

Non à votre "école de la confiance", non à votre réforme du lycée
Le problème
Nous ne voulons pas de « l’école de la confiance », nous voulons avoir confiance en l’école !
Auriez-vous confiance en une école dont la priorité est d’amoindrir son budget ?
« Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance » (Derek Bok)
Le bac coûte trop cher, il y a trop d’enseignants (2650 postes seront supprimés cette année),… et pendant ce temps les élèves sont dans des classes surchargées et les établissements n’ont pas l’autonomie nécessaire pour financer les groupes. Et pour réduire encore les coûts, on donnerait des missions d’enseignements aux assistants d’éducation pas encore diplômés ou à des contractuels...
Auriez-vous confiance en une école qui réaffirme l’obligation de réserve des enseignants dès son premier article ?
« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » (Voltaire)
On enseigne à nos enfants que notre pays est un exemple en matière de liberté d’expression. Si les enseignants ne peuvent plus parler librement, comment les parents seront informés ? Et si l’école se méfie de ses enseignants, comment les parents pourraient lui faire confiance ?
En outre, en matière de démocratie, on confierait des missions, alors attribuées au conseil d’administration, organe décisionnel composé de 30 membres en lycée, à la commission permanente qui n’est normalement pas un organe décisionnel et n’est composée que de 12 membres...
Auriez-vous confiance en une école qui veut créer des « établissements publics locaux d'enseignement des savoirs fondamentaux » ?
« L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction c’est l’État qui la doit. » (Victor Hugo)
Regrouper dans un seul établissement des élèves d’âges aussi différents (6-15 ans), qui n’ont pas les mêmes préoccupations, les mêmes aspirations et avec le « risque » que court un enfant de 6 ans face à un adolescent de 15 ans qui chahute avec ses camarades semble plutôt hasardeux...
De plus, ce serait la disparition des directeurs d’école, interlocuteurs privilégiés des parents qui ne seraient plus que les adjoints du Principal du collège.
Et que deviendront les écoles de village avec l’obligation de se regrouper avec un collège ? Sans parler des contraintes auxquelles seront soumises les élèves et leurs parents.
Auriez-vous confiance en une école qui dissout un organisme indépendant d’évaluation du système éducatif pour le remplacer par un autre qui ne pourra pas l’être ?
« La liberté, c’est l’indépendance de la pensée » (Epictète)
Le CNESCO organisme d’évaluation des politiques éducatives totalement indépendant créé en 2013 serait remplacé par le Conseil d’Évaluation de l’école composé de 6 personnalités choisies par le ministre, 4 représentants du ministre, 2 députés et 2 sénateurs : on peut se permettre de douter de l’objectivité et de l’indépendance d’un organisme ainsi composé.
Avez-vous confiance en une école qui a soumis une génération à trois réformes en quatre ans ?
« Il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction » (Winston Churchill)
Les élèves nés en 2003 ont subi trois réformes en 4 ans : la réforme du collège (Et pendant que les enseignants y étaient formés, qui formait nos enfants ?), la «contre-réforme » et maintenant la réforme du lycée. Pourquoi en si peu de temps ? Peut-on seulement en évaluer le bénéfice sur les élèves ? De plus à chaque fois, les enseignants comme les élèves subissent des changements de programme en cours d’année, difficilement gérables.
Avez-vous confiance en la réforme du baccalauréat ?
« Mon apprentissage n’a d’autre fruit que de me faire sentir combien il me reste à apprendre. » (Michel de Montaigne)
→ suppression des filières, oui mais : on supprime les filières sous prétexte qu’elles seraient « élitistes », mais elles étaient un avant-goût de ce que l’on apprend à l’université.
De plus, un élève qui veut faire de la biologie choisira de lui-même les trois matières nécessaires (une filière « déguisée ») : sciences de la vie et de la terre, physique-chimie et mathématiques. Oui mais trois matières nécessaires dont une qu’il faudra abandonner en terminale.
→ un plus grand choix ? : sachant qu’il faut abandonner un enseignement de spécialité en terminale, que tous les établissements ne proposent pas tous ces enseignements et que le financement des options dépendra encore de l’autonomie accordée à l’établissement, où est ce plus grand choix ? Ce choix a, par ailleurs, été imposé cette année en urgence aux élèves de seconde car jusqu’en février le contenu même des enseignements n’était pas connu.
