Soutien à l’Imam Ahmed de la grande mosquée de Saint-Chamond.


Soutien à l’Imam Ahmed de la grande mosquée de Saint-Chamond.
Le problème
Suite à un prêche donné à l’occasion de la fête de l’Aïd El-Kebir du 20 juillet dernier, un passage du discours de l’Imam de la Grande Mosquée de Saint-Chamond, a été repris par la conseillère municipale RN de la ville de Saint-Chamond afin de le diffuser largement sur les réseaux sociaux.
Comme à l’accoutumée s’agissant de cette dernière, un passage de 22 secondes d’un prêche de 25 minutes, totalement sorti de son contexte a largement été relayé par l’ensemble des sympathisants de ce parti.
S’adressant aux femmes de l’assemblée : « Entrez au Paradis par n’importe quelle porte du Paradis que tu veux. Tâchez d’obéir aux droits d’Allah et à ceux de vos époux, c’est à dire vos maris. Restez dans vos foyers et ne vous exhibez pas de la manière des femmes d’avant l’islam […] »
Les propos reprochés sont ainsi jugés “sexistes » et “contraires à l’égalité hommes-femmes”. Ainsi, la destitution de l’imam Ahmed a été ordonnée par le Ministre de l’intérieur lui-même.
Plusieurs interrogations deviennent dès lors légitimes.
Empêcher un imam de s’exprimer au nom de valeurs religieuses est-il désormais blâmable ?
Cette interdiction ne transgresse pas de façon attentatoire les principes constitutionnels de liberté de conscience et de culte ?
Les religieux, de n’importe quelle conviction, n’ont-ils plus le droit de prêcher la pudeur ?
La relation interpersonnelle des couples au sein de leurs foyers doit-elle être placée en dehors du domaine de la foi ?
S’adresser à un public averti, composé de coreligionnaires, partageant de principe les mêmes convictions religieuses, s’apparente-t-il désormais à un prosélytisme de grande échelle ?
Une fois de plus sans cette sélection partielle et partiale du prêche, l’auditoire aurait pu se rendre compte également que ce même Imam prône le commandement divin pour chaque homme d’être bon, aimant, juste envers femme et enfants. Qu’au même titre que leurs épouses, chaque homme se doit d’obéir aux droits de son Créateur et ceux de leurs compagnes.
D’un point de vue politique, cette dérive doit être dénoncée et condamnée. Un bon musulman à la lumière de cette cabale politico-médiatique, est un musulman qui n’en est plus un. Un musulman qui doit abandonner culte, conscience, principes et valeurs pour entrer sous la lecture étroite de principes républicains qui n’en portent que le nom.
Si cette décision se voit être entérinée c’est le commencement d’une jurisprudence qui mettra au silence bon nombre de lieux de cultes.
Quelle confession parmi les trois religions monothéistes ne condamne pas le manque de pudeur ou la place bien définie au sein des couples des deux genres ?
C’est ainsi le risque de voir fermer allègrement mosquées certes mais synagogues et églises également.
L’esprit de la Loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État défend la sécularisation de l’État, face à l’immiscion de la sphère religieuse dans la sphère publique. Aristide Briand ne s’attendait certainement pas que 116 ans plus tard les pôles s’inversent et qu’à son tour l’État ait l’ambition et se donne les moyens d’ingérer le domaine religieux.
Une nouvelle fois, et cet indice ne trompe jamais, le gouvernement semble céder aux sirènes du racisme, de l’islamophobie rampante et qui plus est impulsée allègrement par les acteurs extrémistes et fascistes des réseaux sociaux.
Il n’y a qu’à voir l’euphorie sur ces mêmes réseaux et notamment les instigateurs de cette honteuse campagne qui, in fine, tirent toutes les gloires de ce non-évènement.
Toute la communauté musulmane de Saint-Chamond, fréquentant la mosquée est très affectée par ces annonces et de surcroît lorsqu’elles sont dirigées à l’encontre d’un homme d’une grande bonté.
C’est ce qui semble devoir prédominer dans cette polémique, l’imam Ahmed, est connu et reconnu à travers les fidèles qui côtoient la mosquée pour être une personne de très grande valeur. Il fait l’unanimité auprès de tous, tant sa bienveillance, sa mansuétude et sa générosité ne sont plus à prouver.
Au-delà de ce rôle d’imam, il est celui qui conseille, celui qui aide, celui qui sait livrer une oreille attentive aux personnes en souffrance. Il sait intervenir justement auprès des jeunes et lutte au quotidien contre l’embrigadement et l’obscurantisme religieux.
Malgré les propos arbitrairement retenus, l’Imam Ahmad promeut l’égalité homme-femme, l’émancipation et l’éducation des femmes.
Signons cette pétition afin de soutenir, montrer notre solidarité sans faille à l’égard de notre imam et ainsi demander une révision de cette décision somme toute injuste, peu éclairée, précipitée et qui n’a comme seul effet de renforcer le sentiment de stigmatisation de la communauté musulmane saint-chamonaise et dans son sillon d’alimenter les thèses extrémistes quelles qu’elles soient.
