Sauvez le barrage de Collias

Sauvez le barrage de Collias

Le problème

On nous dit qu’au nom du principe de la continuité écologique des rivières, votée par l’Europe, et pour faire remonter les poissons migrateurs comme l’alose, la lamproie, et l’anguille, le barrage de Collias (aussi nommé seuil de Collias) doit être démoli sur toute sa hauteur (soit 2,20 mètres) sur une largeur d’au moins 25 mètres.

Nous nous opposons catégoriquement à cette casse du barrage.

  1. Dans les années 1970 les aloses remontaient en aval du barrage de Collias. Elles ont disparu mais, évidemment, ce n’est pas ce seuil qui est en cause car elles ne l’ont que rarement franchi. Les aloses se reproduisent en avril et mai dans les rivières. Faut-il les laisser remonter en amont du seuil de Collias, pour les voir ensuite piégées dans des trous d’eau du Gardon partiellement asséché en début d’été ? D’ailleurs les aloses ne remonteront pas jusqu’au seuil de Collias car, pas très vigoureuses, elles s’épuisent au bout de deux ou trois remontées successives de barrages, même si ceux-ci sont équipés de passes à poissons. Quant aux anguilles, elles ont toujours remonté ce seuil et se trouvent en quantité en amont de Collias.
  2. La destruction, même partielle, du seuil impliquerait la disparition pendant une bonne partie de l’année, à l’entrée des gorges du Gardon, du plan d’eau existant qui s’étend du site rocheux des Tinières à l’Oseraie, lieu de prédilection de la faune qui aime les eaux calmes, comme par exemple les castors. Au moment où l’on crée un musée du castor, qui a coûté fort cher, on élimine un habitat privilégié de cette espèce protégée. C’est une profonde dégradation de la biodiversité et également une perte pour le patrimoine du village par suppression de l’aspect paysagé que constitue ce plan d’eau.
  3. Cette large ouverture du seuil entraînerait une baisse du niveau d’eau dans les gorges sur 2,5 km. On sait qu’avec le changement climatique le niveau d’eau des rivières va s’effondrer. Faut-il accélérer ce mouvement ?
  4. Influence sur le niveau de captage d’eau potable du village, par baisse de l’eau de la grotte de Pâques et possible abaissement de la nappe phréatique. On sait qu’un forage plus profond devrait compenser cette perte si ses analyses s’avèrent correctes.
  5. Accélération du courant du Gardon en période de crue car plus le Gardon ressemblera à un couloir plus vite ira son flux.
  6. Perte de la possibilité d’une production hydroélectrique qui permettrait d’assurer tout ou partie de l’éclairage de Collias. Mais les petits courants forment de grandes rivières, et à l’heure où on prône la production d’énergie renouvelable locale, faut-il lui tourner le dos ?
  7. Vidange des sédiments situés en amont du barrage avec possible siphonnage de la rivière (car le massif calcaire karstique est troué, fissuré, et les sédiments colmatent en partie ces failles en rendant le fond relativement étanche).
  8. Dès avant l’année 2013 les seuils, sur le Bas Gardon, de : Remoulins, Bonicoli, Montfrin, Comps, Callet et Beaucaire (sur le Rhône) ont été restaurés et équipés d’une passe à poissons au moyen de financements extérieurs provenant de l’Etat, l’Union Européenne, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse, la Compagnie Nationale du Rhône, la Région Languedoc Roussillon, le Département du Gard …. Depuis, d’autres seuils ont également été restaurés et équipés de passes à poissons dans les mêmes conditions financières. D’ailleurs, la passe à poissons de Remoulins construite en 2007, en même temps que la reconstruction du seuil, pour un montant global de 1 787 000 euros, va devoir être cassée parce que inefficace et reconstruite, au même endroit, pour un nouveau montant qui approchera les 1 400 000 euros, toujours avec des financements extérieurs à la commune.

Nous demandons le même traitement que celui dont toutes ces communes ont bénéficié, c’est-à-dire la réfection du seuil de Collias avec la construction d’une passe à poissons au moyen de financements extérieurs à la commune.

avatar of the starter
Association de protection du Gardon et des ses affluentsLanceur de pétition
Cette pétition avait 907 signataires

Le problème

On nous dit qu’au nom du principe de la continuité écologique des rivières, votée par l’Europe, et pour faire remonter les poissons migrateurs comme l’alose, la lamproie, et l’anguille, le barrage de Collias (aussi nommé seuil de Collias) doit être démoli sur toute sa hauteur (soit 2,20 mètres) sur une largeur d’au moins 25 mètres.

