Non au projet d'extension d'un élevage porcin à Robecq !

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Monsieur le Préfet de la région des Hauts-de-France, Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais,

La demande d'extension de l'élevage porcin rue de l'Eclème à Robecq porte sur le triplement de l'activité existante pour atteindre 354 reproducteurs, 2 000 porcs à l'engraissement, 1100 porcelets et 25 cochettes. Avec l'augmentation significative des effectifs, cette "usine à cochons" dégradera la qualité de l'air, des sols, de l'eau.

Les communes directement touchées par les nuisances de ce projet (odeurs insupportables, prolifération de mouches, augmentation du trafic routier, ...)  seront Robecq (où une école se situe à moins de 1,5 km de l'exploitation), Gonnehem, Mont-Bernanchon, Busnes et Lillers. Ce projet de ferme-usine nuira à la santé des habitants de ces communes, à leur qualité de vie, à la valeur de leurs maisons ainsi qu'aux écosystèmes. Mais l'impact de cet élevage aura des conséquences sur un territoire plus large ; les particules fines, dont l'ammoniac est un gaz précurseur, se déplacent sur des dizaines, voire des centaines, de kilomètres et sont terriblement délétères pour la santé humaine :

Hauts-de-France, la région la plus polluée de France

Les Hauts-de-France durement touchés par la pollution aux particules fines

La totalité des bâtiments (4 740 m² pour 3 479 cochons), y compris la courette "extérieure" (240m² pour 2 000 porcs à l'engraissement) dont seul l'espace entre les murs et la toiture ne sera pas clos, seront intégralement en caillebotis. Or la réglementation en vigueur est clair : " les porcs doivent avoir un accès permanent à une quantité suffisante de matériaux permettant des activités de recherche et de manipulation suffisantes, tels que la paille, le foin, le bois, la sciure de bois, le compost de champignons, la tourbe ou un mélange de ces matériaux qui ne compromette pas la santé des animaux.". Comme dans tous ces élevages, la castration à vif, la caudectomie et le limage des dents sans anesthésie seront pratiqués.

Comme indiqué dans le dossier de Monsieur LELONG, la nourriture contiendra des tourteaux de soja. Le soja pour l' élevage en France (sauf en bio) est importé d'Amérique du Sud et contribue à la déforestation massive, aux expropriations forcées et violentes, à la chute de biodiversité et aux dérèglement climatique.

Pour toutes ses raisons nous vous demandons de ne pas accepter la demande d'enregistrement d'extension de l’exploitation de Monsieur LELONG.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet de la région des Hauts-de-France, Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais, en l'assurance de nos respectueuses salutations.

Les membres du collectif RESPIRE (collectif rattaché à l'association FLANER).