Mobilité coupée, précarité renforcée à la Solidarité !

Le problème

Nous voulons travailler, se soigner, sortir. Pour le retour d’un bus de soirée à La Solidarité !

A Marseille, depuis le 1er juin 2024, il n’y a plus de bus à La Solidarité après 21h. La ligne 526, qui faisait autrefois le trajet du centre-ville jusqu’à La Solidarité avec un dernier départ aux alentours de minuit, a été supprimé. La mise en place de la ligne B2 ne compense pas sa disparition, puisque son départ est plus excentré (métro Gèze) et qu’elle ne dessert pas l’arrêt La Solidarité.

*Une disparition qui nous fragilise, nous habitant·es de La Solidarité.*

Cette suppression s’est faite sans nous en informer et contribue à l’isolement des quartiers de Notre Dame Limite, et plus particulièrement pour nous, habitant·es de La Solidarité. Il est nécessaire de grimper une pente de 500m avec un dénivelé moyen de 14% pour accéder à La Solidarité sans transport. C’est un effort considérable pour les personnes en bonne santé, et inconcevable pour les poussettes, les personnes âgées et les personnes en fauteuil roulant.

Les travailleur·ses du soir (des hôpitaux, de la sécurité, des transports, de la restauration etc.), nécessaires pour la vie de Marseille, n’ont plus les moyens de rentrer facilement de leur lieu de travail. Les étudiant·es, familles, personnes âgées ou adultes qui souhaitent profiter de la fin de journée, des plages, du centre-ville doivent faire le choix entre rentrer tôt, ou se confronter à un trajet long et fatiguant. Après 21H, il faut prendre le métro (ou des bus de substitution) jusqu’à Gèze, monter dans le B2, descendre à Kallisté et entreprendre une montée épuisante de 15 minutes.

Dans un quartier qui manque cruellement d’emplois et d’activités, où le revenu médian est faible, où il existe une grande proportion de familles monoparentales et de ménages en situation de précarité, la suppression de la ligne 526 fragilise la situation d’un quartier de près de 3 000 habitant·es.

Déjà exclus des centre villes du fait de la ZFE qui n’autorise son accès aux seuls véhicules récents, notre population se voit une nouvelle fois exclue du réseau de transport métropolitain, comme si on voulait les cantonner dans les ghettos du Nord de la ville.  Pire, cette situation dramatique incite les jeunes à envisager le « tout voiture » quand la métropole clame haut et fort son désir de réduire l’empreinte carbone liée aux mobilités de ses habitants.

Plus grave encore, la disparition d’une telle ligne nous expose à l’insécurité. Sur le retour à pied, les mauvaises rencontres augmentent et des témoignages de femmes, rentrant seule de leur travail, font part de menaces et de tentatives d’agressions (« monte dans la voiture » ; « donne-moi ton téléphone »). Perdre le bus, c’est aussi perdre une façon d’être en sécurité.

De la même manière, si nous n’avons pas de voiture, nous n’avons pas les moyens de se rendre aux urgences après 21H, ni d’en revenir. Comment rentrer lorsque l'hôpital nous laisse sortir tard le soir et que nos proches ne sont pas disponibles ?

La RTM dit avoir pris connaissance du problème, mais nous ne pouvons pas attendre 2026, ou plus loin encore. C’est tous les jours que nous nous rendons au travail, tous les jours que nous rentrons du centre-ville, tous les jours que nous risquons une mauvaise rencontre.

🟢 Nous voulons que la ligne 97 soit prolongée jusqu’à minuit pour palier au plus vite à la disparition du 526 et pour offrir un lien direct entre le centre-ville et les quartiers de Notre Dame Limite, dont la Solidarité. C’est indispensable pour que nous puissions travailler et profiter des loisirs de la ville, comme le reste de Marseille peut le faire.

🟢 Nous voulons que le nouveau Plan de Mobilité prenne en compte la mauvaise desserte de Notre Dame Limite et qu’il propose de nouveaux arrêts sur les hauteurs de La Solidarité comme dans le quartier des Baumillons. De nombreuses personnes vivent trop loin d’un arrêt de bus et ce nombre va augmenter. Il n’est pas normal que de nouveaux projets immobiliers (friche de l’hôpital Nord) se fassent sans que ne suivent l’offre en transports en commun.

Tous les quartiers de Marseille ont le droit à des transports en commun justes et efficaces. En signant la pétition, vous portez nos revendications auprès de la Métropole et de la RTM.

Victoire
Cette pétition a abouti avec 451 signatures !