Et si cette année un établissement propose un certain choix de spécialités, comment pouvons nous être certains qu’il le proposera encore l’an prochain : car si un enseignement de spécialité ouvert cette année ne réunit pas assez d’élèves, il est probable que l’établissement ne pourra pas le reconduire l’année suivante.
Globalement la souplesse du choix annoncée semble cacher une rigidité plus grande encore qu’avec les filières.
→ Le tronc commun est également surprenant, par la disparition des mathématiques, mais aussi par la réitération de certains enseignements présents dans les choix de spécialités. Pourquoi ne pas avoir proposé, par exemple, un enseignement de sciences économiques et sociales pour ceux qui choisissent des matières scientifiques et maintenu l’enseignement de culture scientifique pour les autres ?
Et même au niveau des enseignements de spécialité, certaines (« Humanité, littérature et philosophie » et « Littérature et Langues et cultures de l'Antiquité », par exemple ) risquent de proposer des contenus récurrents et générer une concurrence entre enseignements.
→ le mystère des mathématiques : les mathématiques disparaissent du tronc commun. Un enseignement de spécialité mathématiques est créé : oui mais, le programme de la première 2019-2020 est un programme de niveau supérieur à celui de la filière S actuelle. Or certains élèves n’ont pas besoin d’un tel niveau, mais ont besoin de mathématiques : c’est par exemple le cas de ceux qui souhaitent faire des sciences économiques : à quoi va leur servir de faire de la géométrie dans l’espace ou du calcul vectoriel ? N’aurait-il pas été plus adéquat de faire plusieurs enseignements de spécialité mathématiques ? Et personne ne sait ce que seront les options de mathématiques de terminale, ni si elles pourront seulement être mises en place dans les établissements.
→ Préparer l’avenir sans se soucier du lendemain ? :
« Les racines de l’éducation sont amères, mais ses fruits sont doux » (Aristote)
Nous devons préparer l’avenir de nos enfants sans même savoir ce qui les attend l’an prochain : les programmes ne sont pas arrêtés et quant aux options, elles vont encore reposer sur l’autonomie de l’établissement.
On demande à nos enfants - dont beaucoup ne savent même pas ce qu’ils veulent faire - de choisir trois enseignements de spécialité aux intitulés parfois « exotiques ». Vous-même, Monsieur le Ministre, conseillez aux élèves dans une vidéo, de choisir ce qui leur fait envie (https://www.youtube.com/watch?v=1n0x0wdc1DY : à l’instar d’Horace vous leur conseillez : « Carpe diem », mais oubliez « Memento mori », car profiter du jour présent sans se soucier du lendemain n’est plus possible dans une société qui évolue aussi rapidement et nécessite des savoirs de base de plus en plus importants. Et ces choix ne seront pas sans conséquences...
De plus, actuellement rien n’empêche, dans les textes, un élève de choisir trois spécialités qui n’auront aucun lien l’une avec l’autre. Quelle université acceptera ces élèves ? Pourtant la plateforme « Horizon 2021 » a toujours une solution… qui s’avère parfois plutôt étonnante…
En outre, les enseignements de spécialité ne permettront pas autant de souplesse dans la réorientation d’un élève qui aurait commis une erreur.
Quant aux heures d’orientation promises, il n’était pas possible de les organiser pour les secondes de cette année, avant de connaître les contenus des enseignements de spécialité : 54 heures entre février et juin ???
Enfin, une fois encore cette réforme doit s’appliquer en urgence, sans se soucier des éventuelles conséquences sur les élèves comme sur les enseignants…
→ La concurrence :
« L'inégalité d'instruction est une des principales sources de la tyrannie. » (Nicolas de Condorcet).