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Le problème
Suite à un prêche donné à l’occasion de la fête de l’Aïd El-Kebir du 20 juillet dernier, un passage du discours de l’Imam de la Grande Mosquée de Saint-Chamond, a été repris par la conseillère municipale RN de la ville de Saint-Chamond afin de le diffuser largement sur les réseaux sociaux.
Comme à l’accoutumée s’agissant de cette dernière, un passage de 22 secondes d’un prêche de 25 minutes, totalement sorti de son contexte a largement été relayé par l’ensemble des sympathisants de ce parti.
S’adressant aux femmes de l’assemblée : « Entrez au Paradis par n’importe quelle porte du Paradis que tu veux. Tâchez d’obéir aux droits d’Allah et à ceux de vos époux, c’est à dire vos maris. Restez dans vos foyers et ne vous exhibez pas de la manière des femmes d’avant l’islam […] »
Les propos reprochés sont ainsi jugés “sexistes » et “contraires à l’égalité hommes-femmes”. Ainsi, la destitution de l’imam Ahmed a été ordonnée par le Ministre de l’intérieur lui-même.
Plusieurs interrogations deviennent dès lors légitimes.
Empêcher un imam de s’exprimer au nom de valeurs religieuses est-il désormais blâmable ?
Cette interdiction ne transgresse pas de façon attentatoire les principes constitutionnels de liberté de conscience et de culte ?
Les religieux, de n’importe quelle conviction, n’ont-ils plus le droit de prêcher la pudeur ?
La relation interpersonnelle des couples au sein de leurs foyers doit-elle être placée en dehors du domaine de la foi ?
S’adresser à un public averti, composé de coreligionnaires, partageant de principe les mêmes convictions religieuses, s’apparente-t-il désormais à un prosélytisme de grande échelle ?
Une fois de plus sans cette sélection partielle et partiale du prêche, l’auditoire aurait pu se rendre compte également que ce même Imam prône le commandement divin pour chaque homme d’être bon, aimant, juste envers femme et enfants. Qu’au même titre que leurs épouses, chaque homme se doit d’obéir aux droits de son Créateur et ceux de leurs compagnes.
D’un point de vue politique, cette dérive doit être dénoncée et condamnée. Un bon musulman à la lumière de cette cabale politico-médiatique, est un musulman qui n’en est plus un. Un musulman qui doit abandonner culte, conscience, principes et valeurs pour entrer sous la lecture étroite de principes républicains qui n’en portent que le nom.
Si cette décision se voit être entérinée c’est le commencement d’une jurisprudence qui mettra au silence bon nombre de lieux de cultes.
Quelle confession parmi les trois religions monothéistes ne condamne pas le manque de pudeur ou la place bien définie au sein des couples des deux genres ?
C’est ainsi le risque de voir fermer allègrement mosquées certes mais synagogues et églises également.
L’esprit de la Loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État défend la sécularisation de l’État, face à l’immiscion de la sphère religieuse dans la sphère publique. Aristide Briand ne s’attendait certainement pas que 116 ans plus tard les pôles s’inversent et qu’à son tour l’État ait l’ambition et se donne les moyens d’ingérer le domaine religieux.
Une nouvelle fois, et cet indice ne trompe jamais, le gouvernement semble céder aux sirènes du racisme, de l’islamophobie rampante et qui plus est impulsée allègrement par les acteurs extrémistes et fascistes des réseaux sociaux.
Il n’y a qu’à voir l’euphorie sur ces mêmes réseaux et notamment les instigateurs de cette honteuse campagne qui, in fine, tirent toutes les gloires de ce non-évènement.
Toute la communauté musulmane de Saint-Chamond, fréquentant la mosquée est très affectée par ces annonces et de surcroît lorsqu’elles sont dirigées à l’encontre d’un homme d’une grande bonté.
C’est ce qui semble devoir prédominer dans cette polémique, l’imam Ahmed, est connu et reconnu à travers les fidèles qui côtoient la mosquée pour être une personne de très grande valeur. Il fait l’unanimité auprès de tous, tant sa bienveillance, sa mansuétude et sa générosité ne sont plus à prouver.
Au-delà de ce rôle d’imam, il est celui qui conseille, celui qui aide, celui qui sait livrer une oreille attentive aux personnes en souffrance. Il sait intervenir justement auprès des jeunes et lutte au quotidien contre l’embrigadement et l’obscurantisme religieux.
Malgré les propos arbitrairement retenus, l’Imam Ahmad promeut l’égalité homme-femme, l’émancipation et l’éducation des femmes.
Signons cette pétition afin de soutenir, montrer notre solidarité sans faille à l’égard de notre imam et ainsi demander une révision de cette décision somme toute injuste, peu éclairée, précipitée et qui n’a comme seul effet de renforcer le sentiment de stigmatisation de la communauté musulmane saint-chamonaise et dans son sillon d’alimenter les thèses extrémistes quelles qu’elles soient.
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Les décisionnaires
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Pétition lancée le 23 juillet 2021