Nous nous opposons catégoriquement à cette casse du barrage.

  1. Dans les années 1970 les aloses remontaient en aval du barrage de Collias. Elles ont disparu mais, évidemment, ce n’est pas ce seuil qui est en cause car elles ne l’ont que rarement franchi. Les aloses se reproduisent en avril et mai dans les rivières. Faut-il les laisser remonter en amont du seuil de Collias, pour les voir ensuite piégées dans des trous d’eau du Gardon partiellement asséché en début d’été ? D’ailleurs les aloses ne remonteront pas jusqu’au seuil de Collias car, pas très vigoureuses, elles s’épuisent au bout de deux ou trois remontées successives de barrages, même si ceux-ci sont équipés de passes à poissons. Quant aux anguilles, elles ont toujours remonté ce seuil et se trouvent en quantité en amont de Collias.
  2. La destruction, même partielle, du seuil impliquerait la disparition pendant une bonne partie de l’année, à l’entrée des gorges du Gardon, du plan d’eau existant qui s’étend du site rocheux des Tinières à l’Oseraie, lieu de prédilection de la faune qui aime les eaux calmes, comme par exemple les castors. Au moment où l’on crée un musée du castor, qui a coûté fort cher, on élimine un habitat privilégié de cette espèce protégée. C’est une profonde dégradation de la biodiversité et également une perte pour le patrimoine du village par suppression de l’aspect paysagé que constitue ce plan d’eau.
  3. Cette large ouverture du seuil entraînerait une baisse du niveau d’eau dans les gorges sur 2,5 km. On sait qu’avec le changement climatique le niveau d’eau des rivières va s’effondrer. Faut-il accélérer ce mouvement ?
  4. Influence sur le niveau de captage d’eau potable du village, par baisse de l’eau de la grotte de Pâques et possible abaissement de la nappe phréatique. On sait qu’un forage plus profond devrait compenser cette perte si ses analyses s’avèrent correctes.
  5. Accélération du courant du Gardon en période de crue car plus le Gardon ressemblera à un couloir plus vite ira son flux.
  6. Perte de la possibilité d’une production hydroélectrique qui permettrait d’assurer tout ou partie de l’éclairage de Collias. Mais les petits courants forment de grandes rivières, et à l’heure où on prône la production d’énergie renouvelable locale, faut-il lui tourner le dos ?
  7. Vidange des sédiments situés en amont du barrage avec possible siphonnage de la rivière (car le massif calcaire karstique est troué, fissuré, et les sédiments colmatent en partie ces failles en rendant le fond relativement étanche).
  8. Dès avant l’année 2013 les seuils, sur le Bas Gardon, de : Remoulins, Bonicoli, Montfrin, Comps, Callet et Beaucaire (sur le Rhône) ont été restaurés et équipés d’une passe à poissons au moyen de financements extérieurs provenant de l’Etat, l’Union Européenne, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse, la Compagnie Nationale du Rhône, la Région Languedoc Roussillon, le Département du Gard …. Depuis, d’autres seuils ont également été restaurés et équipés de passes à poissons dans les mêmes conditions financières. D’ailleurs, la passe à poissons de Remoulins construite en 2007, en même temps que la reconstruction du seuil, pour un montant global de 1 787 000 euros, va devoir être cassée parce que inefficace et reconstruite, au même endroit, pour un nouveau montant qui approchera les 1 400 000 euros, toujours avec des financements extérieurs à la commune.

Nous demandons le même traitement que celui dont toutes ces communes ont bénéficié, c’est-à-dire la réfection du seuil de Collias avec la construction d’une passe à poissons au moyen de financements extérieurs à la commune.

avatar of the starter
Association de protection du Gardon et des ses affluentsLanceur de pétition

Les décisionnaires

Max ROUSTAN
Max ROUSTAN
Président de l’EPTB Gardons

Mises à jour sur la pétition

Partager la pétition

Pétition lancée le 24 septembre 2019