La concurrence entre établissements et à l’intérieur d’un établissement va s’intensifier. Il est évident que le choix des enseignements de spécialité d’un établissement à l’autre va établir une concurrence, mais la concurrence au sein de l’établissement va s’accroître également : quels enseignements de spécialité privilégier, comment et dans quelles matières organiser l’accompagnement personnalisé, peut-on faire des groupes en langue, en enseignement moral et civique, … ? Sachant que les heures allouées aux lycées sont en constante diminution (44 h supprimées en deux ans dans notre lycée sans réelle diminution des effectifs) et la part d’heures d’autonomie largement insuffisante
De plus, l’introduction d’une telle part de contrôle continu risque de faire que le diplôme ne sera plus national. Certes, il paraît normal de valider le travail des élèves en cours d’année, mais organiser certaines épreuves en épreuves communes dans chaque lycée, c’est renforcer les disparités dans les acquis sur le territoire.
→ des élèves soumis à un stress constant sur deux ans : loin de soulager les élèves du stress des examens, cette réforme risque d’en générer encore plus et pendant plus longtemps : toutes les notes de première et terminale entreront en compte dans le contrôle continu et des épreuves communes seront régulièrement organisées.
Certes cette réforme, comme la plupart, ne comprend pas que des points négatifs, mais à l’heure actuelle elle ne semble pas de nature à pouvoir réduire les inégalités entre élèves, ni à les aider quant à leurs choix et leur projet d’avenir. Elle est également loin de faire l’unanimité et appliquée dans une urgence inexplicable… C'est pourquoi, Monsieur le Ministre, nous vous demandons de suspendre cette réforme pour la repenser. Ce que nous souhaitons, c’est que tous nos enfants deviennent un jour des adultes responsables et épanouis et des citoyens éclairés, car nous ne devons jamais oublier que « L'instruction est à la démocratie ce que la flamme est à la lampe, c'est la clarté. » (Emile de Girardin).
Evelyne Cadéot
Je suis parent élu depuis 2012, membre du conseil d’administration du collège de mes enfants de 2015 à 2018, puis du lycée Albert Camus, à Fréjus, depuis 2017. J’ai deux fils nés en 2002 et 2003 qui sont scolarisés respectivement avec un PAP et un PPS pour troubles des apprentissages. Le cadet subit déjà sa troisième réforme en quatre ans. Je suis donc avant tout une maman inquiète pour l’avenir de mes enfants et de tous ceux qui vont suivre...

Le problème
Nous ne voulons pas de « l’école de la confiance », nous voulons avoir confiance en l’école !
Auriez-vous confiance en une école dont la priorité est d’amoindrir son budget ?
« Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance » (Derek Bok)
Le bac coûte trop cher, il y a trop d’enseignants (2650 postes seront supprimés cette année),… et pendant ce temps les élèves sont dans des classes surchargées et les établissements n’ont pas l’autonomie nécessaire pour financer les groupes. Et pour réduire encore les coûts, on donnerait des missions d’enseignements aux assistants d’éducation pas encore diplômés ou à des contractuels...
Auriez-vous confiance en une école qui réaffirme l’obligation de réserve des enseignants dès son premier article ?
« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » (Voltaire)
On enseigne à nos enfants que notre pays est un exemple en matière de liberté d’expression. Si les enseignants ne peuvent plus parler librement, comment les parents seront informés ? Et si l’école se méfie de ses enseignants, comment les parents pourraient lui faire confiance ?
En outre, en matière de démocratie, on confierait des missions, alors attribuées au conseil d’administration, organe décisionnel composé de 30 membres en lycée, à la commission permanente qui n’est normalement pas un organe décisionnel et n’est composée que de 12 membres...
Auriez-vous confiance en une école qui veut créer des « établissements publics locaux d'enseignement des savoirs fondamentaux » ?
« L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction c’est l’État qui la doit. » (Victor Hugo)
Regrouper dans un seul établissement des élèves d’âges aussi différents (6-15 ans), qui n’ont pas les mêmes préoccupations, les mêmes aspirations et avec le « risque » que court un enfant de 6 ans face à un adolescent de 15 ans qui chahute avec ses camarades semble plutôt hasardeux...
De plus, ce serait la disparition des directeurs d’école, interlocuteurs privilégiés des parents qui ne seraient plus que les adjoints du Principal du collège.
Et que deviendront les écoles de village avec l’obligation de se regrouper avec un collège ? Sans parler des contraintes auxquelles seront soumises les élèves et leurs parents.
