Maintenez le décret 254- 98 sur la post-graduation, et annulez l'équivalence avec le LMD

Maintenez le décret 254- 98 sur la post-graduation, et annulez l'équivalence avec le LMD

Le problème

Déclaration des Doctorants, Etudiants et Titulaires de Magister Non-inscrits en Doctorat Es Sciences

Nous avons reçu avec grand étonnement le nouvel arrêté ministériel  N° 547/2016 fixant les modalités de la formation doctorale et des conditions de la soutenance du doctorat 3ème cycle. Ledit arrêté est conçu essentiellement dans l’intention d’uniformiser le doctorat Algérien, autrement dit adopter le doctorat LMD comme doctorat unique au sein du système universitaire Algérien, et se débarrasser définitivement du doctorat es sciences. Cela met en conséquence  les titulaires de magister sur le même pied d’égalité que leurs étudiants de Master, qu’ils ont eux même formé et encadré. 

Ledit arrêté comprend en effet plusieurs anomalies particulièrement l’article 06 relatif au concours d’entrée en première année doctorat où il est demandé aux titulaires de magister de participer à un concours sur titre (étude de dossier). Cet article contredit gravement le fondement original du doctorat tel que explicité par le décret exécutif N° 254-98 du 17 octobre 1998.

En effet, le nouvel arrêté exige aux titulaires de magister de participer à un concours d’entrés en première année doctorat.  Ceci  constitue un déni total d’un décret exécutif de la république Algérienne (décret n° 98-254 du 17 aout 1998). Il remet aussi, en cause le fait que  le doctorant du système classique a eu accès aux études de magister par voie de concours, et a poursuivi des études approfondies dans sa spécialité (décret n° 98-254 du 17 aout 1998).

En outre, il y a là une contradiction avec le fondement original du diplôme de magister- comme première étape de la formation doctorale et que le titulaire du magister est un candidat potentiel à la thèse de doctorat es sciences (décret n° 98-254 du 17 aout 1998). La formation doctorale classique (doctorat es sciences) comprend  deux année études de magister (une année d’études théoriques et pratiques, et une année pour l’élaboration d’une thèse de magister) et quatre autres années pour la préparation de la thèse de doctorat. Ce qui signifie que la durée totale est six ans (décret n° 98-254 du 17 août 1998). Par contre, le doctorat troisième cycle (LMD) est organisé d’une manière identique au magister avec une année théorique et deux années de thèse (trois années au total). Les candidats du doctorat LMD sont titulaire d'un diplôme de master, une formation de graduation obtenue après 9 semestres (quatre années et demie) d’études et un semestre d’application, sanctionnée par la rédaction d'un petit mémoire de fin d'études (à réaliser en 3 à 4 mois effectives).

L’autre problématique générée par ledit arrêté concerne le nombre de postes ouverts et la spécialité du doctorat. En effet, les titulaires de magister ont toujours eu le droit d’accéder automatiquement au  doctorat dans leurs spécialités. Alors que dans le système LMD, l’accès au doctorat se fait par voie de concours (exactement comme le magister : décret n° 98-254 du 17 aout 1998). Le nouvel arrêté, oblige étrangement les titulaires de magister à passer le même concours qu’ils ont déjà réussi au magister, et en plus dans une nouvelle spécialité. La question qui se pose, puisque le titulaire du magister a déjà une spécialité, pourquoi  donc l’inclure dans une autre spécialité et perdre du temps et de l’argent publique pour des formations supplémentaires? 

Outres les anomalies relatives à la formation et au concours d’entrée, il a été relevé un glissement dangereux dans les conditions de soutenance de la thèse de doctorat. Quoique le système de point est très pratique et encourageant, mais l’autorisation de soutenir son doctorat avec seulement des communications ou des publications nationales (sans nécessairement publier internationalement) est une régression grave et annonce une ère de dangereuse médiocrité.

L’autre point qui inquiète la communauté universitaire concerne l’équivalence entre un doctorat acquis après 11 ans d’études et de recherches (au minimum) avec un doctorat acquis en 8 ans après le Bac et avec des communications et publications nationales. On met là l’effort et la médiocrité dans le même bain. Il est donc nécessaire de compenser cette grande différence par des prérogatives ultérieures dans l’habilitation et le professorat.

Le dernier point à soulever concerne, les obstacles rendant difficile l’inscription au doctorat et la finalisation des thèses. En effet, beaucoup d’universités souffrent de la problématique de l’habilitation. Les différents départements de l’Algérie sont confrontés à la fois au manque d’encadrement de rang magistral, et l’impossibilité d’ouvrir des formations post-graduantes. Cependant, au lieu d’encourager ces départements à lancer des formations de deuxième post-graduation, on les pénalise et on oblige les candidats à s’inscrire dans d’autres wilayas (universités), rendant la vie du chercheur comme un véritable parcours de combattant. De plus, les étudiants sont dans l’obligation de  trouver un encadreur affilié à l’université d’inscription.

On appelle, par conséquent, les autorités Algériennes à :

1-     Annuler l’article 06 de l’arrêté 547-2016, et maintenir le doctorat es sciences jusqu’à son extinction.

2-    Garantir le droit d’accès au doctorat es sciences aux titulaires de magister sans limitation du nombre de postes, et dans leurs spécialités d’origine.

3-    Concevoir une véritable politique d’encouragement d’inscription et de finalisation des thèses au niveau des universités d’exercice : en allégeant les conditions d’habilitations des départements et d’encadrement interne.

4-    Tenir en compte la supériorité en nombre d’années de formations du doctorat es sciences et de la nécessité de comptabiliser cela pour l'accès au grade de MCA/ Professeur B (comptabiliser les points de la thèse de magister, le nombre d'années d'études, ainsi que l'expérience pédagogique). 

