Relaxe pour les quatre condamnés de "l'affaire Bagelstein"


Relaxe pour les quatre condamnés de "l'affaire Bagelstein"
Le problème
Le 26 mai 2016, trois jeunes étudiants s’arrêtent à la terrasse d’une sandwicherie Bagelstein du centre de Rennes, afin de constater par eux-mêmes la teneur de la communication douteuse affichée par la chaîne, visible dans l’établissement local. Depuis plusieurs semaines des associations, suivies plus tard par la Ville de Paris puis par la Ville de Rennes, dénoncent dans ce marketing la propagation de clichés homophobes et sexistes, banalisés sous couvert d’humour.
Le ton monte entre les trois jeunes gens et l’employée. S’ensuit une brève échauffourée, sans gravité, après que l’un d’entre eux ait été empoigné au cou par le gérant, excédé par la mauvaise réputation faite à son établissement. La brigade anti-criminalité arrive presque aussitôt sur les lieux et arrête sans ménagement les trois jeunes. Dans l’empressement, un quatrième étudiant, sans lien avec les trois autres, présent du seul fait du hasard, est lui aussi arrêté, alors qu’il assiste à la scène en tant que simple témoin, comme d’autres rennais, médusés. À peine plus de 24 heures plus tard, les quatre jeunes sont jugés en comparution immédiate et condamnés pour « violence en réunion en marge d’une manifestation » à 1, 2 et 3 mois de prison ferme avec effet immédiat.
Au regard des faits, la lourdeur des peines est démesurée et incompréhensible, y compris aux yeux de la partie civile qui s’en est ensuite publiquement émue. Les quatre jeunes avaient des casiers judiciaires vierges et étaient inconnus des services de police. Jugés comme des « activistes », présentés comme des « militants antifascistes » par la presse, on ne leur connaît pourtant aucune affiliation à quelque groupe politique que ce soit. Condamnés pour « violence », le seul coup porté par l’un d’entre eux, sans gravité, l’aura été pour se protéger de l’empoignade du gérant. Les témoignages de leurs camarades, enseignants, collègues et employeurs décrivent des personnes pacifiques, très appréciées, investies dans leurs études et leur travail. Ces jeunes paient, à l’évidence, pour s’être trouvés là dans un contexte local tendu par trois mois de manifestations contre la Loi Travail, émaillées de violences et de dégradations. Or, rappelons-le avec force, leur présence sur les lieux, fruit d’une simple curiosité, n’a aucun rapport avec lesdites manifestations, dont l’une a bien eu lieu le jour même des faits, mais à un tout autre endroit, à un tout autre moment. S’il faut entendre l’exaspération bien légitime de certains commerçants rennais, on ne leur rendra pas justice en désignant des victimes expiatoires. Dans un tout autre contexte, aucun de ces jeunes n’aurait été inquiété.
L’emprisonnement est une épreuve, largement décuplée quand il est immérité. S’ajoute le préjudice d’un casier judiciaire faisant état de « violences en réunion », qui grève très lourdement l’avenir de ces jeunes, dont certains travaillent auprès d’enfants et se destinent, avec le soutien de leurs professeurs, à une carrière dans l’éducation et l’enseignement. C’est donc en raison de leur attachement à la justice et à la vérité que les quatre jeunes ont interjeté appel pour être pleinement rétablis dans leurs droits et que nous leur apportons tout notre soutien.
Aussi, nous, parents, ami-e-s, enseignant-e-s, chercheur-e-s, journalistes, artistes, militant-e-s féministes, membres d’associations de promotion de l’égalité des droits et de lutte contre les discriminations, syndicalistes, élu-e-s ou simples citoyen-ne-s, réuni-e-s au sein du comité de soutien des quatre jeunes incarcérés, dénonçons le caractère absolument injuste des peines qui les ont frappés, soutenons pleinement leur démarche et demandons l’annulation pure et simple de leur condamnation, ainsi qu’une réparation pour le préjudice subi.
