Dites NON au démantèlement du Service Social Personnes Âgées du CCAS de Grenoble !

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SOUTENEZ l'accompagnement social de qualité pour les personnes âgées grenobloises en signant cette pétition !

Manifeste en direction des  élus et décideurs sur les conséquences des décisions prises concernant le Service Social Personnes Âgées du CCAS de GRENOBLE
 

ÉLOGE DU SERVICE SOCIAL PERSONNES ÂGÉES DU CCAS DE GRENOBLE

 

Le Service Social Personnes Âgées (SSPA), quasiment unique en France, a été créé au début des années 70 dans la dynamique instaurée par des personnalités telles que le Pr HUGONOT, Michel PHILIBERT, Denise BELOT, Maurice BONNET, Claude WEERS…

C’est un service social polyvalent de catégorie. Alors que le service social polyvalent de secteur s’adresse à l’ensemble de la population sur un territoire donné, alors que le service social spécialisé est destiné à des personnes dans un contexte particulier et ne prend en compte que les problématiques liées à ce contexte (Assistant social en entreprise, assistant social scolaire…), le service social polyvalent de catégorie accompagne une population déterminée (par exemple les personnes âgées) dans tous les aspects de la vie quotidienne, que ce soient des difficultés financières, des problèmes de santé, ou liées à la perte d’autonomie.

Ce service a fait partie jusqu’en 2010, d’une Direction Action Sociale Personnes Âgées (DASPA) qui comprenait par ailleurs un SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile), des Centres de Soins Infirmiers, un service de restauration à domicile, un SAPA (Service Animation personnes Âgées) et des établissements (les « défunts » Domiciles Collectifs, les foyers logements et des EHPAD, Etablissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes), un centre d’accueil de jour.

Depuis des années, dans un souci de proximité, les assistantes sociales du Service Social Personnes Agées de Grenoble et leur secrétariat, ont été installés dans les différents secteurs de la ville et notamment dans les centres sociaux devenus aujourd’hui « Maisons des Habitants ». Elles sont ainsi intégrées dans la vie du quartier, en liaison quotidienne avec les autres acteurs sociaux, et bien connues par les habitants.

Elles reçoivent les personnes dans leurs permanences mais surtout, elles font des visites à domicile (ce que les assistantes sociales polyvalentes de secteur ne font plus ou alors très exceptionnellement).

Elles sont en capacité de répondre avec réactivité dans les situations d’urgence (mise en place des services lors des sorties d'hospitalisation, rupture de l'aidant...) à toutes les sollicitations de quelque nature que ce soit (et pas uniquement sur des problématiques de dépendance).

Elles assurent à la fois :

  • des actions de prévention en direction de tout public et notamment le plus fragile (conseils de nutrition ou sur l’adaptation du logement, orientation vers des ateliers mémoire ou  prévention des chutes). Ces actions qui « préviennent » un mauvais vieillissement, n’ont de sens que dans la continuité (de l’entrée en retraite jusqu’au grand âge)
  • mais aussi mise en place de services de soutien à domicile (auxiliaire de vie sociale, portage de repas, installation d’une télé-alarme) qui évitent ou retardent l’entrée en établissement.
  • elles sont les interlocutrices privilégiées des établissements sanitaires pour préparer les sorties après une période d’hospitalisation,
  • elles assurent l’accompagnement psychologique et aident aux démarches pour l’entrée en établissement.
  • elles ont un rôle important dans ce qu’on appelle aujourd’hui : l’aide aux aidants.

Jusqu’au début des années 2000, ce service était financé par la Ville de Grenoble via le CCAS. Il convient de rappeler que depuis les lois de décentralisation la compétence « gérontologie » relève des départements.C’est notamment aux départements qu’a été confiée la gestion de l’APA (Allocation Personnalisée à l’Autonomie).

De ce fait au début des années 2000, deux conventions ont été passées entre le CCAS de Grenoble et le Département de l’Isère :

  • Une concernant l’accompagnement  des personnes âgées  pour des problématiques sociales
  • Une concernant l’APA : accès au droit et suivi des personnes dans la durée.

Le financement de ce service depuis lors a donc été assuré à la fois par le département et par le CCAS de Grenoble.

Ce service comprend aujourd’hui vingt travailleurs sociaux, neuf secrétaires et quatre conseillères d’aide sociale (professionnelles qui aident au montage administratif de dossier notamment concernant les demandes d’aides sociale à l’hébergement) et accompagnent : 4900 personnes !

 

Ce Service, depuis des décennies a fait ses preuves :

  • Il a été constaté lors de la canicule de l’été 2003, un taux de décès nettement inférieur aux autres villes.
  • On peut considérer que le manque, pendant des années, de places en EHPAD sur Grenoble et son agglomération, a été compensé par l’action de la Direction d’Action Sociale Personnes Âgées et principalement par son service social polyvalent de catégorie. Il y a plusieurs centaines de personnes en GIR 1 et 2 (relevant donc d’un accueil en EHPAD) qui vivent à domicile à Grenoble

 Ce service social est aujourd’hui remis en cause car le Département de l’Isère qui a décidé de reprendre l’accompagnement social des personnes âgées au sein de leurs SLS (Services Locaux de Solidarité) qui sont déjà débordés par leur public habituel. Il est regrettable (et préjudiciable pour les personnes qui avancent en âge) que soit remis en cause une politique municipale gérontologique grenobloise qui en son temps a été novatrice.

 

Quelles vont être les conséquences de ce désengagement du Département ?

- Pour les personnes âgées :

  • Il n’y aura plus de « guichet unique » mais des interlocuteurs multiples, ce qui va entraîner une perte de repères pour la  personne âgée en situation de fragilité et sa famille. Si la problématique est sociale elle devra s’adresser à une assistante sociale du département, si c’est pour faire face à une entrée en dépendance ce sera un autre travailleur social !
  • C’est la fin d’un accueil de proximité et donc de réactivité (d’autant plus nécessaire avec la « dématérialisation » imposée pour faire une demande d’APA ou  d’entrée en établissement)
  • C’est la fin d’actions de prévention coordonnées
  • C’est le rallongement des délais pour obtenir un rendez vous ou une visite à domicile qui n'aura peut-être plus lieu...
  • C’est l’augmentation du non recours aux droits

- Pour les partenaires notamment les services hospitaliers, les médecins traitants, les auxiliaires de soins libéraux, les services d’aide à domicile :

  • c’est la perte de liens instaurés depuis des années qui va remettre en cause tout un travail de coordination entre les acteurs, tissés méthodiquement au fil du temps.

 

Au moment où la Loi sur l’Adaptation de la Société prend enfin en compte la question du vieillissement (et pas uniquement sur le versant de la prise en charge de la dépendance), au moment où l’évolution démographique fait apparaître une augmentation exponentielle du pourcentage des personnes de plus de 75 ans, les décisions du Département vont à contre-courant de la réalité et apparaissent comme une erreur politique et économique.

 

Le Service Social Personnes Âgées s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer !



INTERSYNDICALE CFDT ET CGT DU CCAS DE GRENOBLE compte sur vous aujourd'hui

INTERSYNDICALE CFDT ET CGT DU CCAS DE GRENOBLE a besoin de votre aide pour sa pétition “Monsieur le Président du Département de l'Isère: Dites NON au démantèlement du Service Social Personnes Âgées du CCAS de Grenoble !”. Rejoignez INTERSYNDICALE CFDT ET CGT DU CCAS DE GRENOBLE et 726 signataires.