Massacre des chiens errants Pointe-Noire, République du Congo

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Jeudi matin la ville de PointeNoire au Congo et ses habitants ont été les témoins horrifiés d’un massacre systématique des chiens errants de la ville.  A coups de fourche puis de coups de pieds, les agents de la sécurité civile ont pourchassés puis tués des centaines de chiens, parfois devant les passants et leurs enfants qui les suppliaient de cesser cette horreur.

Nous ignorons pourquoi et comment un tel ordre a pu d’être donné et qui peut être tenu pour responsable de cette action.

Si le contrôle et la gestion des populations de chiens sont généralement à la base de tout programme de protection contre la rage ou autres risques menaçant la santé humaine tant à l’échelle locale que nationale cette gestion doit toutefois rester exempte de toute souffrance inutile des populations canines. Les Services vétérinaires gouvernementaux, dont le rôle prépondérant est de prévenir les zoonoses et de veiller au bien-être animal, doivent, en théorie, participer activement au contrôle des populations canines en coordonnant leurs activités avec d’autres institutions ou organismes publics compétents en la matière.

Selon Yassine JAMALI, Veterinaire et auteur d’une tribune dans L’Economiste du 11/08/2017: «Les directives récentes mises en place dans de nombreux pays montrent que l’euthanasie ou même la délocalisation des meutes ne sont plus considérées comme des solutions acceptables, ni même efficaces. Les inconvénients des abattages sont connus: pollution de l’environnement par les appâts à la strychnine, par les cadavres de chiens, empoisonnement accidentel de chiens de propriétaires, cruauté extrême de la méthode. Partout dans le monde l’abattage massif a démontré son inefficacité absolue. Il est déconseillé par l’OMS.  Quel que soit le nombre de chiens abattus, les survivants réussissent à se reproduire suffisamment pour compenser les pertes. Une chienne peut engendrer jusqu’à 60.000 descendants (enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants) en 6 ans ...

Les études de l’OMS ont démontré qu’un tout petit nombre de chiennes rescapées suffisent pour reconstituer dans de brefs délais une population de chiens errants selon un schéma bien connu à présent:

1/ Abattage des chiens d’une zone rurale ou d’un quartier qu’ils occupent et défendent contre les autres meutes.

2/ Ceci crée un territoire vide.

3/ Les chiens des zones environnantes viennent envahir ce territoire pour profiter de ses ressources alimentaires.

4/ Ceci entraîne des combats

5/ Ces combats entraînent une augmentation de la propagation de la rage.

6/ Retour à la situation de départ.

Une alternative efficace a été développée et est actuellement recommandée par l’OMS. Il s’agit de la méthode TNR, en anglais TrapNeuter Release qui signifie Attraper, Stériliser, Relâcher. En même temps qu’ils sont stérilisés, les chiens sont vaccinés, soignés et déparasités. Relâchés très rapidement sur leur territoire à l’endroit exact où ils ont été capturés, ils le réoccupent.

Ainsi, le chien qui a subi la méthode TNR défend son territoire contre tout chien extérieur susceptible de transmettre la rage ou autre zoonose. De plus il le défend contre tout chien capable d’exploiter ses ressources alimentaires pour se reproduire. Il règle à la fois le problème de la prolifération canine et de la transmission de maladies à l’homme. Le chien stérilisé, vacciné, déparasité, relâché, est un véritable agent sanitaire bénévole et permanent. La méthode TNR transforme un vecteur de zoonoses en auxiliaire de santé publique ».

Nous espérons, par cette pétition, inciter les institutions gouvernementales locales à mettre en place des programmes efficaces de protection des populations dans le respect du bien-être animal. 



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