Madame la Ministre de l'Education Nationale : Titularisation des contractuels enseignants. Pour que cesse le recours aux précaires !


Madame la Ministre de l'Education Nationale : Titularisation des contractuels enseignants. Pour que cesse le recours aux précaires !
Le problème
Capes interne de lettres modernes : 1904 incscrits. 100 postes.
Agreg externe de lettres modernes : 1533 inscrits. 90 postes.
Capes externe lettres modernes : 2832 inscrits. 1000 postes.
Capes interne, le rêve américain du précaire, le loto du pauvre.
100% des gagnants ont tenté leur chance !
Humiliés, stigmatisés, les précaires enseignants sont la honte de l’éducation nationale et plus largement d’une société de consommation qui réclame à corps et à cris une main d’œuvre bon marché.
Un gouvernement de gauche ne peut ni ne doit se satisfaire de cet état de fait.
Son retour était capital, après dix années de droite. Et que voyons-nous ?
Rien justement.
Revenons aux précaires, ils sont la honte du système, et pourtant, c’est eux qui ont honte !
Pensez donc, revendiquer la titularisation après des années de bons et loyaux services, non ! C’est mal, pensent ces sous-travailleurs !
Or, beaucoup de contractuels ont été recrutés à bac+3 ou 4.
Depuis la réforme de la « masterisation », impossible pour eux de présenter le capes externe. Pour y prétendre, il faut donc reprendre ses études.
Sans doute, certains le font par correspondance et réussissent. Mais l’exception ne fait pas la règle, encore moins une règle acceptable.
Inutile d’écrire que la précarité impose une navigation à vue, une impossibilité de se projeter. Qu’elle engendre insécurité matérielle et morale, difficilement compatibles avec la charge de travail que suppose le fait d'accomplir décemment sa mission d'enseignement tout en préparant un master puis un concours à l'issue plus qu'incertaine.
Obtenir une VAE est aujourd'hui payant : 1000 euros pour y prétendre.
En 2015, fin d’une période dérogatoire, ceux qui n'auront pas le bac+5 ne pourront même plus présenter l'interne.
Pourtant, le syndicat majoritaire de l’éducation nationale, le SNES, ne veut pas que ces gens là soient titularisés, le précaire est sommé de « réussir le concours ».
Par contre, ce syndicat (et d’autres ?) s’est battu pour que les précaires puissent présenter une RAEP. Nom barbare s’il en est, encore une des nombreuses acronymes chéries par l’administration. Comme un gros mot, la RAEP est le cadeau des syndicats fait aux précaires.
Une « Reconnaissance des Acquis Professionnels ». Dieu merci !
Mais que voit-on au bout de deux ans de mise en route de ce pseudo sésame ?
Eh bien, qu’un même dossier présenté une année, puis une autre, peut capitaliser à lui tout seul 10 points d’écarts. Qu’un dossier qui s’est vu gratifié d’un 06/20 en 2012 peut obtenir un 14/20 en 2013, sans mollir.
À l’inverse un dossier noté 14 peut descendre à 7.
Il est vrai que le métier de professeur surtout dans les quartiers difficiles, puisque c’est là que sont majoritairement les précaires, est de tout repos, ne nécessite pas de travail.
Préparer un concours interne (Quand il existe !) dont le taux de réussite est moins élevé que celui de l’agrégation pour certaines matières, n’est pas en soi une mince affaire.
Mais lorsqu’en plus, il faut rendre un mémoire, pour lequel personne n’a encore compris, pas même les jurys, sur quels critères il sera noté, il y a de quoi désespérer.
Tirons-en les conséquences qui s’imposent.
Madame la Ministre de l’éducation nationale,
puisque vous ne daignez pas même parler de cette population pour votre vaste plan de recrutement,
puisque, vous vous êtes engagé à prendre en compte ces personnels, je vous invite à prendre connaissance du Livre noir de la précarité*.
et je vous le demande solennellement, organisez une loterie pour enfin sortir de cette hypocrisie !
