Pétition fermée

SAUVEZ UN ELEVAGE DE PLEIN AIR : POUR LE MAINTIEN DU PASTORALISME A LA GORDOLASQUE

Cette pétition avait 3 234 signataires


Par une décision injuste d’une mairie moins de deux semaines avant la montée en estive, Louis est privé de bâtiments et de terrains indispensables à la survie de son exploitation.

(Mise à jour du 17/08/2017 : La situation en vidéo)

Eleveur bovin depuis 1990, Louis se consacre entièrement à ses animaux. Il veille à leur donner une vie la plus proche de l’état naturel et leur offre la liberté en extérieur presque toute l’année, les animaux n’étant rentrés que quand les conditions sont défavorables.

En hiver, le climat clément permet aux animaux de rester la plupart du temps dehors mais le travail est compliqué par des parcelles de petites tailles, obligeant le déplacement régulier du troupeau. Pour l’été, dès le premier juin, il met ses animaux en montagne dans de vastes pâturages pour une nourriture abondante et la fraîcheur des hauteurs.

Pour cela, il loue une vacherie d’alpage à la Gordolasque - commune de Belvédère. Les terrains communaux sont inclus dans des terrains privés qu’il loue également.

Le contrat de location avec la commune s’est achevé le 31 décembre 2015.

L’appel à candidature est publié avec remise des offres pour le 10 mai. Les critères d’attribution ne figurant pas, le maire interrogé précise que le seul critère sera le prix.

Le 17 mai, à quelques jours de la montée du troupeau, il apprend que la mairie a décidé d’attribuer la vacherie à un autre éleveur qui avait fait une offre de loyer annuel inférieure.

Louis s’étonne d’autant plus que cet éleveur a déjà une autre vacherie pour ses animaux. Ainsi, serait-il possible qu’un éleveur agrandisse son exploitation au détriment d’un autre ?

Louis ne comprend pas non plus que le critère de prix annoncé par le maire n’ait pas été respecté. Il demande des explications et la révision de la décision par courrier à la mairie.

La sous-préfecture a refusé de valider la délibération de la mairie car elle a noté des erreurs relatives à la procédure.

En attendant, Louis a besoin de nourrir ses bovins. Il bénéficie du soutien des propriétaires de la Gordolasque qui lui ont permis de faire pâturer ses animaux sur leurs terrains privés. Depuis, la mairie de Belvédère met une pression sur ces mêmes propriétaires pour les inciter à rompre cet accord.

Un éleveur solidaire installe du matériel de contention pour les soins aux animaux sur un terrain privé, après accord du propriétaire. Le maire évoque un problème de limite de propriété (sans bornage), menace de faire enlever le matériel et de fermer l’accès.

La mairie fait preuve d’un acharnement inouï qui choque tout le monde et en particulier les propriétaires privés qui n’ont jamais eu à se plaindre de Louis. Ils témoignent de leur soutien et partagent ce qu’ils savent. La rumeur dit que la mairie aurait choisi un agriculteur proche de la retraite pour déclasser par la suite le bâtiment agricole et l’utiliser à des fins touristiques.

La mairie n’a pas répondu ni au courrier de Louis ni aux demandes de médiations.

Aujourd’hui, la vacherie est fermée, les animaux et Louis sont dehors dans des conditions difficiles.

Louis ne demande pas grand-chose, simplement le droit de travailler et faire vivre son troupeau, en respectant une tradition qui malheureusement se perd.

Loin des fermes usines, le choix de Louis de laisser ses animaux pâturer à leur guise représente un travail énorme qu’il fait pour le bienêtre de ses animaux.

En faisant pâturer ses bovins, il est aussi un jardinier des montagnes. Le pastoralisme maintien les milieux ouverts… ce qui permet aux familles de s’y promener.

Une étude prouve que les sols boisés se sont accrus sur le département depuis 1990 principalement par colonisation naturelle des terres sans usage agricole. Une prairie de montagne est riche de 30 à 40 espèces végétales. Une forêt n’a que 20 à 25 espèces végétales. La diversité animale (insectes, micro-organismes…) est directement liée à la diversité végétale.

Dans le même temps, le nombre d’exploitations agricoles ne cesse de baisser depuis des années dans le département des Alpes Maritimes : selon le recensement de 2010, 3 400 d'entre elles ont disparu en dix ans.

Diminution des exploitations agricoles = diminution de la biodiversité

Défendre Louis c’est :

  • sauver un élevage respectueux de ses animaux,
  • soutenir l’agriculture de montagne et le pastoralisme,
  • vouloir maintenir une vacherie d’alpage traditionnelle,
  • préserver ces territoires et leur biodiversité,
  • dénoncer une injustice qui met en péril une exploitation agricole et une famille.

 

Ainsi nous demandons que la mairie de Belvédère revienne sur sa décision et permette à Louis la poursuite de son activité à la vacherie de la Gordolasque.

 

 

NB : Il est à noter que cette commune s’était déjà rendue coupable en 2014 d’une décision toute aussi injuste envers une éleveuse de chevaux. Louis avait alors apporté son soutien à cette éleveuse. Ce n’est qu’après la grève de la faim de l’éleveuse que la mairie était revenue sur sa décision. http://www.pyrenees-pireneus.com/Pastoralisme/Gestion-Estives-Alpages-Milieux/Gestion-Territoires/Alpes-Maritimes/Alpes-Maritimes-Cathy-Bisottobois-Belvedere-Estives-Prairies-Fauche.php



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