Le manifeste des Mamans désenfantées

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Au terme d’une interminable attente après le placement de mon enfant, je me rends pleine d’espoir à la Cour d’Appel. Sur place, après une attente de trois heures, la Juge me reçoit. Avec ces mots : « Si vous espérez revoir votre enfant, vous vous faites des illusions. »

Je lui réponds ceci : « Puisque, face à vous, présumée coupable, je n’ai aucune chance d’être entendue, voici ce que j’ai à vous dire :

- La mère éplorée sera qualifiée de « défaillante »… et ne reverra pas ses enfants ! 

- La mère en colère sera, quant à elle, « hystérique »… et ne reverra pas ses enfants !

- Droite et digne, la mère silencieuse sera considérée comme « sans attache affective »… et ne reverra pas ses enfants ! »

 Pourtant, j’ai des preuves indiscutables, des attestations par dizaines… On ne m’écoute pas !

Pour me punir, je paierai le prix fort : retrait de l’autorité parentale (de l’enfant que j’élève seule depuis sa naissance, soit depuis 10 ans…).


A l’origine, une violence conjugale, reconnue, documentée. Qu’à cela ne tienne, l’enfant sera arraché à sa vie, à son foyer, et transporté à mille kilomètres de là : le lavage de cerveau peut commencer… Sans considération aucune pour l’enfant, sans respect aucun pour ses demandes, ni ses attentes.


Entre les mains de nos anciens bourreaux, l’enfant devient arme et enjeu, nous en priver un challenge.

Un cas isolé ? Toutes « folles » ? Toutes « menteuses » ? Toutes « incohérentes »… ?

Nous nous présentons : Adeline, Alexandra, Alice, Aline, Amelia, Amélie, Amélie, Anne, Annie, Aude, Aurélie, Aurélie, Aurore, Béatrice, Béatrice, Blandine, Blandine, Carine, Carla, Carole, Caroline, Caroline, Catherine, Catherine, Cécile, Cécile, Céline, Céline, Céline, Céline, Chantal, Christelle, Christelle, Christelle, Christiane, Christine, Cindy, Claire, Coralie, Corinne, Corinne, Cristina, Danielle, Delphine, Denise, Elisabeth, Élodie, Elspeth, Estelle, Estelle, Fabienne, Fanny, Frédérique, Françoise, Géraldine, Gisele, Gwenaëlle, Hélène, Hélène, Isabelle, Isabelle, Irène, Jacqueline, Janick, Julie, Karine, Laëtitia, Lila, Louisa, Lucie, Lucie, Lydia, Lynda, Magali, Magali, Maria, Maria, Marie, Marie, Marie, Marie-Claude, Marie-Hélène, Marie-Noëlle, Martine, Martine, Maryline, Mary-Line, Mélanie, Michelle, Mina, Mounia, Muriel, Myriam, Nadège, Nadine, Natacha, Nathalie, Nathalie, Nathalie, Nawel, Nicole, Nora, Nora, Pascale, Patricia, Philomène, Priscilla, Sabah, Sandra, Sandrine, Sandrine, Séverine, Sigrid, Sofie, Sonia, Sonia, Sonia, Sophie, Sylvie, Sylvie, Régine, Valérie, Vanessa, Véronique, Véronique, Véronique, Virginie, Viviane… et tant d’autres !


Derrière chaque prénom, il y a une histoire et des vies brisées, des vies de femmes et des vies d’enfants… Derrière chaque prénom, il y a des souffrances et des déchirures insurmontables.


Derrière chaque prénom, il y a des complices et des « silencieux ».

Derrière chaque prénom, il y a des milliers d’euros donnés à des avocats pour des procédures sans fin et perdues d’avance.


Il y a des vies professionnelles anéanties, des internements abusifs, des suicides et des cancers.


Des vies de femmes diluées, jusqu’à n’être plus rien, plus personne.

C’est un féminicide qui nous tue à l'intérieur, un féminicide d'un autre genre, qui n’alourdit pas le déjà si terrible chiffre des mortes sous les coups d’un violent, c’est un crime bien plus insidieux, c’est un meurtre invisible : celui de la privation des enfants que nous aimons.


En effet, une mère à laquelle on arrache son enfant a forcément, forcément, commis une erreur. Elle a forcément, forcément, quelque chose à se reprocher. 
Et si cette croyance bien ancrée ne servait qu’à masquer de douteux agissements ? Et si cette croyance bien ancrée permettait de dissimuler les placements massifs que subissent les mères victimes de violences ?

Et si elles n’avaient RIEN à se reprocher ?!

Et si NOUS n’avions rien à nous reprocher ?!

Nous, franchement, on ne s’est pas doutées, pas un seul instant, qu’il était possible de nous enlever nos enfants manu militari, pas en France, pas en Europe, pas en 2018, pas au 21ème siècle.


J’ai marché de ROCHEFORT (Charente-Maritime) à PARIS, du mercredi 28 février au mercredi 28 mars 2018. Je suis allée au-devant du Ministère qui ne nous entend pas : celui de la « Justice », coiffée d’une perruque verte et munie des ballons verts de Maman Est Debout. J’ai parlé, alerté, informé, passant.e.s, médias, élu.e.s de tous bords, notre gouvernement.


J’ai marché par Amour pour mes enfants, par Amour pour tous les enfants abusivement privés de leur Maman. J’ai marché contre le désenfantement.


Chaque jour, je signe des pétitions, celles qui me paraissent justifiées, TOUTES celles concernant la cause animale, la maltraitance et l’irrespect avec lesquels nous l’appréhendons.

Ces pétitions rassemblent des milliers de signatures, contrairement à celles concernant les enfants, nos enfants. Pourquoi ?

Signer et soutenir les MAMANS DEBOUT que nous sommes, c'est entendre cette insondable déchirure, c'est dire NON à l’ultime violence faite à la femme devenue mère, à celle qui a osé se reconstruire loin des violences.


Nous demandons l’établissement d’une COMMISSION INDÉPENDANTE chargée d’étudier les dossiers de toutes les femmes privées de leurs enfants par voie de justice, et qui le demandent.


Nous revendiquons la mise en place d’une LOI CONTRE LE DESENFANTEMENT.


Rendez-vous à Paris le 24 novembre 2018, à l’appel de Nous Toutes, contre les violences faites aux femmes !

 
Corinne E.

Présidente de l’association «On a Volé Mon Enfant »

Initiatrice du mouvement « Maman Est Debout »

#mamanestdebout



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