Être artiste, tout un contrat!

Être artiste, tout un contrat!

0 a signé. Prochain objectif : 5 000 !
Quand elle atteindra 5 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !

A • R • T a lancé cette pétition adressée à Mme Nathalie Roy ministre de la Culture et des Communications du Québec et à

1er janvier 2020

OBJET : Un mémoire parlementaire adressé à

M. François Legault, Premier ministre du Québec et à Mme Nathalie Roy, Ministre de la Culture et des Communications, dans le cadre de la révision des lois entourant le statut de l’artiste :

  • Loi sur le statut professionnel des artistes de la scène, du disque et du cinéma (L.R.Q., chapitre S-32.1)
  • Loi sur le statut professionnel des artistes en arts visuels, des métiers d’arts et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs (L.R.Q., chapitre S-32.01)

Présenté par le mouvement Artistes Reconnu·es par une Rémunération Équitable au Travail ( A • R • T )  soutenu par le Conseil de la culture de l’Estrie (CCE) et le Mouvement des chômeurs et chômeuses de l’Estrie (MCCE).  

Un geste solidaire à portée d’un clic pour « se rassembler » autrement, manifester son appui aux artistes québécois·es qui ne peuvent pas se permettre de rater le virage cette fois ! Parce qu’il s’agit peut-être d’un moment historique, où il est temps de rebrasser les cartes du jeu pour offrir enfin aux artistes un véritable statut juridique qui ne rime pas avec précarité ?

En considérant que l'Art est un des piliers « essentiel » au développement d’une société, j’appuie cette initiative pour une meilleure reconnaissance des artistes au sein des régimes de protection sociale du Québec !

Le mouvement A • R • T initie à l’été 2020 une mobilisation concertée et interdisciplinaire rassemblant des centaines d’artistes issu·es de tous les milieux artistiques (musique, arts visuels, théâtre, danse, arts du cirque, cinéma, arts de la parole et littérature) ainsi que les travailleur·ses non-artistiques gravitant autour de l’écosystème culturel. Nous voulons offrir des recommandations pour alimenter l’importante réflexion du gouvernement du Québec entourant la modernisation des deux lois sur le statut juridique de l’artiste afin de permettre la juste reconnaissance de la valeur économique et sociale des métiers des arts et de la culture dans la société, comme vecteur essentiel à la cohésion sociale et contribuant à stimuler l’innovation et le déploiement de l’identité québécoise.

Si les activités culturelles ont dû être arrêtées pendant la pandémie de 2020, cette période de ralentissement aura permis de révéler une autre crise, soit l’angle mort de notre filet social, nécessitant un « arrêt sur l’Art » qui a mis en relief la précarité systémique de ce secteur d’emploi, plus encore marginalisé en région.

Les co-signataires du présent mémoire invitent le gouvernement à reconnaître l’important rattrapage législatif qu’il y a à faire pour réviser les deux lois (L.R.Q. c. S-32.01 et L.R.Q. c. S-32.1) afin d’améliorer les conditions socioéconomiques des artistes québécois·ses qui portent à bout de bras une industrie culturelle déjà fragilisée depuis plusieurs décennies par :

  • l’arrivée d’internet et les géants du web qui ont transformé la relation entre l’artiste et son public ;
  • le manque de précisions juridiques pour baliser les relations de travail entre les donneurs d’ouvrage et les artistes québécois·ses ;
  • des iniquités juridiques entre des disciplines artistiques ;
  • l’absence de protection sociale pour les travailleur·euses culturel·les (impossibilité d’accéder à l’Assurance-Emploi) ;
  • une méritocratie culturelle qui repose sur une économie de projets risqués qui carburent à la nouveauté et qui demandent aux artistes d’être imprévisibles et de viser l’excellence, et ce, sans garantie de revenu.

Par la publication de ce mémoire, nous voulons sonner l’alerte médiatique et politique pour sensibiliser les décideurs publics à l’urgence d’offrir des réponses législatives appropriées pour garantir une protection sociale complète et adaptée aux particularités du travail artistique, ainsi qu’un véritable cadre juridique pour baliser les relations de travail entre les donneurs d’ouvrage et les artistes québécois·ses.

C’est pourquoi nous voulons souligner l’initiative du gouvernement du Québec dans sa décision de procéder à la révision des lois afin de soutenir non seulement les institutions et entreprises culturelles, mais particulièrement les travailleur·euses culturel·les indépendant·es qui vivent dans une précarité socio-économique involontaire et intrinsèque à leur sphère d’activité et à leur statut d’emploi depuis trop longtemps. 

Même si être un artiste, c’est tout un contrat… nous croyons que l’art c’est payant pour tout le monde et que ça ne devrait pas rimer avec précarité !

Lire le mémoire.

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