L'Hôpital Public en Meurthe-et-Moselle, parlons-en !

Le problème

Monsieur le Président, Madame la Ministre de la Santé,

L’Union Syndicale Départementale CGT Santé Action Sociale de Meurthe-et-Moselle vous adresse cette lettre-pétition pour vous interpeller sur la situation du service public de santé sur notre territoire.

Nous subissons depuis des années des réformes qui n’ont eu de cesse de dégrader nos conditions de travail, les conditions de prise en charge des patients et de réduire l’offre publique de soins.

En Meurthe-et-Moselle, les résultats de ces politiques d’austérité sont éloquents :

  • CHRU de NANCY, lourdement endetté (à plus de 400 millions d’euros), à qui on tente d’imposer une nouvelle cure d’austérité avec la fermeture de 400 lits et la suppression de 280 postes,
  • Services d’urgence somatique et psychiatriques saturés sur l’Hôpital Central,
  • CH de Lunéville qui voit se profiler la fermeture de la permanence des soins la nuit avec la fermeture de la chirurgie orthopédique, de la chirurgie digestive et de la médecine de 23 h à 8 h,
  • Centre Psychothérapique de NANCY saturé (150 lits perdus en 15 ans, des centres médico-psychologiques qui ferment pendant que les autres ont des listes d’attente de plusieurs mois, des services de pédopsychiatrie en grande détresse, …)
  •  …

Les structures médico-sociales et les EHPAD souffrent eux-aussi d’un manque de financement et d’un sous-effectif chronique. Rappelons les revendications fortes exprimées par les personnels des maisons de retraite pour qu’il soit mis en place un ratio « 1 personnel pour 1 résident »

Partout, les professionnels s’échinent à garantir la qualité des prises en charge dans la mesure de leurs moyens, et parfois même en allant jusqu’à l’épuisement professionnel !

Notre secteur fait d’ailleurs partie des plus touchés en termes d’accidents de travail et de maladies professionnelles. Idem pour le burn-out.

La CGT tire la sonnette d’alarme depuis des années !

Ces difficultés ? Vous les connaissez, elles vous sont remontées régulièrement et font partie du travail confié à l’Agence Régionale de Santé Grand Est !

Le 18 septembre 2018, vous avez annoncé à grand renfort de communication, votre plan de transformation du système de santé baptisé « Ma Santé 2022 »

Pour la CGT, cette énième réforme passe complètement à côté du sujet et va continuer à aggraver la situation.

Vous partez du constat que tout est question de réorganisation, de refonte et de rationalisation des coûts.

Vous partez du principe qu’il est nécessaire de concilier la baisse des dépenses publiques et l’exigence d’amélioration de la qualité des prises en charge.
Pour ce faire, vous envisagez entre autres de renvoyer une partie des missions de service public de santé vers les établissements privés lucratifs et les médecins libéraux tout en pariant sur le raccourcissement des durées de séjour.

Pour la CGT, la preuve est faite du décalage complet entre votre vision politique et les attentes de vos concitoyens (qu’ils soient usagers ou professionnels de santé)

Vous communiquez sur les rallonges budgétaires octroyées (hausse de l’objectif de dépenses d’assurance maladie fixée à 2,5%, une enveloppe de 100 millions d’euros pour la psychiatrie, …)

Nous sommes très loin du compte !

Cela traduit bien relativement les considérations du gouvernement pour le financement de la Santé dès lors que l’on compare ces « miettes » au manque à gagner de recettes publiques (liées à la suppression de l’ISF = 4 milliards d’euros par an en moins, au CICE = 40 milliards d’euros, à l’évasion fiscale = 80 à 100 milliards par an, …)

De l’argent, il y en a dans notre pays mais encore faudrait-il une volonté forte de redistribuer les richesses autrement en vue de garantir des services publics de qualité et de proximité !

Les récents mouvements de colère qui s’expriment dans notre pays depuis des mois prouvent que les citoyens ont des attentes fortes en termes d’égalité et de protection sociale.

L’Union Syndicale Départementale CGT Santé Action Sociale de Meurthe-et-Moselle continuera à soutenir le droit fondamental de tout être humain à être protégé et soigné quelles que soient sa condition, ses ressources ou sa situation.

La CGT vous demande donc rapidement un changement de politique et des financements publics à la hauteur des enjeux.

La CGT en appelle au soutien de la population et des professionnels à travers leurs signatures de cette lettre-pétition.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Madame la Ministre de la Santé, l’expression de nos salutations respectueuses.