Auriez-vous confiance en une école qui dissout un organisme indépendant d’évaluation du système éducatif pour le remplacer par un autre qui ne pourra pas l’être ?
« La liberté, c’est l’indépendance de la pensée » (Epictète)
Le CNESCO organisme d’évaluation des politiques éducatives totalement indépendant créé en 2013 serait remplacé par le Conseil d’Évaluation de l’école composé de 6 personnalités choisies par le ministre, 4 représentants du ministre, 2 députés et 2 sénateurs : on peut se permettre de douter de l’objectivité et de l’indépendance d’un organisme ainsi composé.
Avez-vous confiance en une école qui a soumis une génération à trois réformes en quatre ans ?
« Il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction » (Winston Churchill)
Les élèves nés en 2003 ont subi trois réformes en 4 ans : la réforme du collège (Et pendant que les enseignants y étaient formés, qui formait nos enfants ?), la «contre-réforme » et maintenant la réforme du lycée. Pourquoi en si peu de temps ? Peut-on seulement en évaluer le bénéfice sur les élèves ? De plus à chaque fois, les enseignants comme les élèves subissent des changements de programme en cours d’année, difficilement gérables.
Avez-vous confiance en la réforme du baccalauréat ?
« Mon apprentissage n’a d’autre fruit que de me faire sentir combien il me reste à apprendre. » (Michel de Montaigne)
→ suppression des filières, oui mais : on supprime les filières sous prétexte qu’elles seraient « élitistes », mais elles étaient un avant-goût de ce que l’on apprend à l’université.
De plus, un élève qui veut faire de la biologie choisira de lui-même les trois matières nécessaires (une filière « déguisée ») : sciences de la vie et de la terre, physique-chimie et mathématiques. Oui mais trois matières nécessaires dont une qu’il faudra abandonner en terminale.
→ un plus grand choix ? : sachant qu’il faut abandonner un enseignement de spécialité en terminale, que tous les établissements ne proposent pas tous ces enseignements et que le financement des options dépendra encore de l’autonomie accordée à l’établissement, où est ce plus grand choix ? Ce choix a, par ailleurs, été imposé cette année en urgence aux élèves de seconde car jusqu’en février le contenu même des enseignements n’était pas connu.
Et si cette année un établissement propose un certain choix de spécialités, comment pouvons nous être certains qu’il le proposera encore l’an prochain : car si un enseignement de spécialité ouvert cette année ne réunit pas assez d’élèves, il est probable que l’établissement ne pourra pas le reconduire l’année suivante.
Globalement la souplesse du choix annoncée semble cacher une rigidité plus grande encore qu’avec les filières.
→ Le tronc commun est également surprenant, par la disparition des mathématiques, mais aussi par la réitération de certains enseignements présents dans les choix de spécialités. Pourquoi ne pas avoir proposé, par exemple, un enseignement de sciences économiques et sociales pour ceux qui choisissent des matières scientifiques et maintenu l’enseignement de culture scientifique pour les autres ?
Et même au niveau des enseignements de spécialité, certaines (« Humanité, littérature et philosophie » et « Littérature et Langues et cultures de l'Antiquité », par exemple ) risquent de proposer des contenus récurrents et générer une concurrence entre enseignements.
→ le mystère des mathématiques : les mathématiques disparaissent du tronc commun. Un enseignement de spécialité mathématiques est créé : oui mais, le programme de la première 2019-2020 est un programme de niveau supérieur à celui de la filière S actuelle. Or certains élèves n’ont pas besoin d’un tel niveau, mais ont besoin de mathématiques : c’est par exemple le cas de ceux qui souhaitent faire des sciences économiques : à quoi va leur servir de faire de la géométrie dans l’espace ou du calcul vectoriel ? N’aurait-il pas été plus adéquat de faire plusieurs enseignements de spécialité mathématiques ? Et personne ne sait ce que seront les options de mathématiques de terminale, ni si elles pourront seulement être mises en place dans les établissements.
→ Préparer l’avenir sans se soucier du lendemain ? :
« Les racines de l’éducation sont amères, mais ses fruits sont doux » (Aristote)
Nous devons préparer l’avenir de nos enfants sans même savoir ce qui les attend l’an prochain : les programmes ne sont pas arrêtés et quant aux options, elles vont encore reposer sur l’autonomie de l’établissement.
