Des états généraux pour les archives !

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Nous déclarons l’état d’urgence pour les archives au risque de voir des pans entiers de notre histoire et de notre mémoire disparaître !


« Tout citoyen pourra demander, dans tous les dépôts, aux jours et aux heures qui seront fixés, communication des pièces qu’ils renferment ; elle leur sera donnée sans frais et sans déplacement, et avec les précautions convenables de surveillance». Voté le 7 messidor an II (25 juin 1794), ce principe qui se voulait démocratique est aujourd'hui remis en cause et particulièrement dans un environnement numérique (open data compris).
Dans quelle structure, publique ou privée, se préoccupe-t-on véritablement des archives ? L’État et les collectivités territoriales sont loin d’être exemplaires. En 2017, 610 services d’archives municipales recensés, pour 35 416 communes. Concernant les intercommunalités, le constat est identique : 74 services intercommunaux pour 1266 établissements existants. Peu importe la taille ou l’activité de la structure, cette situation est générale : même aux Archives nationales !
Qu'en est-il du devoir de transmission et de transparence dû aux citoyen.ne.s ? Et aux générations futures ! Les archives sont-elles juste un prétexte pour telle ou telle commémoration ? A défaut de présent, qu'en est-il de l'avenir ? L’amnésie collective organisée ?
Pouvons-nous encore inverser la tendance ? Et comment ? Arrêter de subir les évolutions législatives et réglementaires ? Éviter que ces dernières puissent être accaparées par des sociétés privées aux dépens du bien commun et des citoyen.ne.s ? Comment faire pour que ce patrimoine commun soit bien conservé et largement ouvert à tou.te.s ? Plus que de patrimoine.s, nous devrions d'ailleurs parler de ressources héritées du passé... et du présent.

Oui, nous déclarons l’état d’urgence pour les archives, au risque de voir des pans entiers de notre histoire et de notre mémoire disparaître !

Il est nécessaire et indispensable que des États Généraux pour les archives soient convoqués : pour définir la fonction archives dans chaque organisme, public ou privé ; pour établir la situation actuelle de chaque service ; pour recenser les moyens qui leur sont alloués, ainsi que leurs réussites et leurs difficultés... Et, enfin, pour partager une vision commune des archives, que l’on soit professionnel.le, citoyen.ne, élu.e, ou décideur.e.
Le Président de la République, le Gouvernement et les parlementaires devront être interrogés et s’interroger sur les politiques publiques en matière d'archives.

Professionnel.le.s, utilisateur.trice.s, élu.e.s, citoyen.ne.s, votre avis est important... N'hésitez pas à vous exprimer !

Les États Généraux pour les archives se sont tenus les 12 et 13 octobre 2017 à Clermont-Ferrand (et feront l'objet du n°3 du 7 messidor).

La contribution du ministère de la Culture au Comité d'Action Publique (CAP) 2022, en date du 3 novembre 2017, qui aurait dû rester confidentielle, si elle était mise en œuvre (avec notamment ses "archives essentielles"), aggraverait une situation déjà accablante.

Nous appelons donc à signer et faire signer la pétition lancée le 21 novembre (https://www.change.org/p/les-archives-ne-sont-pas-des-stocks-à-réduire-elles-sont-la-mémoire-de-la-nation et nous appelons à intensifier la signature de cet appel pour une véritable concertation avec tous les acteurs.trices de terrain de ce secteur archives. 

Premier.e.s signataires :

Professionnel.le.s des archives ou de l’information : David Desbans (responsable des Archives municipales d’Aubervilliers), Cécile Hussonnois (responsable des Archives municipales de Grigny), Ioanna Kasapi (responsable des Archives à la Cité des mémoires étudiantes), Jean-Philippe Legois (président de la Cité des mémoires étudiantes), Nathalie Lopes (responsable des Archives municipales de Gien), Christine Martinez (archiviste).

Utilisateur.rice.s (associatifs, généalogistes, chercheur.e.s) : Frédéric Brun (président du Réseau Mémoires-Histoires en Ile-de-France), Hedi Chenchabi (président de l'inter-réseaux Mémoires-Histoires), Mohammed Ouaddane (coordinateur des deux réseaux) ; Bachir Ben Barka (président de l'Institut Mehdi Ben Barka - mémoire vivante), Natacha Coquery (présidente du CVUH), Armelle Mabon (maîtresse de conférences en histoire), Gilles Manceron (coordinateur du groupe de travail "Mémoires, histoires, archives" de la LDH), Robi Morder (président du GERME), Michel Verbeke (enseignant histoire-géographie et correspondant IHTP), Sonia Combe (historienne et ancienne conservateure du département des archives de la BDIC), Valérie Arnold-Gautier (vice-présidente de la FFG), Thierry Chestier, (président de la FFG), Pierre Le Clercq (administrateur de l'Union généalogique de Bourgogne et trésorier de l'Académie internationale de généalogie), Alain Rossi (président du Cercle généalogique et héraldique de l'Auvergne et du Velay).

Elu.e.s et décideur.e.s : Olivier Bianchi (Maire de Clermont-Ferrand), Aurélie Filippetti (ancienne ministre de la Culture), Frédéric De Koninck (président du SNDGCT du Loiret), Stéphane Pintre (président du SNDGCT), Claudette Guyon (directrice générale des services), Nadine Quaix (conseillère départementale du Loiret), Isabelle Bouttet (présidente de l'association départementale des secrétaires de mairie du Loiret), Philippe Rio (maire de Grigny et président de l'association française des communes, départements, régions pour la paix - Maires pour la Paix France), Philippe Hivert (ville de Grigny, chef de projet chargé de la promotion de la culture de paix, de l'histoire et des relations internationales).

 

 



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