec la même efficacité – si l’on peut dire – pour cribler les lapins, les lièvres, les renards, les chevreuils… voire les sangliers en Corse et dans les Landes. Supplices garantis !
  • Est-il nécessaire d’épiloguer sur les douleurs insupportables des animaux victimes de cette mode, la chasse à l’arc, par des Sioux du dimanche  ?
  • Et que dire des renards et des blaireaux qui durant des heures subissent les morsures des chiens dans leurs terriers avant d’en être extraits avec des pinces en fer, puis égorgés, écrasés à coups de pelles ou à coups de pieds… ?
  • Et la chasse à courre ? Poursuivre avec une meute un chevreuil, un renard, un sanglier, un cerf jusqu’à épuisement pour le livrer aux chiens, ou le noyer, ou l’égorger…
  • Et la chasse à la glu… qui emprisonne indistinctement tous les passereaux, même ceux qui sont protégés. Les « oiseaux chanteurs » ne peuvent échapper à ces brindilles collantes. Ils s’épuisent jusqu’à la mort ou jusqu’à ce qu’ils soient étranglés.
  • Et le piégeage ? Une horreur indescriptible…
  • Et les élevages industriels et indignes de faisans et de perdrix, de lapins et de lièvres… animaux fraîchement lâchés pour être tirés ? Pour la plupart, incapables de vivre dans la nature, quand ils ne sont pas « plombés » ils meurent rapidement de faim ou de maladie.

Pouvons-nous moralement accepter, que pour 2% de nos concitoyens qui trouvent dans la chasse du plaisir, l’on massacre de la pire manière des dizaines de millions d’animaux sauvages chaque année ?

Est-il acceptable que l’on bafoue notre humanité pour ravir une infime minorité ?

 

3. PRÉVENIR DES SUICIDES, DES MEURTRES ET DES VIOLENCES

Moins de 2% des Français ont pour loisir la chasse. Traquer et tuer n’est plus un divertissement populaire. Doit-on le regretter ? Des études prouvent que ressentir du plaisir à faire souffrir et à tuer des animaux peut exacerber les faits de violence envers les proches et la société.

Écoutons les psychiatres Boris Cyrulnik, Jean-Paul Richier, Christophe André…

Les armes à feu sont responsables de plus de 1500 morts par an en France. Or la majorité de ces armes sont des fusils de chasse…

  • Quelles sont les conséquences de ces 4 millions d’armes en circulation ?
  • Combien de suicides ?
  • Combien de féminicides ?
  • Combien de violences conjugales tues par peur de représailles ?
  • Combien d’accidents mortels en-dehors de la chasse ?
  • Combien de viols sous la menace ?
  • Combien de braquages, de règlements de compte ?
  • Combien de blessures invalidantes, de visages défigurés (suicides ratés, tentatives d’homicides, accidents…) ?
  • Combien de blessures psychologiques (traumatismes suite à des menaces, à des agressions…) ?

=> Ne fermons plus les yeux sur les conséquences tragiques de ces millions d’armes en circulation ?
 

4. PROTÉGER NOTRE ENVIRONNEMENT

  • La chasse pollue nos sols, nos prairies et nos bois, de 5.000 à 10.000 tonnes de plomb par an. Les oiseaux en absorbent par erreur et meurent inéluctablement de saturnisme… Sauf si des prédateurs s’en saisissent, les dévorent et se contaminent à leur tour. Les oiseaux de proie - espèces protégées - font les frais de cet empoisonnement généralisé par la chasse.
    Quand ils lâchent des animaux d’élevage ou des animaux importés, les chasseurs jouent aux apprentis sorciers. C’est ainsi qu’ils ont propagé des maladies bactériennes ou virales qui ont frappé nos populations endémiques déjà en sous-effectifs. Afin de corriger ces erreurs, les éleveurs de gibier ne lésinent pas sur les antibiotiques…
  • Les plombs et les traitements médicamenteux polluent les biotopes. Leurs effets toxiques sont répercutés tout le long de la chaîne alimentaire. Les victimes de ces dommages collatéraux sont les prédateurs sauvages et… les consommateurs de gibier. Il est d’ailleurs fortement recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir d’en manger et à l’ensemble de la population de ne pas dépasser 3 repas par an (pour les animaux chassés au plomb) !

