

comment sortir du harcèlement moral au travail?
ce n'est pas simple car la première étape, parfois la plus compliquée, est de comprendre ce qui nous arrive.
Non, ce n'est pas nous qui sommes en cause mais la personne extérieure qui essaye de nous déstabiliser, fragiliser, détruire psychologiquement.
Prendre conscience de cela n'est pas simple: comment imaginé (quand on est normalement constitué) qu'une personne siphonne notre énergie dans un but malveillant de destruction psychologique?
Comment imaginer qu'une personne malsaine prend plaisir à nous détruire?
Comment imaginer qu'au bout du harcèlement moral, c'est la mort psychologique, voir la mort physique de la personne harcelée?
Comment imaginer que sortir de cet enfer c'est être passé à côté de la mort?
Comment imaginer que ce qui se joue dans le harcèlement moral, c'est notre existence de personne psychique, saine et humaine qui est complètement remis en question?
Si les proches peuvent ne serait-ce qu'imaginer que c'est notre intégrité physique et psychologique qui est en jeu (ce n'est pas un "jeu" pour la personne harcelée!), ce serait déjà un gros progrès!
Les personnes qui ont vécu ce traumatisme savent trop bien, et parfois au péril de leur vie, ce que je veux dire...
Je n'oublierai JAMAIS, IL EST IMPOSSSIBLE D'OUBLIER! Elles n'oublieront jamais...et au vivra TOUTE NOTRE VIE avec ce traumatisme.
C'est lourd à porter, mais pour s'en sortir, il est impossible de ne pas se souvenir...et se remémorer aussi la FORCE ET L'ÉNERGIE que l'on a déployé pour sortir de ce trou noir et exprimer SON ENVIE DE CONTINUER À VIVRE!
La vie est belle, j'en profite encore plus tous les jours maintenant! Après être passé à côté du vide!
Il ne faut pas l'oublier, on ne doit pas l'oublier pour pouvoir renaître et VIVRE À 200%: c'est ce que je fais aujourd'hui.
Vivre, vivre pleinement, c'est la plus belle réponse que l'on peut faire au harceleur: "j'ai plié, j'ai subi, je me suis battu...mais je n'ai pas rompu! Tu n'auras pas eu le dernier mot! Par mon plaisir de vivre, j'ai été plus fort que ta perversion malsaine qui voulait me détruire..."