Le problème
Capes interne de lettres modernes : 1904 incscrits. 100 postes.
Agreg externe de lettres modernes : 1533 inscrits. 90 postes.
Capes externe lettres modernes : 2832 inscrits. 1000 postes.
Capes interne, le rêve américain du précaire, le loto du pauvre.
100% des gagnants ont tenté leur chance !
Humiliés, stigmatisés, les précaires enseignants sont la honte de l’éducation nationale et plus largement d’une société de consommation qui réclame à corps et à cris une main d’œuvre bon marché.
Un gouvernement de gauche ne peut ni ne doit se satisfaire de cet état de fait.
Son retour était capital, après dix années de droite. Et que voyons-nous ?
Rien justement.
Revenons aux précaires, ils sont la honte du système, et pourtant, c’est eux qui ont honte !
Pensez donc, revendiquer la titularisation après des années de bons et loyaux services, non ! C’est mal, pensent ces sous-travailleurs !
Or, beaucoup de contractuels ont été recrutés à bac+3 ou 4.
Depuis la réforme de la « masterisation », impossible pour eux de présenter le capes externe. Pour y prétendre, il faut donc reprendre ses études.
Sans doute, certains le font par correspondance et réussissent. Mais l’exception ne fait pas la règle, encore moins une règle acceptable.
Inutile d’écrire que la précarité impose une navigation à vue, une impossibilité de se projeter. Qu’elle engendre insécurité matérielle et morale, difficilement compatibles avec la charge de travail que suppose le fait d'accomplir décemment sa mission d'enseignement tout en préparant un master puis un concours à l'issue plus qu'incertaine.
Obtenir une VAE est aujourd'hui payant : 1000 euros pour y prétendre.
En 2015, fin d’une période dérogatoire, ceux qui n'auront pas le bac+5 ne pourront même plus présenter l'interne.
Pourtant, le syndicat majoritaire de l’éducation nationale, le SNES, ne veut pas que ces gens là soient titularisés, le précaire est sommé de « réussir le concours ».
Par contre, ce syndicat (et d’autres ?) s’est battu pour que les précaires puissent présenter une RAEP. Nom barbare s’il en est, encore une des nombreuses acronymes chéries par l’administration. Comme un gros mot, la RAEP est le cadeau des syndicats fait aux précaires.
Une « Reconnaissance des Acquis Professionnels ». Dieu merci !
Mais que voit-on au bout de deux ans de mise en route de ce pseudo sésame ?
Eh bien, qu’un même dossier présenté une année, puis une autre, peut capitaliser à lui tout seul 10 points d’écarts. Qu’un dossier qui s’est vu gratifié d’un 06/20 en 2012 peut obtenir un 14/20 en 2013, sans mollir.
À l’inverse un dossier noté 14 peut descendre à 7.
Il est vrai que le métier de professeur surtout dans les quartiers difficiles, puisque c’est là que sont majoritairement les précaires, est de tout repos, ne nécessite pas de travail.
Préparer un concours interne (Quand il existe !) dont le taux de réussite est moins élevé que celui de l’agrégation pour certaines matières, n’est pas en soi une mince affaire.
Mais lorsqu’en plus, il faut rendre un mémoire, pour lequel personne n’a encore compris, pas même les jurys, sur quels critères il sera noté, il y a de quoi désespérer.
Tirons-en les conséquences qui s’imposent.
Madame la Ministre de l’éducation nationale,
puisque vous ne daignez pas même parler de cette population pour votre vaste plan de recrutement,
puisque, vous vous êtes engagé à prendre en compte ces personnels, je vous invite à prendre connaissance du Livre noir de la précarité*.
et je vous le demande solennellement, organisez une loterie pour enfin sortir de cette hypocrisie !
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Pétition lancée le 19 décembre 2013