Ville de Québec : mise en place d'un programme de CSRM pour les chats errants

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Gestion animalière municipale de la Ville de Québec :
Demandes aux membres du conseil municipal pour une
solution à long terme, au bénéfice de la population et des animaux


Simone a eu beaucoup de chance. Chatte errante, enceinte jusqu'aux oreilles, Simone a commencé à venir sur mon balcon au début décembre 2014. Comme il faisait vraiment très froid, j'ai commencé à la nourrir. À la mi-décembre elle a accouché de deux chatons, lorsqu'ils ont commencé à sortir de leur cachette, ils avaient tellement faim qu'ils mangeaient du pain. C'était d'une tristesse ! Mon voisin leur laissait de la nourriture alors que moi je continuais à nourrir la maman. Personne ne pouvait les approcher.

En tant que citoyenne responsable, je ne voulais pas que se développe une colonie de chats dans ma cour. Avec beaucoup de bonne volonté mais totalement ignorante du comportement des chats errants, j'ai réussi à attraper Simone deux fois et elle a réussi à m'échapper. Elle a finalement pu être stérilisée en juin 2016. Entre-temps, elle a eu au total quatre portées de chatons (12 en tout !) qui ont été confiés à un refuge, stérilisés et adoptés. J'ai aussi fait stériliser deux de ses fils. J'aurais bien aimé qu'un programme comme CRSM existe à Québec car toute cette aventure m'a coûté une fortune et m'a causé beaucoup de soucis. Mais j'ai agi en bonne citoyenne et je ne regrette rien. Oui Simone est chanceuse : nourri à volonté, elle passe ses journées à dormir sur mon balcon et ses nuits à chasser les souris qui prolifèrent puisque j'habite près de la Saint-Charles. Simone à une belle vie parce que je l'ai fait stériliser et que je veille sur elle.

La réalité est tout autre pour la grande majorité des chats errants. Tout le monde connaît leurs horribles conditions de vie. Si la Ville de Québec estime à 30 000 le nombre de chats errants sur son territoire et que 94% des animaux euthanasiés par le centre animalier municipal sont des chats, il serait moins coûteux et plus ethique pour la Ville d'établir un programme de Capture - Stérilisation – Retour - Maintien (CSRM). Car c'est un problème sans fin et qui a un coût faramineux à long terme pour tous les contribuables. En effet, les chattes ont de quatre à cinq portées par année et ces chats vont se reproduire à l'infini. C'est un combat perdu d'avance !

Sans parler des désagréments au quotidien pour les citoyens : bris des sacs de poubelles par les chats affamés, bruits épouvantables des chattes en chaleur et des matous qui se battent pour se reproduire. Et ce, sans compter les odeurs nauséabondes des mâles qui marquent leur territoire.

Je suis très engagée et je sais que je ne suis pas la seule, qu'un nombre considérable de citoyennes et de citoyens s'impliquent autant que moi, paient de leur poches et gèrent seuls ces situations difficiles, sans aucune reconnaissance de la communauté ou aide de la Ville alors que nous rendons un énorme service à l'ensemble de la communauté et que nos actions contribuent à l'amélioration du bien-être collectif à Québec.

Le règlement municipale sur les animaux domestiques de la Ville de Québec devrait viser à favoriser une saine cohabitation entre la population et les animaux. Malheureusement, le règlement actuel ne nous donne pas de moyens concrets pour travailler réellement sur les causes du problème. Par exemple, considérer les animaux errants comme une nuisance tout comme le fait de les nourrir, ce n'est pas travailler sur une solution à long terme.

En ce sens, nous demandons aux membres du Conseil de Ville d'apporter les modifications nécéssaires au règlement municipale sur les animaux domestiques afin qu'il favorise réellement la responsabilisation collective, qu'il appuie l'engagement citoyen et qu'il mette ainsi les bases pour une solution à long terme à cet enjeu dans notre ville.

Et précisément, nous demandons un programme de CSRM qui a pour objectif d'aider la population à contrôler ethiquement et efficacement la surpopulation de chats errants/communautaires sur le territoire et les conséquences qui en découlent.

Si des villes comme Prévost et Lorraine dans les Laurentides, Ste-Brigitte-de-Laval et Lac Delage plus près de nous et des grandes villes comme Calgary, Toronto et Montréal ont mis en place le CSRM, pourquoi notre belle ville de Québec ne pourrait pas innover en ce sens ?



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Sylvie Raymond a besoin de votre aide pour sa pétition “Monsieur Régis Labaume: Ville de Québec : mise en place d'un programme de CSRM pour les chats errants.”. Rejoignez Sylvie et 3 891 signataires.