Pour l’USD CGT Santé Action Sociale 54

Le secrétaire

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USD CGT Santé Action Sociale 54Lanceur de pétition

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Le problème

Monsieur le Président, Madame la Ministre de la Santé,

L’Union Syndicale Départementale CGT Santé Action Sociale de Meurthe-et-Moselle vous adresse cette lettre-pétition pour vous interpeller sur la situation du service public de santé sur notre territoire.

Nous subissons depuis des années des réformes qui n’ont eu de cesse de dégrader nos conditions de travail, les conditions de prise en charge des patients et de réduire l’offre publique de soins.

En Meurthe-et-Moselle, les résultats de ces politiques d’austérité sont éloquents :

  • CHRU de NANCY, lourdement endetté (à plus de 400 millions d’euros), à qui on tente d’imposer une nouvelle cure d’austérité avec la fermeture de 400 lits et la suppression de 280 postes,
  • Services d’urgence somatique et psychiatriques saturés sur l’Hôpital Central,
  • CH de Lunéville qui voit se profiler la fermeture de la permanence des soins la nuit avec la fermeture de la chirurgie orthopédique, de la chirurgie digestive et de la médecine de 23 h à 8 h,
  • Centre Psychothérapique de NANCY saturé (150 lits perdus en 15 ans, des centres médico-psychologiques qui ferment pendant que les autres ont des listes d’attente de plusieurs mois, des services de pédopsychiatrie en grande détresse, …)
  •  …

Les structures médico-sociales et les EHPAD souffrent eux-aussi d’un manque de financement et d’un sous-effectif chronique. Rappelons les revendications fortes exprimées par les personnels des maisons de retraite pour qu’il soit mis en place un ratio « 1 personnel pour 1 résident »

Partout, les professionnels s’échinent à garantir la qualité des prises en charge dans la mesure de leurs moyens, et parfois même en allant jusqu’à l’épuisement professionnel !

Notre secteur fait d’ailleurs partie des plus touchés en termes d’accidents de travail et de maladies professionnelles. Idem pour le burn-out.

La CGT tire la sonnette d’alarme depuis des années !

Ces difficultés ? Vous les connaissez, elles vous sont remontées régulièrement et font partie du travail confié à l’Agence Régionale de Santé Grand Est !

Le 18 septembre 2018, vous avez annoncé à grand renfort de communication, votre plan de transformation du système de santé baptisé « Ma Santé 2022 »

Pour la CGT, cette énième réforme passe complètement à côté du sujet et va continuer à aggraver la situation.

Vous partez du constat que tout est question de réorganisation, de refonte et de rationalisation des coûts.

Vous partez du principe qu’il est nécessaire de concilier la baisse des dépenses publiques et l’exigence d’amélioration de la qualité des prises en charge.
Pour ce faire, vous envisagez entre autres de renvoyer une partie des missions de service public de santé vers les établissements privés lucratifs et les médecins libéraux tout en pariant sur le raccourcissement des durées de séjour.

Pour la CGT, la preuve est faite du décalage complet entre votre vision politique et les attentes de vos concitoyens (qu’ils soient usagers ou professionnels de santé)

Vous communiquez sur les rallonges budgétaires octroyées (hausse de l’objectif de dépenses d’assurance maladie fixée à 2,5%, une enveloppe de 100 millions d’euros pour la psychiatrie, …)

Nous sommes très loin du compte !

Cela traduit bien relativement les considérations du gouvernement pour le financement de la Santé dès lors que l’on compare ces « miettes » au manque à gagner de recettes publiques (liées à la suppression de l’ISF = 4 milliards d’euros par an en moins, au CICE = 40 milliards d’euros, à l’évasion fiscale = 80 à 100 milliards par an, …)

De l’argent, il y en a dans notre pays mais encore faudrait-il une volonté forte de redistribuer les richesses autrement en vue de garantir des services publics de qualité et de proximité !

Les récents mouvements de colère qui s’expriment dans notre pays depuis des mois prouvent que les citoyens ont des attentes fortes en termes d’égalité et de protection sociale.

L’Union Syndicale Départementale CGT Santé Action Sociale de Meurthe-et-Moselle continuera à soutenir le droit fondamental de tout être humain à être protégé et soigné quelles que soient sa condition, ses ressources ou sa situation.

La CGT vous demande donc rapidement un changement de politique et des financements publics à la hauteur des enjeux.

La CGT en appelle au soutien de la population et des professionnels à travers leurs signatures de cette lettre-pétition.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Madame la Ministre de la Santé, l’expression de nos salutations respectueuses.

Pour l’USD CGT Santé Action Sociale 54

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Pétition lancée le 10 mars 2019