 

 

 

Cette pétition avait 255 signataires

Le problème

Déclaration des Doctorants, Etudiants et Titulaires de Magister Non-inscrits en Doctorat Es Sciences

Nous avons reçu avec grand étonnement le nouvel arrêté ministériel  N° 547/2016 fixant les modalités de la formation doctorale et des conditions de la soutenance du doctorat 3ème cycle. Ledit arrêté est conçu essentiellement dans l’intention d’uniformiser le doctorat Algérien, autrement dit adopter le doctorat LMD comme doctorat unique au sein du système universitaire Algérien, et se débarrasser définitivement du doctorat es sciences. Cela met en conséquence  les titulaires de magister sur le même pied d’égalité que leurs étudiants de Master, qu’ils ont eux même formé et encadré. 

Ledit arrêté comprend en effet plusieurs anomalies particulièrement l’article 06 relatif au concours d’entrée en première année doctorat où il est demandé aux titulaires de magister de participer à un concours sur titre (étude de dossier). Cet article contredit gravement le fondement original du doctorat tel que explicité par le décret exécutif N° 254-98 du 17 octobre 1998.

En effet, le nouvel arrêté exige aux titulaires de magister de participer à un concours d’entrés en première année doctorat.  Ceci  constitue un déni total d’un décret exécutif de la république Algérienne (décret n° 98-254 du 17 aout 1998). Il remet aussi, en cause le fait que  le doctorant du système classique a eu accès aux études de magister par voie de concours, et a poursuivi des études approfondies dans sa spécialité (décret n° 98-254 du 17 aout 1998).

En outre, il y a là une contradiction avec le fondement original du diplôme de magister- comme première étape de la formation doctorale et que le titulaire du magister est un candidat potentiel à la thèse de doctorat es sciences (décret n° 98-254 du 17 aout 1998). La formation doctorale classique (doctorat es sciences) comprend  deux année études de magister (une année d’études théoriques et pratiques, et une année pour l’élaboration d’une thèse de magister) et quatre autres années pour la préparation de la thèse de doctorat. Ce qui signifie que la durée totale est six ans (décret n° 98-254 du 17 août 1998). Par contre, le doctorat troisième cycle (LMD) est organisé d’une manière identique au magister avec une année théorique et deux années de thèse (trois années au total). Les candidats du doctorat LMD sont titulaire d'un diplôme de master, une formation de graduation obtenue après 9 semestres (quatre années et demie) d’études et un semestre d’application, sanctionnée par la rédaction d'un petit mémoire de fin d'études (à réaliser en 3 à 4 mois effectives).

L’autre problématique générée par ledit arrêté concerne le nombre de postes ouverts et la spécialité du doctorat. En effet, les titulaires de magister ont toujours eu le droit d’accéder automatiquement au  doctorat dans leurs spécialités. Alors que dans le système LMD, l’accès au doctorat se fait par voie de concours (exactement comme le magister : décret n° 98-254 du 17 aout 1998). Le nouvel arrêté, oblige étrangement les titulaires de magister à passer le même concours qu’ils ont déjà réussi au magister, et en plus dans une nouvelle spécialité. La question qui se pose, puisque le titulaire du magister a déjà une spécialité, pourquoi  donc l’inclure dans une autre spécialité et perdre du temps et de l’argent publique pour des formations supplémentaires? 

Outres les anomalies relatives à la formation et au concours d’entrée, il a été relevé un glissement dangereux dans les conditions de soutenance de la thèse de doctorat. Quoique le système de point est très pratique et encourageant, mais l’autorisation de soutenir son doctorat avec seulement des communications ou des publications nationales (sans nécessairement publier internationalement) est une régression grave et annonce une ère de dangereuse médiocrité.

L’autre point qui inquiète la communauté universitaire concerne l’équivalence entre un doctorat acquis après 11 ans d’études et de recherches (au minimum) avec un doctorat acquis en 8 ans après le Bac et avec des communications et publications nationales. On met là l’effort et la médiocrité dans le même bain. Il est donc nécessaire de compenser cette grande différence par des prérogatives ultérieures dans l’habilitation et le professorat.

Le dernier point à soulever concerne, les obstacles rendant difficile l’inscription au doctorat et la finalisation des thèses. En effet, beaucoup d’universités souffrent de la problématique de l’habilitation. Les différents départements de l’Algérie sont confrontés à la fois au manque d’encadrement de rang magistral, et l’impossibilité d’ouvrir des formations post-graduantes. Cependant, au lieu d’encourager ces départements à lancer des formations de deuxième post-graduation, on les pénalise et on oblige les candidats à s’inscrire dans d’autres wilayas (universités), rendant la vie du chercheur comme un véritable parcours de combattant. De plus, les étudiants sont dans l’obligation de  trouver un encadreur affilié à l’université d’inscription.

On appelle, par conséquent, les autorités Algériennes à :

1-     Annuler l’article 06 de l’arrêté 547-2016, et maintenir le doctorat es sciences jusqu’à son extinction.

2-    Garantir le droit d’accès au doctorat es sciences aux titulaires de magister sans limitation du nombre de postes, et dans leurs spécialités d’origine.

3-    Concevoir une véritable politique d’encouragement d’inscription et de finalisation des thèses au niveau des universités d’exercice : en allégeant les conditions d’habilitations des départements et d’encadrement interne.

4-    Tenir en compte la supériorité en nombre d’années de formations du doctorat es sciences et de la nécessité de comptabiliser cela pour l'accès au grade de MCA/ Professeur B (comptabiliser les points de la thèse de magister, le nombre d'années d'études, ainsi que l'expérience pédagogique). 

 

 

 

Les décisionnaires

Monsieur le Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique- Algérie
Monsieur le Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique- Algérie
Gouvernement Algérien dont

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