Les chasseurs loin d’être des écologistes. Ils polluent et participent à la dissémination de pathologies graves pour une faune sauvage déjà en sursis et pour l’homme.
 

5. LUTTER CONTRE UN LOBBY QUI MENT EFFRONTÉMENT

  • À les écouter les chasseurs seraient les « Premiers écologistes de France » ! De l’avis de certains communicants plus les mensonges sont énormes mieux ils passent. Le canular est entendu au plus haut niveau de l’État où il est pris au pied de la lettre... Pour une population de plus en plus urbanisée, qui de la faune n’a pour toute connaissance que les documentaires animaliers, ça peut passer. Et ça passe très bien auprès de la plupart des élus toujours enchantés de recueillir à peu de frais des voix. Ce populisme-là est largement partagé.
  • Mais pour ceux qui côtoient le monde de la chasse, cette énormité les met dans une colère homérique. Imaginez Achille voyant le corps ensanglanté de son ami Patrocle et les Troyens lui dire qu’ils l’ont tué par amour, par admiration, pour lui offrir une vie éternelle aux Enfers ! C’est le discours hypocrite, obscène, arrogant des chasseurs et de leur lobbyste, grassement payé, aux écologistes, aux défenseurs des animaux, aux scientifiques du CNRS et du Muséum d’Histoire naturelle. 
  • Ceux qui aiment les animaux les observent, les étudient, s’efforcent avec leurs dérisoires moyens pécuniaires de soigner les animaux blessés par les chasseurs, de recréer des biotopes évidemment non pollués, de vacciner la faune sauvage contre les maladies apportées par le gibier d’élevage… Ils prennent le plus grand soin à ne pas effaroucher les animaux. Surtout ne pas nuire aux accouplements, nidifications, sevrages, migrations, périodes de nourriture et de repos… Leurs études, sérieuses, objectives, permettent d’évaluer les effectifs des diverses espèces. Effrayés par le déclin de la faune sauvage, ils se battent auprès des pouvoirs publics pour que la bonne vingtaine d’espèces d’oiseaux et la dizaine de mammifères qui risquent de disparaître ne soient plus chassés.
  • C’est évidemment tout le contraire pour les chasseurs qui n’ont pour objectif que de « prélever » du gibier ou de « détruire » de prétendus nuisibles. Ils réclament à cor et à cri de tuer même les espèces les plus menacées et si possible d’allonger les périodes de chasse. Ils trompent les oiseaux migrateurs avec des « appelants », des oiseaux capturés et maintenus attachés dont les cris vont attirer leurs congénères, pour les tirer depuis leurs planques aux premières heures de la nuit et avant l’aube.
  • Durant plus de la moitié de l’année leurs coups de fusil effraient et perturbent l’ensemble des animaux. Ce qui nuit gravement à leur développement et leur reproduction.
  • Ils tuent des centaines milliers de petits oiseaux dont ils ne feront qu’une bouchée selon des méthodes de chasse moyenâgeuses.
  • Un tiers des animaux tirés ne sont pas retrouvés.
  • De nombreuses espèces ne sont pas consommées. Elles sont tuées uniquement pour le plaisir.
  • Quand blessés au plomb les animaux ne meurent pas immédiatement ils agonisent lentement du saturnisme avant de transmettre la maladie à un prédateur.


NON LA CHASSE CE N’EST PAS DE L’ÉCOLOGIE ! C’EST UNE DÉVASTATION DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA FAUNE.

=> +++ Aussi aux prochaines municipales de 2020, éliminons les candidats qui flirtent avec les chasseurs. Votons pour ceux qui sont ouvertement contre la chasse, les chasses.

 

*** IMPORTANT ***

Je vous conseille de lire le remarquable livre du biologiste et naturaliste Pierre Rigaux « Pas de Fusils dans la Nature », préfacé par Nicolas Hulot, paru en septembre 2019 aux éditions HumenSciences. C’est une mine d’informations rigoureusement référencées qui m'a été des plus utiles pour argumenter cette pétition. Une Bible qui démonte toutes les supercheries étalées par le puissant lobby de la chasse.