Mobilité durable et conviviale - Rosemont/Dandurand ET Papineau/De Lorimier

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Le problème

La présente vise à porter à votre attention les nombreuses problématiques causées par la gestion actuelle des chantiers dans le quadrilatère formé par les rues Rosemont, Dandurand, Papineau et De Lorimier.

À l'heure actuelle, nous observons simultanément au moins sept chantiers actifs dans ce secteur. Cette concentration exceptionnelle de travaux génère des impacts directs et significatifs sur la mobilité des citoyens, l'environnement, la qualité de vie et le bien-être psychologique des résidents établis dans ce quartier depuis plusieurs années.

1. RÉDUCTION EXCESSIVE DES ESPACES DE STATIONNEMENT

La multiplication des chantiers a entraîné le retrait d'un nombre considérable de places de stationnement sur rue :

  • Environ 47 places retirées sur l'avenue Papineau;
  • Environ 26 places retirées sur la rue Dandurand entre Papineau et Cartier;
  • Au minimum 4 places retirées sur la rue Cartier à l'angle de Dandurand;
  • Au minimum 2 places retirées sur la rue Des Carrières à l'angle de Cartier;
  • Au minimum 4 places retirées sur la rue Chabot à l'angle de Dandurand.
     

Cela représente un total minimal de 83 places de stationnement supprimées, sans même tenir compte de l'espace occupé par certaines installations temporaires ou permanentes. Nous constatons également que plusieurs équipes de construction utilisent les espaces de stationnement réservés aux résidents pour immobiliser leurs véhicules professionnels (camions lourds, pick-up, VUS). Cette occupation, souvent observée durant les périodes d’interdiction, réduit encore davantage le nombre de places disponibles pour les citoyens et accentue les difficultés déjà causées par la présence simultanée de nombreux chantiers.

Cette pratique aggrave les nuisances existantes puisqu’elle force les résidents à tourner longuement dans le secteur pour trouver un espace libre, augmentant la congestion, le bruit, la pollution et le stress quotidien. Elle contribue aussi à un sentiment d’injustice, puisque des espaces destinés à la population locale sont accaparés par des véhicules liés aux travaux eux-mêmes.

À cet égard, nous nous questionnons notamment sur l'emplacement actuel de la station BIXI du secteur, laquelle pourrait vraisemblablement être déplacée vers le lot cadastral numéro 3 795 777, propriété de la Ville de Montréal, permettant ainsi de récupérer non seulement plusieurs espaces utiles aux résidents, mais également limité les risques d’accidents qui sont nettement plus grand suivant la présence d’une roulotte de chantier se trouvant à l’opposé de la station. 

Parallèlement, considérant la largeur exceptionnelle de la rue Cartier entre des Carrières et Rosemont, il serait pertinent d’autoriser le stationnement en angle, d’un seul côté ou des deux, afin d’optimiser l’utilisation de l’espace public. Une telle mesure permettrait de créer un nombre significatif de nouvelles places destinées aux résidents, réduisant la pression actuelle sur le stationnement, les nuisances et la pollution générées par la recherche prolongée d’un emplacement.

Cette solution, simple à mettre en œuvre et déjà utilisée dans d’autres secteurs de Montréal, contribuerait directement à améliorer la qualité de vie, à diminuer la circulation inutile et à rétablir un équilibre entre les besoins des citoyens et les exigences des chantiers en cours.

Dans un quartier à forte densité résidentielle, le retrait simultané d'un tel nombre de places sans mesure compensatoire adéquate démontre un manque de planification et de coordination par l’arrondissement entre les différents projets en cours.

 

2. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX CAUSÉS PAR LA RARETÉ DU STATIONNEMENT

La difficulté à trouver un espace de stationnement entre 16 h 00 et 7 h le lendemain matin est devenue pratiquement insurmontable.

Chaque soir, de nombreux automobilistes sont contraints de circuler pendant de longues périodes dans les rues du quartier à la recherche d'un emplacement disponible, souvent à plus d'un (1) kilomètre de leur résidence. Pour plusieurs citoyens, l'utilisation d'un véhicule n'est pas un choix de confort, mais une nécessité liée :

  1. à des contraintes de santé;
  2. à des obligations professionnelles;
  3. à des besoins familiaux;
  4. ou à des impératifs organisationnels quotidiens.
     

Cette situation engendre inévitablement une augmentation des déplacements inutiles et de la consommation de carburant. Ainsi, la gestion actuelle des chantiers contribue paradoxalement à une hausse des émissions de gaz à effet de serre alors même que la Ville affirme vouloir atteindre des objectifs ambitieux en matière de développement durable et de réduction de son empreinte environnementale. 

3. DÉGRADATION DE LA QUALITÉ DE VIE DES RÉSIDENTS ET DU SENTIMENT D'APPARTENANCE

Au-delà des enjeux de stationnement, la présence simultanée de nombreux chantiers entraîne des conséquences majeures sur la qualité de vie des résidents.

Plusieurs citoyens constatent notamment :

  1. La circulation fréquente de camions lourds à vitesse excessive sur la rue Chabot, seule rue descendante du secteur;
  2. Le bruit constant causé par les véhicules de chantier et les nombreux coups de klaxon des camions;
  3. La multiplication de travaux privés et publics qui se déroulent parfois à des heures déraisonnables;
  4. Une attitude parfois peu respectueuse de certains travailleurs envers les résidents lorsqu'ils sont interpellés sur les nuisances occasionnées.
     

Plusieurs résidents rapportent que les nuisances sonores atteignent un niveau intenable. Les passages répétés de camions lourds, les bruits de recul incessants et les cris provenant des équipes de construction créent un environnement sonore continu, souvent dès les premières heures du matin et parfois en dehors des périodes autorisées. Ces perturbations empêchent certains citoyens de dormir, affectent leur santé, leur concentration et leur bien-être général.

