
Chers Amis,
Ce matin Madame Le Pen a publié une tribune dans le Figaro appelant à une union sacrée sur le grave sujet des éoliennes. Cette tribune inédite par un représentant politique de premier plan correspond à une véritable prise de conscience au sujet des éoliennes et place la question au cœur des enjeux électoraux à venir.
Cet envoi ne correspond en aucun cas à une prise de position politique de notre collectif mais il nous semble essentiel - à titre d'information - de vous en communiquer le contenu.
A cet égard, nous attendons avec intérêt et impatience les prises de position des autres candidats que nous n'hésiterons pas à vous communiquer également.
Merci de diffuser massivement comme d'habitude
Ensemble ON NE LACHE RIEN !
Collectif Touche Pas à Nos Iles
Le Figaro 5 et 6 juin 2021
Les éoliennes, un sujet d’union nationale
Marine Le Pen
Le vendredi 28 mai, la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé avoir saisi les préfets pour leur demander de fixer les nouvelles zones d’installation d’éoliennes dans leur région, suscitant un émoi considérable dans notre pays.
Présidente du premier mouvement politique français, j’entends ce cri de révolte du monde rural et littoral provenant des régions de France face à cette multiplication sans contrôle des éoliennes. Le 10 mai, j’étais en Vendée où j’ai rencontré les pêcheurs très inquiets pour l’avenir de leur métier en raison d’un projet de 66 éoliennes entre Yeu et Noirmoutier. Au bord des côtes françaises, de Dunkerque jusqu’à la Méditerranée, c’est plus d’une dizaine de centrales éoliennes qui sont en projet. Sur terre, il n’est pas une journée sans qu’un maire ne soit harcelé par les promoteurs éoliens qui viennent vendre leur implantation, profitant de l’aubaine des faibles ressources des communes rurales, alors que le président Macron a demandé de passer de 8 000 à 15 000 mâts installés d’ici à 2028.
J’ai soutenu l’alerte salutaire de Stéphane Bern qui nous interpelle sur le sujet grave de leur impact sur notre patrimoine naturel, paysager et architectural. Elle fait suite à la mobilisation sans faille des milliers d’associations locales et nationales de défense du patrimoine naturel et architectural qui luttent sans relâche depuis des années pour ralentir cette destruction du visage de notre pays. J’ai parfaitement conscience des sacrifices de ces militants écologistes et je salue leur courage dans cette mobilisation. Je compatis également à la souffrance des Français qui, depuis l’installation d’éoliennes dans leur village, ont des problèmes de santé ou voient, pour les agriculteurs, leur cheptel connaître une forte mortalité. Il est inconcevable de détruire au nom de l’écologie le cadre de vie de nos concitoyens. Je le dis avec solennité : les éoliennes sur terre ou en mer n’ont plus leur place dans notre pays.
Intermittentes, celles-ci n’ont produit selon les chiffres de RTE (Réseau de Transport d’Électricité en 2019 que 24,7 % de leur capacité maximale de production. Et comme le réseau électrique doit disposer en permanence d’électricité, lorsque ces dernières sont à l’arrêt, EDF doit faire fonctionner en support des usines aux énergies fossiles. En réalité, les éoliennes ne servent pas à la décarbonation de notre pays, car il est déjà à 80 % décarboné grâce à l’activité de nos barrages et de nos centrales nucléaires. Certains voudraient nous imposer l’Allemagne comme modèle à suivre alors qu’avec ses éoliennes et ses usines au charbon, notre voisin produit 10 fois plus de gaz à effet de serre que la France championne du monde de l’électricité décarbonée.
Pourquoi alors dilapider plusieurs centaines de milliards d’euros pour un système électrique aléatoire inutile ? En 2019, la commission d’enquête parlementaire ouverte par le député LR Julien Aubert avec la députée LREM Marjolaine Millefert avait conclu que leurs installations et leur financement n’avaient pas d’impacts sur la réduction des gaz à effet de serre. Pour quelle raison les gouvernements successifs s’entêtent-ils à accélérer leur multiplication sur les territoires de notre pays, perturbant d’autant la vie de nos concitoyens, si ce n’est pour enrichir les consortiums industriels, pour l’essentiel étrangers ?
Face à votre contestation légitime, vous qui défendez votre métier, votre cadre de vie et votre environnement proche, certains osent encore une fois vous faire un énième procès en extrémisme, comme si c’était la seule réponse à apporter à un peuple inquiet. Depuis trop d’années, d’ailleurs, notre pays souffre de ce que les questions essentielles sont encadrées dans un carcan de polémiques stériles visant à occulter les vrais problèmes, et je sais que vous en souffrez jusqu’à vous abstenir lors des élections.
Mais si j’ai depuis longtemps dénoncé cette industrialisation décalée de nos territoires, j’ai bien conscience que cette question de bon sens dépasse les clivages politiques traditionnels. Contrairement à ce qui a été annoncé, mon parti n’est heureusement pas le seul à s’être intéressé à cette question, et des personnalités de droite comme de gauche s’insurgent depuis des années contre cette escroquerie.
Lors du débat sur la loi de libéralisation de l’éolien en France, le clairvoyant député socialiste Serge Janquin interpellait le 21 mai 2015 le ministre de l’Écologie, précisant au sujet des éoliennes que « les fourches sont sortie contre l’État » et qu’il fallait éviter « de nous laisser entraîner dans une situation de guerre civile, faute d’avoir suffisamment réfléchi à l’incidence de nos décisions ». En juin 2018, à l’initiative de la députée macroniste Laure de La Raudière, dix députés LR, UDI et LREM avaient demandé un moratoire dans une tribune du Figaro. De nombreux syndicats comme la CGT Énergie s’inquiètent également légitimement de la privatisation déguisée d’EDF au travers du déploiement des éoliennes.
Mais si l’inquiétude grandit dans nos provinces, j’ai aussi conscience que nous sommes confrontés avec les éoliennes à un défi de souveraineté énergétique et à un enjeu de civilisation. Dans une récente intervention publique, l’ancien directeur général d’EDF Hervé Machenaud nous dévoile que ces éoliennes contribuent à un transfert financier d’environ 40 milliards d’euros par an vers les sociétés éoliennes allemandes.
L’électricité éolienne étant subventionnée à des prix 2 fois supérieurs au prix normal sur terre et jusqu’à 6 fois pour les six premières centrales éoliennes en mer, s’ensuit une augmentation notable de vos factures d’électricité, ce qui a un impact plus fort pour ceux d’entre vous qui ont de petits revenus. Ces milliards d’euros d’argent public dilapidés contribuent en outre à la situation fragile d’EDF qui se retrouve endettée à des niveaux inacceptables.
Mes chers compatriotes, cette situation n’est plus tenable. La question de l’implantation massive d’éoliennes dans notre pays est devenue vitale pour nous tous. Pouvons-nous continuer à financer à perte les fonds de pensions de retraite étrangers propriétaires de ces centrales éoliennes ?
La réponse est Non ! Et avec vous je souhaite que cela cesse.
C’est un sujet d’union nationale. Dépassons nos clivages partisans, allions-nous pour résister ensemble face à cette incroyable imposture. L’heure est grave, et nous ne pouvons plus attendre. Il faut interrompre au plus vite les installations d’éoliennes dans notre pays afin que nous retrouvions le calme et la sérénité de la campagne et de la mer. Et nous devons également enrayer d’urgence cette hémorragie financière afin de reconstruire tous ensemble notre beau pays.