Le problème

Nous voulons travailler, se soigner, sortir. Pour le retour d’un bus de soirée à La Solidarité !

A Marseille, depuis le 1er juin 2024, il n’y a plus de bus à La Solidarité après 21h. La ligne 526, qui faisait autrefois le trajet du centre-ville jusqu’à La Solidarité avec un dernier départ aux alentours de minuit, a été supprimé. La mise en place de la ligne B2 ne compense pas sa disparition, puisque son départ est plus excentré (métro Gèze) et qu’elle ne dessert pas l’arrêt La Solidarité.

*Une disparition qui nous fragilise, nous habitant·es de La Solidarité.*

Cette suppression s’est faite sans nous en informer et contribue à l’isolement des quartiers de Notre Dame Limite, et plus particulièrement pour nous, habitant·es de La Solidarité. Il est nécessaire de grimper une pente de 500m avec un dénivelé moyen de 14% pour accéder à La Solidarité sans transport. C’est un effort considérable pour les personnes en bonne santé, et inconcevable pour les poussettes, les personnes âgées et les personnes en fauteuil roulant.

Les travailleur·ses du soir (des hôpitaux, de la sécurité, des transports, de la restauration etc.), nécessaires pour la vie de Marseille, n’ont plus les moyens de rentrer facilement de leur lieu de travail. Les étudiant·es, familles, personnes âgées ou adultes qui souhaitent profiter de la fin de journée, des plages, du centre-ville doivent faire le choix entre rentrer tôt, ou se confronter à un trajet long et fatiguant. Après 21H, il faut prendre le métro (ou des bus de substitution) jusqu’à Gèze, monter dans le B2, descendre à Kallisté et entreprendre une montée épuisante de 15 minutes.

Dans un quartier qui manque cruellement d’emplois et d’activités, où le revenu médian est faible, où il existe une grande proportion de familles monoparentales et de ménages en situation de précarité, la suppression de la ligne 526 fragilise la situation d’un quartier de près de 3 000 habitant·es.

Déjà exclus des centre villes du fait de la ZFE qui n’autorise son accès aux seuls véhicules récents, notre population se voit une nouvelle fois exclue du réseau de transport métropolitain, comme si on voulait les cantonner dans les ghettos du Nord de la ville.  Pire, cette situation dramatique incite les jeunes à envisager le « tout voiture » quand la métropole clame haut et fort son désir de réduire l’empreinte carbone liée aux mobilités de ses habitants.

Plus grave encore, la disparition d’une telle ligne nous expose à l’insécurité. Sur le retour à pied, les mauvaises rencontres augmentent et des témoignages de femmes, rentrant seule de leur travail, font part de menaces et de tentatives d’agressions (« monte dans la voiture » ; « donne-moi ton téléphone »). Perdre le bus, c’est aussi perdre une façon d’être en sécurité.

De la même manière, si nous n’avons pas de voiture, nous n’avons pas les moyens de se rendre aux urgences après 21H, ni d’en revenir. Comment rentrer lorsque l'hôpital nous laisse sortir tard le soir et que nos proches ne sont pas disponibles ?

La RTM dit avoir pris connaissance du problème, mais nous ne pouvons pas attendre 2026, ou plus loin encore. C’est tous les jours que nous nous rendons au travail, tous les jours que nous rentrons du centre-ville, tous les jours que nous risquons une mauvaise rencontre.

🟢 Nous voulons que la ligne 97 soit prolongée jusqu’à minuit pour palier au plus vite à la disparition du 526 et pour offrir un lien direct entre le centre-ville et les quartiers de Notre Dame Limite, dont la Solidarité. C’est indispensable pour que nous puissions travailler et profiter des loisirs de la ville, comme le reste de Marseille peut le faire.

🟢 Nous voulons que le nouveau Plan de Mobilité prenne en compte la mauvaise desserte de Notre Dame Limite et qu’il propose de nouveaux arrêts sur les hauteurs de La Solidarité comme dans le quartier des Baumillons. De nombreuses personnes vivent trop loin d’un arrêt de bus et ce nombre va augmenter. Il n’est pas normal que de nouveaux projets immobiliers (friche de l’hôpital Nord) se fassent sans que ne suivent l’offre en transports en commun.

Tous les quartiers de Marseille ont le droit à des transports en commun justes et efficaces. En signant la pétition, vous portez nos revendications auprès de la Métropole et de la RTM.

Les décisionnaires

Presidente de la Metropole Aix-Marseille-Provence
Presidente de la Metropole Aix-Marseille-Provence
présidente de la RTM
présidente de la RTM
Mises à jour sur la pétition