On demande à nos enfants - dont beaucoup ne savent même pas ce qu’ils veulent faire - de choisir trois enseignements de spécialité aux intitulés parfois « exotiques ». Vous-même, Monsieur le Ministre, conseillez aux élèves dans une vidéo, de choisir ce qui leur fait envie (https://www.youtube.com/watch?v=1n0x0wdc1DY : à l’instar d’Horace vous leur conseillez : « Carpe diem », mais oubliez « Memento mori », car profiter du jour présent sans se soucier du lendemain n’est plus possible dans une société qui évolue aussi rapidement et nécessite des savoirs de base de plus en plus importants. Et ces choix ne seront pas sans conséquences...
De plus, actuellement rien n’empêche, dans les textes, un élève de choisir trois spécialités qui n’auront aucun lien l’une avec l’autre. Quelle université acceptera ces élèves ? Pourtant la plateforme « Horizon 2021 » a toujours une solution… qui s’avère parfois plutôt étonnante…
En outre, les enseignements de spécialité ne permettront pas autant de souplesse dans la réorientation d’un élève qui aurait commis une erreur.
Quant aux heures d’orientation promises, il n’était pas possible de les organiser pour les secondes de cette année, avant de connaître les contenus des enseignements de spécialité : 54 heures entre février et juin ???
Enfin, une fois encore cette réforme doit s’appliquer en urgence, sans se soucier des éventuelles conséquences sur les élèves comme sur les enseignants…
→ La concurrence :
« L'inégalité d'instruction est une des principales sources de la tyrannie. » (Nicolas de Condorcet).
La concurrence entre établissements et à l’intérieur d’un établissement va s’intensifier. Il est évident que le choix des enseignements de spécialité d’un établissement à l’autre va établir une concurrence, mais la concurrence au sein de l’établissement va s’accroître également : quels enseignements de spécialité privilégier, comment et dans quelles matières organiser l’accompagnement personnalisé, peut-on faire des groupes en langue, en enseignement moral et civique, … ? Sachant que les heures allouées aux lycées sont en constante diminution (44 h supprimées en deux ans dans notre lycée sans réelle diminution des effectifs) et la part d’heures d’autonomie largement insuffisante
De plus, l’introduction d’une telle part de contrôle continu risque de faire que le diplôme ne sera plus national. Certes, il paraît normal de valider le travail des élèves en cours d’année, mais organiser certaines épreuves en épreuves communes dans chaque lycée, c’est renforcer les disparités dans les acquis sur le territoire.
→ des élèves soumis à un stress constant sur deux ans : loin de soulager les élèves du stress des examens, cette réforme risque d’en générer encore plus et pendant plus longtemps : toutes les notes de première et terminale entreront en compte dans le contrôle continu et des épreuves communes seront régulièrement organisées.
Certes cette réforme, comme la plupart, ne comprend pas que des points négatifs, mais à l’heure actuelle elle ne semble pas de nature à pouvoir réduire les inégalités entre élèves, ni à les aider quant à leurs choix et leur projet d’avenir. Elle est également loin de faire l’unanimité et appliquée dans une urgence inexplicable… C'est pourquoi, Monsieur le Ministre, nous vous demandons de suspendre cette réforme pour la repenser. Ce que nous souhaitons, c’est que tous nos enfants deviennent un jour des adultes responsables et épanouis et des citoyens éclairés, car nous ne devons jamais oublier que « L'instruction est à la démocratie ce que la flamme est à la lampe, c'est la clarté. » (Emile de Girardin).
Evelyne Cadéot
Je suis parent élu depuis 2012, membre du conseil d’administration du collège de mes enfants de 2015 à 2018, puis du lycée Albert Camus, à Fréjus, depuis 2017. J’ai deux fils nés en 2002 et 2003 qui sont scolarisés respectivement avec un PAP et un PPS pour troubles des apprentissages. Le cadet subit déjà sa troisième réforme en quatre ans. Je suis donc avant tout une maman inquiète pour l’avenir de mes enfants et de tous ceux qui vont suivre...

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Pétition lancée le 2 avril 2019