Le problème
Le 26 mai 2016, trois jeunes étudiants s’arrêtent à la terrasse d’une sandwicherie Bagelstein du centre de Rennes, afin de constater par eux-mêmes la teneur de la communication douteuse affichée par la chaîne, visible dans l’établissement local. Depuis plusieurs semaines des associations, suivies plus tard par la Ville de Paris puis par la Ville de Rennes, dénoncent dans ce marketing la propagation de clichés homophobes et sexistes, banalisés sous couvert d’humour.
Le ton monte entre les trois jeunes gens et l’employée. S’ensuit une brève échauffourée, sans gravité, après que l’un d’entre eux ait été empoigné au cou par le gérant, excédé par la mauvaise réputation faite à son établissement. La brigade anti-criminalité arrive presque aussitôt sur les lieux et arrête sans ménagement les trois jeunes. Dans l’empressement, un quatrième étudiant, sans lien avec les trois autres, présent du seul fait du hasard, est lui aussi arrêté, alors qu’il assiste à la scène en tant que simple témoin, comme d’autres rennais, médusés. À peine plus de 24 heures plus tard, les quatre jeunes sont jugés en comparution immédiate et condamnés pour « violence en réunion en marge d’une manifestation » à 1, 2 et 3 mois de prison ferme avec effet immédiat.
Au regard des faits, la lourdeur des peines est démesurée et incompréhensible, y compris aux yeux de la partie civile qui s’en est ensuite publiquement émue. Les quatre jeunes avaient des casiers judiciaires vierges et étaient inconnus des services de police. Jugés comme des « activistes », présentés comme des « militants antifascistes » par la presse, on ne leur connaît pourtant aucune affiliation à quelque groupe politique que ce soit. Condamnés pour « violence », le seul coup porté par l’un d’entre eux, sans gravité, l’aura été pour se protéger de l’empoignade du gérant. Les témoignages de leurs camarades, enseignants, collègues et employeurs décrivent des personnes pacifiques, très appréciées, investies dans leurs études et leur travail. Ces jeunes paient, à l’évidence, pour s’être trouvés là dans un contexte local tendu par trois mois de manifestations contre la Loi Travail, émaillées de violences et de dégradations. Or, rappelons-le avec force, leur présence sur les lieux, fruit d’une simple curiosité, n’a aucun rapport avec lesdites manifestations, dont l’une a bien eu lieu le jour même des faits, mais à un tout autre endroit, à un tout autre moment. S’il faut entendre l’exaspération bien légitime de certains commerçants rennais, on ne leur rendra pas justice en désignant des victimes expiatoires. Dans un tout autre contexte, aucun de ces jeunes n’aurait été inquiété.
L’emprisonnement est une épreuve, largement décuplée quand il est immérité. S’ajoute le préjudice d’un casier judiciaire faisant état de « violences en réunion », qui grève très lourdement l’avenir de ces jeunes, dont certains travaillent auprès d’enfants et se destinent, avec le soutien de leurs professeurs, à une carrière dans l’éducation et l’enseignement. C’est donc en raison de leur attachement à la justice et à la vérité que les quatre jeunes ont interjeté appel pour être pleinement rétablis dans leurs droits et que nous leur apportons tout notre soutien.
Aussi, nous, parents, ami-e-s, enseignant-e-s, chercheur-e-s, journalistes, artistes, militant-e-s féministes, membres d’associations de promotion de l’égalité des droits et de lutte contre les discriminations, syndicalistes, élu-e-s ou simples citoyen-ne-s, réuni-e-s au sein du comité de soutien des quatre jeunes incarcérés, dénonçons le caractère absolument injuste des peines qui les ont frappés, soutenons pleinement leur démarche et demandons l’annulation pure et simple de leur condamnation, ainsi qu’une réparation pour le préjudice subi.
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Pétition lancée le 28 juillet 2016