

Nous avons participé ce samedi 7 mai à la visite organisée par l'Intercollectif "Au Pied du Mur", pour mieux comprendre l'opposition des riverains aux "Perles de St Marc". Un projet immobilier porté par Océanic, le promoteur qui s'apprête à défigurer notre Cantine du Moulin Blanc ...
À Brest, les riverains toujours mobilisés contre les « Perles de Saint-Marc », un article consacré par Le Télégramme du 7 mai 2022 :
Une quarantaine de personnes a participé, ce samedi 7 mai, à la visite de terrain du collectif « Au pied du mur », autour du projet « Les Perles de Saint-Marc ». Après les sites du Jardin de l’adoration, de Tunisie-Verdun, et encore La Cantine, au Relecq-Kerhuon, c’est au croisement des rues Brigadier-Le Cann et Mestriden, que le collectif « Au pied du mur » avait donné rendez-vous, pour une quatrième « visite » de projet immobilier contesté.
Ici, le groupe brestois Océanic projette, depuis 2015, de construire un luxueux programme de 30 logements, répartis sur trois bâtiments, avec piscine.Déboutés par la Cour administrative d’appel de Nantes en janvier dernier, les riverains du projet immobilier Les Perles de Saint-Marc, à Brest, ont déposé un pourvoi devant le Conseil d’État.
« On se bat depuis sept ans. Et on est repartis pour un an de plus », lâche Thérèse Bail, face à la grosse quarantaine de personnes réunies ce samedi 7 mai, au pied du site qui doit accueillir le projet immobilier « Les Perles de Saint-Marc », porté par Océanic Promotion.
Sept ans et six permis
Un dossier d’abord contesté par neuf foyers résidant à proximité du site, situé dans le prolongement du jardin du Dour Braz et offrant une vue imprenable sur le port de commerce de Brest. Aujourd’hui, seul un couple continue de se battre. Après avoir obtenu un sursis à statuer du tribunal administratif en novembre 2019, ils avaient été déboutés par la même juridiction un an plus tard, puis par la cour d’appel de Nantes en novembre 2021.
Dans l’intervalle, le projet a connu cinq permis modificatifs. Mais les requérants ne désarment pas, dénonçant l’impact écologique du projet sur une zone boisée, les accès prévus au site, notamment sur un axe emprunté par le chemin de randonnée GR34, mais aussi la hauteur des bâtis et son intégration dans le quartier résidentiel.
Le projet est situé dans le prolongement du bois du Dour Braz que beaucoup ont redécouvert lors des confinements.
« Tous les citoyens sont concernés »
« On a déposé un pourvoi devant le Conseil d’État, le 17 janvier dernier. Pour l’instant, le dossier est à l’instruction : nous avons soulevé sept moyens que nous n’allons pas dévoiler aujourd’hui. Mais on pense avoir de solides bases », évoque Jean-Pierre Bail.
Pour le collectif « Au pied du mur », ce rendez-vous était une nouvelle opportunité de fédérer et de former les associations et les particuliers qui se battent contre des projets immobiliers sur le territoire de Brest métropole. « Seuls peuvent intervenir en justice les riverains d’un projet. Mais ces sujets concernent tous les citoyens, qui s’intéressent à la façon dont leur ville va être dessinée. On n’est pas dans la défense d’intérêts particuliers », défend Bénédicte Havard Duclos, l’une des membres du collectif.
À lire par ailleurs sur le sujet : Permis de construire validés pour « Les perles de Saint-Marc » qui vont surplomber la rade de Brest