Ces nuisances, combinées à la densité exceptionnelle des chantiers dans le secteur, dépassent largement ce qui peut être considéré comme raisonnable dans un milieu résidentiel. Elles contribuent à une détérioration marquée de la qualité de vie et renforcent la nécessité d’une intervention municipale structurée et rapide.

L'accumulation de ces irritants contribue à une augmentation du niveau de stress, de la frustration et du sentiment d'impuissance chez les citoyens. De nombreux résidents ont déjà soulevé avoir envisager de quitter Montréal ou ce quartier en particulier, estimant que la gestion des travaux publics et privés ne tient pas suffisamment compte des impacts humains et émotionnels vécus quotidiennement par la population locale.

 

SOLUTIONS PROPOSÉES

Afin d'améliorer la situation, nous demandons à la Ville de Montréal et à l’Arrondissement de Rosemont La Petite Patrie d'étudier rapidement les mesures suivantes :

1. Mise en place d'un plan de coordination des chantiers

Limiter le nombre de chantiers simultanés dans un même secteur résidentiel et imposer une meilleure coordination entre les différents services municipaux, entreprises contractantes et promoteurs privés.

2. Création de mesures compensatoires de stationnement

Mettre à la disposition des résidents des espaces de stationnement temporaires durant les travaux, notamment sur des terrains municipaux disponibles, et réévaluer l'emplacement de certaines installations occupant l'espace public, dont la station BIXI actuellement en place. Ainsi que la relocalisation de la roulotte de chantier sur la rue Cartier sur le tronçon déjà réservé à ce chantier. 

3. Renforcement des mesures de contrôle et de protection des citoyens

Augmenter la surveillance de la vitesse des véhicules lourds, faire respecter rigoureusement les horaires de travaux, limiter les nuisances sonores et mettre en place un processus simple permettant aux citoyens de signaler rapidement les problématiques observées. Ainsi qu’en ajoutant des mesures d’apaisement de la circulation temporairement tel que des dos d’ânes temporaire, comme le fait déjà l’arrondissement de Montréal-Nord.

4. Revitalisation des stationnements de rue du secteur

Afin de rectifier la perte importante d’espaces de stationnement et d’améliorer la qualité de vie des résidents, nous recommandons que l’arrondissement entreprenne une revitalisation complète des zones de stationnement du secteur. Cette démarche pourrait inclure le réaménagement en angle sur les rues suffisamment larges, notamment la rue Cartier entre des Carrières et Rosemont, permettant la création immédiate de nouvelles places sans nuire à la circulation. Ainsi qu’un encadrement strict du stationnement des véhicules de chantier afin d’éviter l’occupation abusive des espaces destinés aux citoyens, particulièrement en période d’interdiction.

 

  • Considérant que le secteur est présentement soumis à une concentration exceptionnelle de chantiers publics et privés, entraînant des impacts significatifs sur la mobilité, la tranquillité et l’usage normal du domaine public;

 

  • Considérant que plus de quatre-vingts (80) espaces de stationnement ont été retirés sans mesures compensatoires adéquates, créant une rareté structurelle du stationnement résidentiel et une pression accrue sur les rues avoisinantes;

 

  • Considérant que des véhicules professionnels liés aux chantiers (camions lourds, véhicules utilitaires, VUS) occupent régulièrement des espaces de stationnement destinés aux résidents, y compris durant les périodes d’interdiction, aggravant la pénurie et compromettant l’accès équitable au domaine public;

 

  • Considérant que la largeur exceptionnelle de la rue Cartier, entre les rues des Carrières et Rosemont, permettrait l’aménagement de stationnement en angle, mesure susceptible d’augmenter substantiellement le nombre d’espaces disponibles pour les résidents sans nuire à la circulation;

 

  • Considérant que les nuisances sonores générées par les chantiers, incluant les passages répétés de camions lourds, les signaux de recul et les cris des travailleurs, excèdent les seuils raisonnables pour un milieu résidentiel et sont rapportées, à plusieurs reprises, en dehors des heures autorisées;

 

  • Considérant que ces nuisances ont des effets directs sur la santé, le sommeil, la tranquillité et la qualité de vie des résidents, et qu’elles contribuent à une augmentation du stress, de la pollution sonore et de la pollution atmosphérique liée à la circulation accrue des véhicules en recherche de stationnement;

 

  • Considérant que l’ensemble de ces impacts démontre un déficit de coordination entre les différents chantiers et une absence de mesures d’atténuation suffisantes pour protéger les droits et intérêts des citoyens du secteur;

Nous, résidents du secteur Rosemont–Dandurand–Papineau–De Lorimier, demandons formellement à l’Arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie que : 

  1. La tenue d’une consultation publique portant sur la gestion des chantiers, la planification des travaux et la revitalisation du stationnement dans le secteur, afin de permettre aux citoyens de présenter leurs observations, leurs preuves et leurs recommandations.
  2. L’adoption d’un plan de revitalisation urgent du stationnement, incluant notamment :
    1. l’aménagement de stationnement en angle sur la rue Cartier;
    2. la relocalisation des installations occupant l’espace public (station BIXI, roulottes de chantier);
    3. la création de mesures compensatoires sur des terrains municipaux disponibles;
    4. l’encadrement strict du stationnement des véhicules liés aux chantiers.Le renforcement des mesures de contrôle, incluant la surveillance des nuisances sonores, le respect des horaires de travaux, la limitation des passages de véhicules lourds et la mise en place de mécanismes simples de signalement pour les citoyens.

Les décisionnaires

François Limoge
François Limoge
Maire d'arrondissement - Rosemont-La Petite-Patrie

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